PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
et parmi eux Frederick Vine, ont produit des cartes d’aimantation régionales. La
figure 8.3 montre un exemple autour de l’Islande.
Figure 8.3
Anomalies
d’ aimantation du
fond marin autour
de la dorsale
Reykjanes (au sud
de l’Islande) par
Vine et Matthews
en 1966. Le noir
correspond à une
aimantation dans
le sens actuel
du champ, et en
transparence dans
le sens inverse.
Ce fut une observation décisive pour les défenseurs de l’hypothèse de l’expansion
des fonds marins. Les anomalies magnétiques mesurées à partir de magnétomètres,
immergés et traînés par un navire océanographique, se répartissent en bandes parallèles aux dorsales. En faisant l’hypothèse d’une expansion des fonds océaniques,
l’aimantation des fonds marins se déduit de l’enregistrement en continu de l’évolution du champ par des roches produites aux dorsales et s’éloignant petit à petit. La
magnétostratigraphie, qui permet d’associer une inversion du champ magnétique
à un âge précis, donne ainsi la date des limites entre les anomalies. Déterminer
l’âge des fonds marins, c’est donner les moyens de reconstruire la cinématique de
l’ouverture d’un océan. En obtenant la distance à la dorsale en fonction de l’âge des
roches, on dérive la vitesse d’expansion du bassin océanique (figure 8.4).
Figure 8.4
Vitesses des
plaques déduites
des anomalies
magnétiques pour
différents océans.
En reportant la
distance en fonction
de l’âge, on obtient
la vitesse grâce
à la pente.
1.2.3 Les failles transformantes
L autre observation majeure, allant dans le sens de l’hypothèse de l’expansion des
fonds marins, concerne les failles transformantes. De grandes zones de fractures
182
et parmi eux Frederick Vine, ont produit des cartes d’aimantation régionales. La
figure 8.3 montre un exemple autour de l’Islande.
Figure 8.3
Anomalies
d’ aimantation du
fond marin autour
de la dorsale
Reykjanes (au sud
de l’Islande) par
Vine et Matthews
en 1966. Le noir
correspond à une
aimantation dans
le sens actuel
du champ, et en
transparence dans
le sens inverse.
Ce fut une observation décisive pour les défenseurs de l’hypothèse de l’expansion
des fonds marins. Les anomalies magnétiques mesurées à partir de magnétomètres,
immergés et traînés par un navire océanographique, se répartissent en bandes parallèles aux dorsales. En faisant l’hypothèse d’une expansion des fonds océaniques,
l’aimantation des fonds marins se déduit de l’enregistrement en continu de l’évolution du champ par des roches produites aux dorsales et s’éloignant petit à petit. La
magnétostratigraphie, qui permet d’associer une inversion du champ magnétique
à un âge précis, donne ainsi la date des limites entre les anomalies. Déterminer
l’âge des fonds marins, c’est donner les moyens de reconstruire la cinématique de
l’ouverture d’un océan. En obtenant la distance à la dorsale en fonction de l’âge des
roches, on dérive la vitesse d’expansion du bassin océanique (figure 8.4).
Figure 8.4
Vitesses des
plaques déduites
des anomalies
magnétiques pour
différents océans.
En reportant la
distance en fonction
de l’âge, on obtient
la vitesse grâce
à la pente.
1.2.3 Les failles transformantes
L autre observation majeure, allant dans le sens de l’hypothèse de l’expansion des
fonds marins, concerne les failles transformantes. De grandes zones de fractures
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