Différents stades du phénomène de strobilisation de la Méduse ”Aurelia aurita”. Les jeunes Polypes, accrochés à un
substrat, se segmentent en disques superposés qui constituent le strobile. Les disques les plus anciens se détachent
et donnent naissance aux jeunes Méduses.
rocheux peu profonds; d’une façon générale, ils
ne peuvent vivre au-dessous de cinquante mètres
de profondeur; enfin, les eaux doivent être claires
et très pures. On comprend ainsi pourquoi l’on
ne trouve ces Coelentérés que dans les mers tropicales ou sub-tropicales, et surtout dans l’Océan
indien et le Pacifique. Les formations les plus
curieuses qu’ils puissent engendrer sont sans aucun
doute les atolls, ces anneaux plus ou moins complets entourant une paisible lagune aux eaux
peu profondes.
Les Madrépores présentent les formes les plus
variées, les plus bizarres et les plus élégantes:
compactes ou ramifiées, faites de très nombreux
et tout petits Polypes ou, au contraire, de Polypes
extrêmement développés et solitaires, aux couleurs estompées, aux nuances les plus délicates.
Nous retiendrons Balanophyllia regia et Caryophyllia clavus, qui présentent des Polypes toujours isolés, ne constituant jamais de colonies.
Cladocora cespitosa forme au contraire des
colonies constituées de petites branches parallèles,
peu ramifiées, atteignant une vingtaine de centimètres. Dendrophyllia ramea présente une forme
arborescente avec des colonies montant à cinquante centimètres.
On peut encore mentionner les très curieux
Madrépores cérébriformes qui constituent des colonies compactes, et les grandes Fungia, faites
de Polypes isolés, dont le diamètre peut atteindre
un décimètre.
Automéduses, les Méduses Acalèphes
Toutes les Méduses ne sont pas rattachées à
la classe des Automéduses; beaucoup d’entre elles doivent être classées parmi les Hydrozoaires;
mais c’est parmi les Automéduses qu’on range les
formes les plus grandes et les plus robustes; ce
sont les Méduses Acalèphes. Chez ces Coelentérés, la forme Polype n’existe pas. Les Méduses les
plus connues y appartiennent. Leurs dimensions
sont assurément des plus variables: certaines Méduses mesurent à peine quelques centimètres de
diamètre, d’autres, telle la gigantesque Cyanea
arctica, ont une ombrelle qui peut atteindre un
diamètre exceptionnel de deux mètres.
Schématiquement, une Méduse est formée d’une
sorte de calotte en forme de coupole qu’on appelle
l’ombrelle, convexe au-dessus, concave au-dessous,
et d’un manubrium, c’est-à-dire d’une sorte de
gros pédoncule, d’une longueur extrêmement variable, qui part du centre de la face inférieure
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substrat, se segmentent en disques superposés qui constituent le strobile. Les disques les plus anciens se détachent
et donnent naissance aux jeunes Méduses.
rocheux peu profonds; d’une façon générale, ils
ne peuvent vivre au-dessous de cinquante mètres
de profondeur; enfin, les eaux doivent être claires
et très pures. On comprend ainsi pourquoi l’on
ne trouve ces Coelentérés que dans les mers tropicales ou sub-tropicales, et surtout dans l’Océan
indien et le Pacifique. Les formations les plus
curieuses qu’ils puissent engendrer sont sans aucun
doute les atolls, ces anneaux plus ou moins complets entourant une paisible lagune aux eaux
peu profondes.
Les Madrépores présentent les formes les plus
variées, les plus bizarres et les plus élégantes:
compactes ou ramifiées, faites de très nombreux
et tout petits Polypes ou, au contraire, de Polypes
extrêmement développés et solitaires, aux couleurs estompées, aux nuances les plus délicates.
Nous retiendrons Balanophyllia regia et Caryophyllia clavus, qui présentent des Polypes toujours isolés, ne constituant jamais de colonies.
Cladocora cespitosa forme au contraire des
colonies constituées de petites branches parallèles,
peu ramifiées, atteignant une vingtaine de centimètres. Dendrophyllia ramea présente une forme
arborescente avec des colonies montant à cinquante centimètres.
On peut encore mentionner les très curieux
Madrépores cérébriformes qui constituent des colonies compactes, et les grandes Fungia, faites
de Polypes isolés, dont le diamètre peut atteindre
un décimètre.
Automéduses, les Méduses Acalèphes
Toutes les Méduses ne sont pas rattachées à
la classe des Automéduses; beaucoup d’entre elles doivent être classées parmi les Hydrozoaires;
mais c’est parmi les Automéduses qu’on range les
formes les plus grandes et les plus robustes; ce
sont les Méduses Acalèphes. Chez ces Coelentérés, la forme Polype n’existe pas. Les Méduses les
plus connues y appartiennent. Leurs dimensions
sont assurément des plus variables: certaines Méduses mesurent à peine quelques centimètres de
diamètre, d’autres, telle la gigantesque Cyanea
arctica, ont une ombrelle qui peut atteindre un
diamètre exceptionnel de deux mètres.
Schématiquement, une Méduse est formée d’une
sorte de calotte en forme de coupole qu’on appelle
l’ombrelle, convexe au-dessus, concave au-dessous,
et d’un manubrium, c’est-à-dire d’une sorte de
gros pédoncule, d’une longueur extrêmement variable, qui part du centre de la face inférieure
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