PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
Les relevés bathymétriques montrent que les continents se prolongent sous l’océan
par le plateau continental, profond de 200 m au maximum, puis par le talus continental dont la pente est beaucoup moins forte et enfin par la plaine abyssale (voir
chapitre 4). Les cartes bathymétriques indiquent que les océans Pacifique, Atlantique
et Indien sont marqués au premier ordre par une zone surélevée, à environ 2 500 m
de profondeur, qu’on nomme dorsale et qui sépare la plaine abyssale en deux parties.
Les dorsales sont parfois caractérisées au deuxième ordre par une dépression ou
rift axial d’environ 10 km à 20 km de large et plus ou moins profond : très profond
( 1 km) pour l’océan Atlantique, et inexistant pour l’océan Pacifique (figure 9.8). Cette
dépression axiale est d’ailleurs directement observable en Islande. Cette île océanique
présente la particularité d’être formée par l’activité conjointe d’un point chaud et de la
dorsale médio-atlantique (figure 9.9). L’observation de la morphologie de la dorsale
présente d’ailleurs des similarités avec le rift continental rhénan : il s’agit d’un graben
ou d’une dépression axiale délimitée par des blocs basculés et des horsts latéraux.
Définitions
Une dorsale est une structure en relief ou un bombement du plancher océanique séparant la
plaine abyssale en deux parties, avec une dépression (ou rift axial) plus ou moins profond.
La bathymétrie désigne la profondeur de la colonne d’eau, ce qui permet de connaître par
conséquent le relief du plancher océanique. Les cartes bathymétriques permettent de visualiser
la bathymétrie avec une haute résolution spatiale allant de quelques dizaines de centimètres
(robot sous-marin Victor) à la centaine de mètres (sondeur multifaisceaux).
Pour comprendre la morphologie de la dorsale, il est nécessaire d’identifier les
déformations et la dynamique qui la caractérisent. Les dorsales sont le siège d’une
activité sismique marquée par des mécanismes aux foyers extensifs et décrochants
(voir chapitre 8). Les séismes sont de faible magnitude et sont associés à l’activité
de failles normales et transformantes, comme nous l’avons vu dans le chapitre 8.
Les mouvements au niveau des dorsales s’échelonnent de 4 mm-an-1 (dorsale
sud-ouest indienne), à 2-3 cm-an-1 (dorsale atlantique) et jusqu’à 17 cm-an-1
(dorsale est-pacifique, figure 9.8). On considère que la dorsale atlantique et la dorsale indienne relèvent de la catégorie des dorsales dites lentes par opposition à la
Figure 9.8
Bathymétrie
(en kilomètres) de
part et d’ autre des
dorsales atlantique
et pacifique et
mouvements
divergents associés.
300 km
exagération verticale 60:1
216
Les relevés bathymétriques montrent que les continents se prolongent sous l’océan
par le plateau continental, profond de 200 m au maximum, puis par le talus continental dont la pente est beaucoup moins forte et enfin par la plaine abyssale (voir
chapitre 4). Les cartes bathymétriques indiquent que les océans Pacifique, Atlantique
et Indien sont marqués au premier ordre par une zone surélevée, à environ 2 500 m
de profondeur, qu’on nomme dorsale et qui sépare la plaine abyssale en deux parties.
Les dorsales sont parfois caractérisées au deuxième ordre par une dépression ou
rift axial d’environ 10 km à 20 km de large et plus ou moins profond : très profond
( 1 km) pour l’océan Atlantique, et inexistant pour l’océan Pacifique (figure 9.8). Cette
dépression axiale est d’ailleurs directement observable en Islande. Cette île océanique
présente la particularité d’être formée par l’activité conjointe d’un point chaud et de la
dorsale médio-atlantique (figure 9.9). L’observation de la morphologie de la dorsale
présente d’ailleurs des similarités avec le rift continental rhénan : il s’agit d’un graben
ou d’une dépression axiale délimitée par des blocs basculés et des horsts latéraux.
Définitions
Une dorsale est une structure en relief ou un bombement du plancher océanique séparant la
plaine abyssale en deux parties, avec une dépression (ou rift axial) plus ou moins profond.
La bathymétrie désigne la profondeur de la colonne d’eau, ce qui permet de connaître par
conséquent le relief du plancher océanique. Les cartes bathymétriques permettent de visualiser
la bathymétrie avec une haute résolution spatiale allant de quelques dizaines de centimètres
(robot sous-marin Victor) à la centaine de mètres (sondeur multifaisceaux).
Pour comprendre la morphologie de la dorsale, il est nécessaire d’identifier les
déformations et la dynamique qui la caractérisent. Les dorsales sont le siège d’une
activité sismique marquée par des mécanismes aux foyers extensifs et décrochants
(voir chapitre 8). Les séismes sont de faible magnitude et sont associés à l’activité
de failles normales et transformantes, comme nous l’avons vu dans le chapitre 8.
Les mouvements au niveau des dorsales s’échelonnent de 4 mm-an-1 (dorsale
sud-ouest indienne), à 2-3 cm-an-1 (dorsale atlantique) et jusqu’à 17 cm-an-1
(dorsale est-pacifique, figure 9.8). On considère que la dorsale atlantique et la dorsale indienne relèvent de la catégorie des dorsales dites lentes par opposition à la
Figure 9.8
Bathymétrie
(en kilomètres) de
part et d’ autre des
dorsales atlantique
et pacifique et
mouvements
divergents associés.
300 km
exagération verticale 60:1
216
