déplacer dans l’élément liquide grâce à l’agitation
de 1 extrémité de 1 abdomen. Cette nymphe ne
se déplace pas en quête de nourriture; elle n’en
a nullement besoin. Mais, comme elle doit respirer,
elle se tient à la surface de l’eau et emmagasine
l’air à travers deux petits tubes insérés derrière
sa tête; ces tubes ont remplacé le siphon de la
larve. Au bout de cinq jours la métamorphose est
complète; l’adulte est prêt à prendre son vol.
Les Culicidés peuvent fournir, suivant les conditions climatiques, de cinq à six générations.
Mais beaucoup d’ennemis naturels viennent heureusement réduire leur nombre. Les femelles fécondées de la dernière génération passent l’hiver
dans les pierres et attendent le printemps pour
pondre leurs œufs.
Les Moustiques adultes se nourrissent de toutes
sortes d’aliments tels qu’excréments, débris végétaux, substances sucrées qu’ils cherchent sur les
plantes et dans les habitations humaines. Seules
les femelles sont hématophages.
La trompe des Moustiques se compose d’un
fourreau cylindrique terminé par un renflement
contenant un petit faisceau d’aiguillons. Le Moustique en applique l’extrémité, en forme de ventouse, sur un vaisseau sanguin et enfonce ses petits
aiguillons. Tout en suçant, il fait couler dans la
plaie sa salive qui empêche la coagulation du
sang et provoque en même temps l’irritation que
l’on connaît.
On combat les Moustiques non pas tant à
cause du désagrément de leur piqûre que parce
qu’ils inoculent fréquemment des germes pathogènes, sources de maladies infectieuses. Ainsi, les
Anophèles (Anopheles) sont responsables de la
transmision de l’agent pathogène de la malaria,
et les Aedes propagent la fièvre jaune.
Parmi les différentes espèces d’Anophèles, la
plus courante dans nos pays à climat tempéré
est Anopheles maculipennis. Longue de sept à dix
millimètres elle a, sur les ailes, quatre petites
taches caractéristiques. Très comparable, par ses
mœurs, aux Moustiques du genre Culex, elle s’en
distingue parce qu’elle possède des larves carnivores, privées de siphon et qui, par conséquent,
respirent en position horizontale à la surface de
l’eau. Ses œufs, déposés isolément, restent à la
surface de l’eau grâce à deux flotteurs latéraux.
Les Anophèles sont les agents vecteurs obligatoires des Plasmodium du paludisme chez
l’Homme. Pour effectuer leur cycle évolutif, ces
Protozoaires exigent deux hôtes: l’Anophèle et
l’Homme. Les phases du cycle sont extrêmement
complexes: nous nous bornerons ici à en rappeler
l’essentiel.
Le Moustique infecté inocule le parasite à
l’Homme quand il le pique pour en sucer le sang;
les parasites sont inoculés au stade d’éléments
fusiformes extrêmement mobiles (sporozoïtes) ;
ceux-ci prénétrent ensuite dans les cellules de
certains organes internes et y grandissent jusqu’à
ce que, ayant atteint leur maximum de développement (schizcntes multinucléés), ils se divisent,
donnant ainsi naissance à de très nombreux individus uninucléés (schizozoïtes). Ceux-ci envahissent les globules rouges. Apparaissent alors les
phénomènes qui constituent le tableau clinique de
la maladie, et qui se manifestent généralement
de quatre à huit jours après la piqûre. L’apparition des accès de fièvre est périodique. On sait
que les fièvres peuvent être journalières, tierces,
quartes, etc. Ces accès sont consécutifs à la division du Plasmodium qui, selon l’espèce, met plus
ou moins de temps à s’effectuer. Tous les schizoPuce savante attachée à sa "chaîne”. Au siècle dernier, les Puces dressées jouissaient
d’une large renommée et étaient exhibées jusque devant les puissants de ce monde,,
avec le plus grand succès.
zoïtes ne sont pas identiques car ils se transforment
pour donner des gamontes des deux sexes (gamontes mâles et gamontes femelles). Pour que
le cycle du parasite puisse s’accomplir, il est nécessaire que l’Anophèle prélève, chez l’Homme,
en même temps que du sang, des gamontes des
deux sexes qui fusionnent chez l’insecte, donnant naissance à de nouveaux sporozoïtes que le
Moustique inocule.
Autres familles de Nématocères
Un tout petit Diptère est connu en raison des
conséquences fâcheuses de sa piqûre; c’est Phlebotomus papatasi, appartenant à la famille des
Psychodidés. Ceux-ci sont surtout répandus en
Afrique du nord, dans les régions septentrionales
de l’Amérique du sud, et, en ce qui touche l’Europe,
en Italie, dans le midi de la France, en Autriche,
et dans les zones côtières de la Dalmatie.
Les larves de Phlébotomes, qu’on trouve surtout dans les lieux humides et obscurs, se nourrissent de débris organiques; c’est pourquoi les
femelles déposent leurs œufs parmi des détritus,
dans les tubes de vidange des installations hygiéniques, dans tous les lieux humides et malpropres.
Les Psychodidés volent de préférence au crépuscule et pendant la nuit; leur vol est rapide
et ne se trahit par aucun bourdonnement. La
piqûre de ces Insectes déclenche une douleur
aiguë et provoque une irritation cutanée, parfois
localisée, parfois très étendue. Mais ce n’est pas
la piqûre elle-même qui est dangereuse; c’est
bien plutôt parce que le Phlébotome peut injecter
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de 1 extrémité de 1 abdomen. Cette nymphe ne
se déplace pas en quête de nourriture; elle n’en
a nullement besoin. Mais, comme elle doit respirer,
elle se tient à la surface de l’eau et emmagasine
l’air à travers deux petits tubes insérés derrière
sa tête; ces tubes ont remplacé le siphon de la
larve. Au bout de cinq jours la métamorphose est
complète; l’adulte est prêt à prendre son vol.
Les Culicidés peuvent fournir, suivant les conditions climatiques, de cinq à six générations.
Mais beaucoup d’ennemis naturels viennent heureusement réduire leur nombre. Les femelles fécondées de la dernière génération passent l’hiver
dans les pierres et attendent le printemps pour
pondre leurs œufs.
Les Moustiques adultes se nourrissent de toutes
sortes d’aliments tels qu’excréments, débris végétaux, substances sucrées qu’ils cherchent sur les
plantes et dans les habitations humaines. Seules
les femelles sont hématophages.
La trompe des Moustiques se compose d’un
fourreau cylindrique terminé par un renflement
contenant un petit faisceau d’aiguillons. Le Moustique en applique l’extrémité, en forme de ventouse, sur un vaisseau sanguin et enfonce ses petits
aiguillons. Tout en suçant, il fait couler dans la
plaie sa salive qui empêche la coagulation du
sang et provoque en même temps l’irritation que
l’on connaît.
On combat les Moustiques non pas tant à
cause du désagrément de leur piqûre que parce
qu’ils inoculent fréquemment des germes pathogènes, sources de maladies infectieuses. Ainsi, les
Anophèles (Anopheles) sont responsables de la
transmision de l’agent pathogène de la malaria,
et les Aedes propagent la fièvre jaune.
Parmi les différentes espèces d’Anophèles, la
plus courante dans nos pays à climat tempéré
est Anopheles maculipennis. Longue de sept à dix
millimètres elle a, sur les ailes, quatre petites
taches caractéristiques. Très comparable, par ses
mœurs, aux Moustiques du genre Culex, elle s’en
distingue parce qu’elle possède des larves carnivores, privées de siphon et qui, par conséquent,
respirent en position horizontale à la surface de
l’eau. Ses œufs, déposés isolément, restent à la
surface de l’eau grâce à deux flotteurs latéraux.
Les Anophèles sont les agents vecteurs obligatoires des Plasmodium du paludisme chez
l’Homme. Pour effectuer leur cycle évolutif, ces
Protozoaires exigent deux hôtes: l’Anophèle et
l’Homme. Les phases du cycle sont extrêmement
complexes: nous nous bornerons ici à en rappeler
l’essentiel.
Le Moustique infecté inocule le parasite à
l’Homme quand il le pique pour en sucer le sang;
les parasites sont inoculés au stade d’éléments
fusiformes extrêmement mobiles (sporozoïtes) ;
ceux-ci prénétrent ensuite dans les cellules de
certains organes internes et y grandissent jusqu’à
ce que, ayant atteint leur maximum de développement (schizcntes multinucléés), ils se divisent,
donnant ainsi naissance à de très nombreux individus uninucléés (schizozoïtes). Ceux-ci envahissent les globules rouges. Apparaissent alors les
phénomènes qui constituent le tableau clinique de
la maladie, et qui se manifestent généralement
de quatre à huit jours après la piqûre. L’apparition des accès de fièvre est périodique. On sait
que les fièvres peuvent être journalières, tierces,
quartes, etc. Ces accès sont consécutifs à la division du Plasmodium qui, selon l’espèce, met plus
ou moins de temps à s’effectuer. Tous les schizoPuce savante attachée à sa "chaîne”. Au siècle dernier, les Puces dressées jouissaient
d’une large renommée et étaient exhibées jusque devant les puissants de ce monde,,
avec le plus grand succès.
zoïtes ne sont pas identiques car ils se transforment
pour donner des gamontes des deux sexes (gamontes mâles et gamontes femelles). Pour que
le cycle du parasite puisse s’accomplir, il est nécessaire que l’Anophèle prélève, chez l’Homme,
en même temps que du sang, des gamontes des
deux sexes qui fusionnent chez l’insecte, donnant naissance à de nouveaux sporozoïtes que le
Moustique inocule.
Autres familles de Nématocères
Un tout petit Diptère est connu en raison des
conséquences fâcheuses de sa piqûre; c’est Phlebotomus papatasi, appartenant à la famille des
Psychodidés. Ceux-ci sont surtout répandus en
Afrique du nord, dans les régions septentrionales
de l’Amérique du sud, et, en ce qui touche l’Europe,
en Italie, dans le midi de la France, en Autriche,
et dans les zones côtières de la Dalmatie.
Les larves de Phlébotomes, qu’on trouve surtout dans les lieux humides et obscurs, se nourrissent de débris organiques; c’est pourquoi les
femelles déposent leurs œufs parmi des détritus,
dans les tubes de vidange des installations hygiéniques, dans tous les lieux humides et malpropres.
Les Psychodidés volent de préférence au crépuscule et pendant la nuit; leur vol est rapide
et ne se trahit par aucun bourdonnement. La
piqûre de ces Insectes déclenche une douleur
aiguë et provoque une irritation cutanée, parfois
localisée, parfois très étendue. Mais ce n’est pas
la piqûre elle-même qui est dangereuse; c’est
bien plutôt parce que le Phlébotome peut injecter
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