PARTIES | Les grands ensembles géologiques
On dit souvent que le postulat de la dérive des continents a été rejeté par les scientifiques, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Dès les années 1920, certains scientifiques
ont apporté des pièces maîtresses en faveur de l’hypothèse d’un supercontinent.
Par exemple. Émile Argand. un géologue suisse ayant documenté finement la
géologie des Alpes et de T Himalaya, met en évidence des chevauchements importants de blocs continentaux. Pour lui, les montagnes montrent que les mouvements
latéraux dépassent tout ce qui a été proposé, et constituent une preuve de la dérive
des continents. Arthur Holmes, un géophysicien écossais, reprend les hypothèses
de Wegener, mais propose un autre moteur, plus réaliste, pour les mouvements
crustaux : la radioactivité des roches chaufferait l’intérieur de la Terre et mettrait
ainsi son intérieur en convection. Ainsi, les fosses matérialiseraient les courants
froids descendants, et des rifts au centre des océans témoigneraient des mouvements chauds ascendants. Un géologue français, Boris Choubert, construit une
géométrie précise de la Pangée en tenant compte du talus continental (figure 8.2),
et propose que les chaînes de montagnes anciennes sont les témoins de collisions
entre continents. Tous ces travaux furent respectés et utilisés par la suite.
Figure 8.2
Reconstruction
de la géométrie
de la Rangée par
Choubert en 1935.
Il avait choisi la
courbe de niveau
-1000 m comme
extension des
continents.
1«2 L’expansion des fonds océaniques
1.2.1 Les premières découvertes
Après la Seconde Guerre mondiale, la géophysique réalise un bond en avant, permettant de dévoiler une partie des secrets des océans. Les avancées se sont faites
sur plusieurs fronts :
• tout d’abord, les sismologues localisent les tremblements de terre dont la
magnitude peut être relativement faible. Par exemple en 1949, Beno Gutenberg et
180
On dit souvent que le postulat de la dérive des continents a été rejeté par les scientifiques, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Dès les années 1920, certains scientifiques
ont apporté des pièces maîtresses en faveur de l’hypothèse d’un supercontinent.
Par exemple. Émile Argand. un géologue suisse ayant documenté finement la
géologie des Alpes et de T Himalaya, met en évidence des chevauchements importants de blocs continentaux. Pour lui, les montagnes montrent que les mouvements
latéraux dépassent tout ce qui a été proposé, et constituent une preuve de la dérive
des continents. Arthur Holmes, un géophysicien écossais, reprend les hypothèses
de Wegener, mais propose un autre moteur, plus réaliste, pour les mouvements
crustaux : la radioactivité des roches chaufferait l’intérieur de la Terre et mettrait
ainsi son intérieur en convection. Ainsi, les fosses matérialiseraient les courants
froids descendants, et des rifts au centre des océans témoigneraient des mouvements chauds ascendants. Un géologue français, Boris Choubert, construit une
géométrie précise de la Pangée en tenant compte du talus continental (figure 8.2),
et propose que les chaînes de montagnes anciennes sont les témoins de collisions
entre continents. Tous ces travaux furent respectés et utilisés par la suite.
Figure 8.2
Reconstruction
de la géométrie
de la Rangée par
Choubert en 1935.
Il avait choisi la
courbe de niveau
-1000 m comme
extension des
continents.
1«2 L’expansion des fonds océaniques
1.2.1 Les premières découvertes
Après la Seconde Guerre mondiale, la géophysique réalise un bond en avant, permettant de dévoiler une partie des secrets des océans. Les avancées se sont faites
sur plusieurs fronts :
• tout d’abord, les sismologues localisent les tremblements de terre dont la
magnitude peut être relativement faible. Par exemple en 1949, Beno Gutenberg et
180
