Ci-dessus: Coquilles d’un Mollusque Gastéropode exotique du genre ”Rostellaria”.
Ci-dessous: Coquilles d’un Gastéropode de l’Océan pacifique ("Solarium perspectivum”).
absorber l’oxygène de l’air; c’est donc la partie
dorsale de la cavité palléale qui se vascularisé
fortement: c’est cette cavité qui se remplit d’air
et joue le rôle de ”poumon ’.
Chez beaucoup de Mollusques les reins sont
pairs; mais dans la majorité des espèces, ils deviennent impairs par suite de la réduction de l’un
d’entre eux. En général, le rein communique, au
moyen d’un canal cilié, avec le péricarde logeant
le coeur; chez les Céphalopodes, il est aussi en
rapport avec la glande sexuelle. La reproduction
des Mollusques est exclusivement sexuée; chez
ces animaux les glandes génitales sont en général
de bonne taille; les oeufs se développent généralement suivant le mode ”spiral”. Un petit nombre de
Mollusques, tels la Paludine (Paludina vivipara)
donnent naissance à des jeunes assez comparables
aux adultes, la taille mise à part; de même, chez
les Céphalopodes, les formes larvaires sont réduites.
Mais, le plus souvent, se sont des larves qui sortent
des oeufs; ces larves sont du type ”trochophore”;
chez certains Mollusques une autre forme larvaire
apparaît, c’est la larve ”véligère”.
La larve trochophore est caractérisée par la
présence de couronnes de cils qui s’étendent autour du corps, qui a la forme d’une toupie; cette
larve se déplace grâce au mouvement de ces cils.
L’appareil digestif des adultes comprend successivement: un pharynx, un oesophage, un estomac et l’intestin; il existe une glande annexe volumineuse: l’hépato-pancréas, ou foie, et, du moins
chez certains Mollusques, l’Escargot par exemple,
des glandes salivaires.
La langue est revêtue d’une plaquette dentelée, appelée ”radula”, sorte de râpe qui sert à
triturer les aliments ou à perforer les coquilles.
Chez les Céphalopodes, il existe une paire de
crochets cornés rappelant beaucoup un bec de
Perroquet; avec ce bec aux bords coupants, ces
Mollusques peuvent dilacérer des proies.
Nombreux sont les Mollusques carnivores; mais
il en existe aussi beaucoup qui sont herbivores,
et nombre d’entre eux sont nuisibles aux cultures; ils doivent être rangés parmi les espèces animales nuisibles à l’économie humaine.
Il ne faut pas oublier que certaines formes sont
limivores; elles se nourrissent des particules organiques plus ou moins disséminées, mais toujours
présentes, dans les limons ou les sables.
L’apparition des Mollusques remonte à des centaines de millions d’années, leurs restes figurent
parmi les premières espèces ayant peuplé la Terre.
Parmi les Mollusques actuellement vivants on
dénombre sept classes: Céphalopodes, Lamellibranches ou Bivalves, Scaphopodes, Gastéropodes, Aplacophores ou Solénogastres, Polyplacophores et Monoplacophores. Les différences fondamentales résultent, entre autres, de la forme du manteau et
de la coquille (quand elle existe). La forme et la
complexité du système nerveux, la présence ou
l’absence d’une tête distincte, la position et la forme du pied, les modalités du développement entrent également en ligne de compte.
Certains Mollusques sont utiles, d’autres, nous
l’avons vu, nuisibles. Aux premiers appartiennent
surtout les espèces comestibles. Une espèce comestible peut aussi être nuisible; il suffit de songer aux
Escargots.
Actuellement, l’ostréiculture et la mytiliculture
sont extrêmement répandues; elles sont pratiquées
avec des méthodes rationnelles qui assurent des
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