Exocet C’Exocoetus volitans”); il peut s’élancer hors de
au-dessus
l’eau, et planer sur plus de 40 m. en se maintenant à 30 cm.
de la surface.
sinage des Bermudes, au-dessus d’une fosse abyssale de 6 000 mètres.
t
Là, elles descendent à une profondeur de 2 ou
300 mètres, et les femelles pondent des œufs flottants, de 2,5 à 3,5 mm. de diamètre, immédiatement
fécondés par les mâles. On ne sait pas encore ce
que deviennent les adultes après la ponte; ils
passent peut-être la fin de leur existence dans les
profondeurs abyssales, mais tout porte à croire
qu’ils ne tardent pas à mourir, épuisés par la traversée et. le processus de reproduction.
Les oeufs, pondus dans des eaux où la température est de 20° C., ont un développement rapide. A peine nées, les larves leptocéphales mesurent quelques millimètres et ont à peu près la
forme d’un fer de lance. Trois mois plus tard,
c’est-à-dire vers le mois de juin, elles atteignent
25 mm. de long; transparentes et très délicates,
elles ont l’aspect de fines folioles de saule. Elles
se laissent alors transporter, inertes et presque
flottantes, par le Gulf Stream. Des millions d’individus meurent pendant le parcours; les survivants
arrivent à proximité des côtes européennes trois
ans après leur naissance, et mesurent alors 90
mm. environ. A ce moment, ils subissent une
profonde transformation: le corps se raccourcit,
s’aplatit, et le tronc devient presque cylindrique;
la longue nageoire dorsale s’ébauche, et la tête
devient semblable à celle de l’adulte. Le petit
Poisson, alors appelé « Civelle », est encore à
demi-transparent; mais il est pourvu d’yeux nettement visibles, et il est parfaitement capable de
nager.
Les Civelles gagnent les embouchures des fleuves, et pendant les nuits d’hiver, elles remontent
le courant, formant des bancs parfois très denses,
pouvant s’étendre sur plusieurs kilomètres de long.
A l’aube, elles s’arrêtent et se réfugient sous les
cailloux ou dans la végétation, attendant la nuit
pour reprendre leur voyage. Cependant, leur corps
continue à se raccourcir, perd sa transparence et
prend une couleur foncée. La croissance est lente:
l’animal ne mesure qu’une vingtaine de centimètres après deux années passées en eau douce;
il atteint 27 ou 28 cm. après 4 ans, 35 cm. après
6 ans, et après 9 ans: 40 cm. pour les mâles et 50
pour les femelles.
Le voyage décrit ci-dessus concerne bien entendu les Anguilles vivant en eau douce et se
reproduisant dans l’Atlantique. Les habitudes des
Anguilles qui gagnent la Méditerranée ne sont
pas encore connues.
La chair de ces Poissons est consommée aussi
bien fraîche que conservée. Des millions d’Anguilles argentées sont capturées chaque année,
au moment où elles descendent vers la mer, et
des milliards de Civelles sont également capturées
dans les embouchures des fleuves.
Chez les Murénidés ou Murènes, le corps est
aussi très allongé, cylindrique, comprimé latéralement à son extrémité postérieure, et il dépasse
souvent 1 m. de long. La peau est épaisse et robuste, très riche en glandes à mucus, mais complètement dépourvue d’écailles; on l’emploie pour
fabriquer divers objets. La tête, petite, a un
museau conique; la bouche est grande et armée
de fortes dents; les narines sont tubulaires; l’ouverture branchiale est réduite. Les nageoires pectorales, ainsi que les ventrales font défaut. Le
sang est riche en substances toxiques. En outre,
les Murénidés sont pourvus de glandes palatines
sécrétant un liquide venimeux qui peut être très
dangereux pour l’Homme quand il est inoculé
par morsure.
Ces Poissons marins vivent le long des côtes
très rocheuses, se dissimulant derrière les écueils
pour guetter les proies qu’il attaquent avec férocité. La famille comprend un petit nombre d’espèces peu différentes les unes des autres, et répandues dans les mers chaudes et tempérées.
La Murène (Murena helena) représente l’espèce la plus connue; elle peut atteindre 1,50 m.
de long, et peser plusieurs kilogrammes. Son corps,
Murénidés
et Congridés
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au-dessus
l’eau, et planer sur plus de 40 m. en se maintenant à 30 cm.
de la surface.
sinage des Bermudes, au-dessus d’une fosse abyssale de 6 000 mètres.
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Là, elles descendent à une profondeur de 2 ou
300 mètres, et les femelles pondent des œufs flottants, de 2,5 à 3,5 mm. de diamètre, immédiatement
fécondés par les mâles. On ne sait pas encore ce
que deviennent les adultes après la ponte; ils
passent peut-être la fin de leur existence dans les
profondeurs abyssales, mais tout porte à croire
qu’ils ne tardent pas à mourir, épuisés par la traversée et. le processus de reproduction.
Les oeufs, pondus dans des eaux où la température est de 20° C., ont un développement rapide. A peine nées, les larves leptocéphales mesurent quelques millimètres et ont à peu près la
forme d’un fer de lance. Trois mois plus tard,
c’est-à-dire vers le mois de juin, elles atteignent
25 mm. de long; transparentes et très délicates,
elles ont l’aspect de fines folioles de saule. Elles
se laissent alors transporter, inertes et presque
flottantes, par le Gulf Stream. Des millions d’individus meurent pendant le parcours; les survivants
arrivent à proximité des côtes européennes trois
ans après leur naissance, et mesurent alors 90
mm. environ. A ce moment, ils subissent une
profonde transformation: le corps se raccourcit,
s’aplatit, et le tronc devient presque cylindrique;
la longue nageoire dorsale s’ébauche, et la tête
devient semblable à celle de l’adulte. Le petit
Poisson, alors appelé « Civelle », est encore à
demi-transparent; mais il est pourvu d’yeux nettement visibles, et il est parfaitement capable de
nager.
Les Civelles gagnent les embouchures des fleuves, et pendant les nuits d’hiver, elles remontent
le courant, formant des bancs parfois très denses,
pouvant s’étendre sur plusieurs kilomètres de long.
A l’aube, elles s’arrêtent et se réfugient sous les
cailloux ou dans la végétation, attendant la nuit
pour reprendre leur voyage. Cependant, leur corps
continue à se raccourcir, perd sa transparence et
prend une couleur foncée. La croissance est lente:
l’animal ne mesure qu’une vingtaine de centimètres après deux années passées en eau douce;
il atteint 27 ou 28 cm. après 4 ans, 35 cm. après
6 ans, et après 9 ans: 40 cm. pour les mâles et 50
pour les femelles.
Le voyage décrit ci-dessus concerne bien entendu les Anguilles vivant en eau douce et se
reproduisant dans l’Atlantique. Les habitudes des
Anguilles qui gagnent la Méditerranée ne sont
pas encore connues.
La chair de ces Poissons est consommée aussi
bien fraîche que conservée. Des millions d’Anguilles argentées sont capturées chaque année,
au moment où elles descendent vers la mer, et
des milliards de Civelles sont également capturées
dans les embouchures des fleuves.
Chez les Murénidés ou Murènes, le corps est
aussi très allongé, cylindrique, comprimé latéralement à son extrémité postérieure, et il dépasse
souvent 1 m. de long. La peau est épaisse et robuste, très riche en glandes à mucus, mais complètement dépourvue d’écailles; on l’emploie pour
fabriquer divers objets. La tête, petite, a un
museau conique; la bouche est grande et armée
de fortes dents; les narines sont tubulaires; l’ouverture branchiale est réduite. Les nageoires pectorales, ainsi que les ventrales font défaut. Le
sang est riche en substances toxiques. En outre,
les Murénidés sont pourvus de glandes palatines
sécrétant un liquide venimeux qui peut être très
dangereux pour l’Homme quand il est inoculé
par morsure.
Ces Poissons marins vivent le long des côtes
très rocheuses, se dissimulant derrière les écueils
pour guetter les proies qu’il attaquent avec férocité. La famille comprend un petit nombre d’espèces peu différentes les unes des autres, et répandues dans les mers chaudes et tempérées.
La Murène (Murena helena) représente l’espèce la plus connue; elle peut atteindre 1,50 m.
de long, et peser plusieurs kilogrammes. Son corps,
Murénidés
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