En haut: ”Porpita”, Siphonophore qu’on trouve en Méditerranée; il est vu ici de dessus. En bas: Méduse du genre
’Telagia” en train de nager. En dépit de leur aspect consistant, la quantité réelle de matière organique qu’on peut
tirer des Méduses ne représente pas grand’chose, car leur corps contient fréquemment 99 % d’eau.
de l’ombrelle. Cette face est généralement appelée
sous-ombrellaire, alors que la partie supérieure
est dite sus-ombrellaire. Des bords de l’ombrelle
partent des tentacules de formes différentes, dont
le nombre est un multiple de quatre, la symétrie
tétramère étant caractéristique de ces Méduses.
Les Automéduses peuvent comporter, ou non,
une formation portant le nom de voile, ou vélum.
Dans la première éventualité, on les désigne sous
le terme de craspédotes, dans le cas contraire, ce
sont des acraspédotes.
Les Acalèphes, ou Scyphoméduses, sont acraspédotes, alors que les Trachylides sont des Méduses craspédotes. Le développement des Trachyméduses est très condensé; celui des Acalèphes est
plus complexe, comme nous le verrons plus loin.
Comme nous l’avons déjà dit, l’anatomie d’une
Méduse se rattache aisément à celle des Polypes
que nous avons décrits au sujet des Anthozoaires.
Une Méduse n’est autre chose qu’un Polype retourné, avec quelques modifications de détail dans
la forme, mais non point dans la structure organique, en raison du changement des conditions
de vie.
Sur les bords de l’ombrelle, il existe une sorte
de bande musculaire de forme annulaire; en se
contractant, les muscles qui la composent déterminent une réduction du rayon de courbure de
l’ombrelle, provoquant ainsi une poussée de l’animal vers le haut. De cette manière, la Méduse se
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