PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
Figure 9.5
Le volcan
Kilimandjaro au
Kenya formé dans le
rift est-africain et sa
caldeira vue du ciel.
Figure 9.6
Graphique alcalins/
silice des roches
volcaniques
échantillonnées
dans le rift estafricain en Éthiopie
(en pourcentage
massique).
Les roches tholéïtiques d’Éthiopie sont en moyenne plus siliceuses et moins alcalines
que les autres roches échantillonnées (figure 9.6). Les expériences de pétrologie
ont montré que les tholéïtes résultent d’un important taux de fusion partielle,
de l’ordre de 10 % à 15 %. Ce taux de fusion partielle est plus important que celui
qui est à l’origine des roches alcalines.
Au cœur de la mer Rouge, des volcans récents sont associés à des roches basaltiques
de nature tholéïtique, avec des empilements en pillow lavas (ou basaltes en coussins,
figure 9.3). La zone axiale au sud montre l’apparition d’une croûte océanique épaisse
de 10 km et formée il y a environ 10 Ma jusqu’à aujourd’hui, soit environ 13 Ma
après le début de la phase extensive. La croûte océanique présente des anomalies
magnétiques globalement symétriques, datant de 1,5 Ma à 2 Ma (avant 2 Ma, ces
anomalies sont absentes). Elles permettent de calculer que l’expansion moyenne a
été de 1,6 cm par an pour les deux derniers millions d’années. Ce taux d’expansion
est plus de cent fois plus important que l’extension calculée pour la formation du
rift rhénan précédemment citée. En revanche, le taux d’expansion calculé pour la
mer Rouge est analogue à celui de la dorsale atlantique (voir section suivante).
Il est également nécessaire de noter que la formation du rift est-africain au niveau
de I Ethiopie (datée par les sédiments du graben) est contemporaine de la mise en
place de la province magmatique géante éthiopienne (voir chapitre 13) résultant de
I activité d un point chaud (voir chapitre 8). Ce point chaud résulte de la remontée
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