Coquille Saint-Jacques (’Tecten maximus”): On aperçoit nettement les tentacules, et les nombreux yeux du Mollusque, qui se présentent sous la forme de petits points noirs, au bord du manteau. Les Mollusques constituent un
embranchement extrêmement vaste, et leurs représentants se trouvent partout dans le monde.
tique très subdivisée, susceptible de réagir aux
excitations lumineuses sous la commande du système nerveux. Les excitations provoquent une
concentration ou une diffusion de la substance ce
qui entraîne des variations dans la tonalité des
couleurs tégumentaires de l’animal.
De la région dorsale du Mollusque part un repli
cutané, ou "manteau” enveloppant une plus ou
moins grande partie du corps.
L’importance du manteau est considérable; son
rôle est double: en premier lieu il intervient dans
la fabrication de la coquille; en effet, sa face
externe est recouverte d’un tissu sécrétant différentes couches d’une substance organique: la conchyoline, abondamment imprégnée de sels calcaires. En second lieu, la surface interne du manteau délimite, avec la surface contiguë du corps,
une cavité: la cavité palléale (du latin pallium:
manteau) que l’on dénomme aussi parfois: cavité
respiratoire.
Comme c’est le manteau qui est à l’origine de
la coquille, il est naturel que ce soit sa forme
qui détermine celle de cette dernière.
Le système nerveux des Mollusques est formé
essentiellement de ganglions et de nerfs qui en
partent pour se diriger vers les différents organes.
Ces ganglions sont unis entre eux par des connectifs (cérébro-pédieux, cérébro-viscéraux) et les
masses ganglionnaires peuvent être éloignées les
unes des autres; cependant chez les Céphalopodes,
ils se réunissent en une masse compacte. Les
ganglions nerveux, disposés par paires, sont d’une
forme ovale et d’une couleur blanc jaunâtre. Les
plus importants sont ceux qui innervent les organes des sens, le pied et les organes respiratoires.
Si l’on fait abstraction des Céphalopodes, qui
représentent les plus évolués des Mollusques, beaucoup de ces animaux mènent une vie avant tout
végétative. Chez tous, certains organes des sens
sont très développés, d’autres le sont plus ou
moins; le sens tactile est un des plus perfectionnés: de nombreuses cellules sensorielles sont réparties sur le tégument et sur les bords du manteau; il est d’ailleurs facile d’observer que le plus
léger choc fait immédiatement rentrer un Escargot
dans sa coquille.
Les osphradies, liées aux branchies et en relation avec les ganglions viscéraux, jouent aussi
très certainement un rôle tactile.
Les statocystes, organes relativement complexes
interviennent principalement dans le sens de l’équilibre; ils peuvent être en rapport avec certains
ganglions nerveux tels les ganglions cérébroïdes,
ou, chez certains Mollusques évolués, avec les
ganglions du pied.
Les organes de la vue sont des yeux, qui peuvent être céphaliques ou accessoires; ces derniers,
toutefois, n’existent que dans quelques familles.
Les yeux céphaliques peuvent présenter un développement et une complexité considérables.
Chez les Mollusques, le cœur est dorsal: le
sang qu’il reçoit est exclusivement artériel, c’està-dire oxygéné par son passage à travers les branchies ou le poumon; il est constitué d’une oreillette et d’un ventricule. Il existe toujours des
artères et des veines, mais on ne trouve de capillaires que chez les seuls Céphalopodes; ils n’existent pas dans les autres groupes, chez lesquels les
artères les plus fines s’ouvrent dans des espaces
lacunaires.
La plupart des Mollusques sont aquatiques; il
est donc naturel qu’ils soient adaptés à l’utilisation de l’oxygène dissous dans l’eau. C’est pourquoi les Mollusques, aussi bien ceux qui vivent
en eau douce que ceux qui vivent dans l’eau de
mer: présentent des branchies dans la cavité palléale. Ces branchies sont extrêmement riches en
vaisseaux sanguins à travers lesquels se produisent les échanges gazeux.
Les espèces terrestres, au contraire, doivent
423
Précédent

- 422/557

Suivant