A gauche: Puce du Rat indien C’Xenopsylla cheopis”), principal agent vecteur de la peste bubonique, à qui l’on doit
d’épouvantables épidémies. A droite: Femelle fécondée de la Chique (”Dermatophilus penetrans”). Sitôt implantée
dans la peau de l’Homme ou des animaux, son abdomen gonflé d’œufs grossit jusqu’à atteindre les dimensions d’un
petit pois.
un virus filtrant occasionnant la "fièvre de trois
jours” dont les suites s’accompagnent d’une profonde prostration et d’une asthénie prolongée.
Les Phlébotomes inoculent fréquemment des
Protozoaires du genre Leishmania, responsables
de différentes affections ou leishmanioses, qui
se traduisent par des fièvres aiguës ou chroniques,
s’accompagnant d’anémie, d’amaigrissement, et de
lésions cutanées ou viscérales. Dans les pays tropicaux, ces formes, auxquelles on donne différents
noms: Kala-azar, fièvre noire, fièvre dum-dum, etc.
fauchaient jadis, chaque année, un grand nombre
d’individus.
La famille des Cécidomyiidés comprend des
petits Diptères, dont les larves ont un régime
exclusivement végétarien et sont les parasites
spécifiques de différents organes végétaux. C’est
ainsi que le Moucheron des olives (Prolasioptera
berlesiana) se nourrit exclusivement de la pulpe
de ces fruits, que le Moucheron suce-écorce (Clinodiplosis oleisuga) pénètre à travers l’écorce du
tronc de l’olivier, que la Cécidomie du blé et
celle des légumes (Contarinia tritici et Contarinia
pisi) rongent les graines encore tendres, et que
la Mouche de Hesse (Mayetiola destructor) s’installe dans les tas de froment.
Mais la Cécidomie qui a la plus mauvaise réputation est la Mouche des poires (Contarinia
pirivora), responsable de très graves préjudices.
Longue d’environ 3 millimètres, la Mouche
des poires est d’un gris jaunâtre; ses antennes
et ses pattes sont exù'ômement longues, elles sont
typiques des Nématocères. Cette "Mouche” vole
au printemps dans les vergers fleuris pour déposer
ses œufs sur les étamines. Elle met ainsi ses larves
directement à portée de leur aliment préféré,
constitué par les jeunes poires. Les larves —
une vingtaine environ pour chaque fleur — percent
l’ovaire en voie de formation et se nourrissent
avidement de la pulpe du petit fruit en formation.
Lorsqu’elles l’ont vidé, elles l’abandonnent en se
laissant tomber sur le sol où elles accomplissent
leurs métamorphoses pour s’envoler au printemps
suivant.
Parmi une foule de Diptères, intéressants à
plus d’un titre, il convient de retenir la famille
des Sciaridés, car leurs larves ont un comportement extraordinaire.
Ainsi, on peut signaler les mœurs des Sciara
et en particulier celles de Sciara militaris. Les
larves de cette espèce mènent une vie grégaire
dans des débris organiques ou sur des champignons et s’organisent en longues colonnes pour
se livrer à des migrations.
Dans les campagnes de nombreuses régions,
particulièrement en Amérique du nord, en Suède,
en Norvège, en Allemagne et en Russie, lorsque
le ciel est nuageux, il arrive parfois qu’on rencontre une sorte de « serpent » grisâtre, d’une largeur de trois à cinq doigts, d’une longueur qui va
de quelques dizaines de centimètres à une trentaine de mètres. Cette formation rampe lentement
sans avancer de plus d’un mètre à l’heure. Une
observation attentive montre qu’elle se compose
de milliers de petites larves agglutinées les unes
aux autres par une sécrétion visqueuse qui laisse
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