L’Aphélinide du pommier (Aphelinus mali) a
un comportement analogue vis-à-vis d’Eriosoma
lanigerum ou Puceron lanigère du pommier. Son
activité est cependant limitée par des conditions
locales.
Par ailleurs, c’est un développement bien caractéristique que présente Litomastix truncatellus,
parasite interne de différents Papillons. En effet,
cet Aphélinidé présente le phénomène de polyembryonie. Arrivé à une certaine phase de son
développement, l’embryon se divise, et chacune
de ses parties, à son tour, commence à se développer pour son propre compte, et fournit un embryon, lequel donne naissance à une larve complète. Il est donc possible de discerner, dans le
corps de la victime, des centaines, et même des
milliers de larves parasites provenant toutes d’un
oeuf unique.
Il faut accorder une place spéciale aux Blastophages, de la famille des Agaonidés. En effet,
ils ne sont pas zoophages. Blastophaga psenes pond
dans les fleurs du figuier sauvage ou caprifiguier
et les oeufs s’y développent en donnant des mâles
et des femelles. Les femelles sont fécondées par
les mâles dans les ovaires de ce figuier. Puis elles
en sortent et pénètrent ensuite dans les fruits du
figuier cultivé (Ficus carica). Transportant avec
elles du pollen, elles fécondent les fleurs de ce
dernier. Par le fait qu’il transporte le pollen, le
Blastophage intervient donc directement dans la
fécondation du figuier cultivé. Sans son intervention, il n’y aurait pas de fructification possible.
C’est d’ailleurs pourquoi, depuis des temps très
lointains, on procède à la « caprification », laquelle
consiste à transporter des fleurs de figuier sauvage, contenant des Blastophages, sur les figuiers à
fruits comestibles.
Cynipidés et Évaniidés
A côté des nombreuses familles de parasites
d’insectes, la famille des Cynipidés ne comprend
que des formes phytophages, toutes de couleur
assez terne et de petites dimensions. Ses représentants provoquent, sur les plantes qu’ils fréquentent, des formations hypertrophiques caractéristiques, connues sous le nom de « galles » et
de « cécidies ».
La femelle dépose son œuf dans les tissus
végétaux après les avoir perforés avec sa tarière.
C’est la présence de la larve qui cause la formation
de la galle sous l’action des produits qu’elle sécrète
et qui diffusent dans les tissus. Ces tissus se
développent anormalement en donnant des tissus
secondaires et des galles de cicatrisation; la larve
se nourrit à l’intérieur de la cécidie en absorbant
le liquide provenant de la transformation des
tissus qui la constituent.
Les dimensions et les formes des galles sont
très différentes; elles permettent de distinguer
exactement l’espèce qui les a produites.
Les Cynipidés s’attaquent de préférence à des
organes végétaux en voie de croissance, tels que
bourgeons, régions apicales, pédoncules des feuilles,
etc. La majeure partie d’entre eux (environ
80 %) parasite les arbres du genre Quercus (les
chênes), par exemple: Cynips folii. On peut également citer: Cynips kollari. Quant à Rhodites
rosae, il provoque des galles sur l’églantier; celles-ci portent le nom de ”Bédéguar”.
La famille des Évaniidés comprend des Térébrants de dimensions modestes ou minuscules,
Larves d’une Tenthrède des roses C’Arge rosae”). Elles sont capables de dépouiller
complètement un rosier de toutes ses feuilles. On appelle ces larves "fausses chenilles”
en raison de la ressemblance qu’elles offrent avec les larves des Lépidoptères.
caractérisés par l’extrême petitesse de leur
abdomen, et aussi par le fait que celui-ci se
rattache à la partie dorsale du thorax. Ils vivent
la plupart du temps dans les maisons et sont les
parasites de la Blatte (appelée parfois vulgairement Cafard), dans l’oothèque de laquelle les
femelles déposent leurs œufs. Nous citerons Evania
appendigaster.
Les Braconidés
La famille des Braconidés constitue un groupe
d’Hyménoptères aussi vaste qu’important. Leurs
dimensions sont minuscules; leur couleur est généralement noire, brune, ocrée. Tous sont parasites
d’autres Insectes.
Les Braconidés constituent peut-être un des
éléments prédominants dans l’équilibre biologique des Insectes phytophages. Le grand nombre
d’espèces qu’ils comptent, leur fécondité remarquable, leur rapidité de développement qui permet la succession, chaque année, d’un nombre
élevé de générations et, surtout, leur recherche
de victimes bien définies, tout contribue à faire
placer ces Térébrants parmi les auxiliaires les
plus précieux de l’Homme dans sa lutte centre
les Insectes.
Une des espèces de Bracoûidés les plus répandues est Apanteles glomeratus dont les spécimens adultes font leur apparition dans les campagnes, et recherchent les larves de la Piéride du
chou, Papillon bien connu.
Dans le corps de la chenille de Piéride, en
choisissant de préférence de jeunes sujets, les
femelles d’Apanteles introduisent une trentaine
d’œufs en perforant le tégument avec leur tarière.
Ces œufs donnent naissance à autant de petites
larves, qui vivent en parasite dans le corps de la
chenille, utilisant les liquides qui y circulent sans
pour autant provoquer sa mort tant qu’elles n’ont
pas encore atteint leur nymphose. A ce moment,
elles percent le tégument, abandonnent la dé207
un comportement analogue vis-à-vis d’Eriosoma
lanigerum ou Puceron lanigère du pommier. Son
activité est cependant limitée par des conditions
locales.
Par ailleurs, c’est un développement bien caractéristique que présente Litomastix truncatellus,
parasite interne de différents Papillons. En effet,
cet Aphélinidé présente le phénomène de polyembryonie. Arrivé à une certaine phase de son
développement, l’embryon se divise, et chacune
de ses parties, à son tour, commence à se développer pour son propre compte, et fournit un embryon, lequel donne naissance à une larve complète. Il est donc possible de discerner, dans le
corps de la victime, des centaines, et même des
milliers de larves parasites provenant toutes d’un
oeuf unique.
Il faut accorder une place spéciale aux Blastophages, de la famille des Agaonidés. En effet,
ils ne sont pas zoophages. Blastophaga psenes pond
dans les fleurs du figuier sauvage ou caprifiguier
et les oeufs s’y développent en donnant des mâles
et des femelles. Les femelles sont fécondées par
les mâles dans les ovaires de ce figuier. Puis elles
en sortent et pénètrent ensuite dans les fruits du
figuier cultivé (Ficus carica). Transportant avec
elles du pollen, elles fécondent les fleurs de ce
dernier. Par le fait qu’il transporte le pollen, le
Blastophage intervient donc directement dans la
fécondation du figuier cultivé. Sans son intervention, il n’y aurait pas de fructification possible.
C’est d’ailleurs pourquoi, depuis des temps très
lointains, on procède à la « caprification », laquelle
consiste à transporter des fleurs de figuier sauvage, contenant des Blastophages, sur les figuiers à
fruits comestibles.
Cynipidés et Évaniidés
A côté des nombreuses familles de parasites
d’insectes, la famille des Cynipidés ne comprend
que des formes phytophages, toutes de couleur
assez terne et de petites dimensions. Ses représentants provoquent, sur les plantes qu’ils fréquentent, des formations hypertrophiques caractéristiques, connues sous le nom de « galles » et
de « cécidies ».
La femelle dépose son œuf dans les tissus
végétaux après les avoir perforés avec sa tarière.
C’est la présence de la larve qui cause la formation
de la galle sous l’action des produits qu’elle sécrète
et qui diffusent dans les tissus. Ces tissus se
développent anormalement en donnant des tissus
secondaires et des galles de cicatrisation; la larve
se nourrit à l’intérieur de la cécidie en absorbant
le liquide provenant de la transformation des
tissus qui la constituent.
Les dimensions et les formes des galles sont
très différentes; elles permettent de distinguer
exactement l’espèce qui les a produites.
Les Cynipidés s’attaquent de préférence à des
organes végétaux en voie de croissance, tels que
bourgeons, régions apicales, pédoncules des feuilles,
etc. La majeure partie d’entre eux (environ
80 %) parasite les arbres du genre Quercus (les
chênes), par exemple: Cynips folii. On peut également citer: Cynips kollari. Quant à Rhodites
rosae, il provoque des galles sur l’églantier; celles-ci portent le nom de ”Bédéguar”.
La famille des Évaniidés comprend des Térébrants de dimensions modestes ou minuscules,
Larves d’une Tenthrède des roses C’Arge rosae”). Elles sont capables de dépouiller
complètement un rosier de toutes ses feuilles. On appelle ces larves "fausses chenilles”
en raison de la ressemblance qu’elles offrent avec les larves des Lépidoptères.
caractérisés par l’extrême petitesse de leur
abdomen, et aussi par le fait que celui-ci se
rattache à la partie dorsale du thorax. Ils vivent
la plupart du temps dans les maisons et sont les
parasites de la Blatte (appelée parfois vulgairement Cafard), dans l’oothèque de laquelle les
femelles déposent leurs œufs. Nous citerons Evania
appendigaster.
Les Braconidés
La famille des Braconidés constitue un groupe
d’Hyménoptères aussi vaste qu’important. Leurs
dimensions sont minuscules; leur couleur est généralement noire, brune, ocrée. Tous sont parasites
d’autres Insectes.
Les Braconidés constituent peut-être un des
éléments prédominants dans l’équilibre biologique des Insectes phytophages. Le grand nombre
d’espèces qu’ils comptent, leur fécondité remarquable, leur rapidité de développement qui permet la succession, chaque année, d’un nombre
élevé de générations et, surtout, leur recherche
de victimes bien définies, tout contribue à faire
placer ces Térébrants parmi les auxiliaires les
plus précieux de l’Homme dans sa lutte centre
les Insectes.
Une des espèces de Bracoûidés les plus répandues est Apanteles glomeratus dont les spécimens adultes font leur apparition dans les campagnes, et recherchent les larves de la Piéride du
chou, Papillon bien connu.
Dans le corps de la chenille de Piéride, en
choisissant de préférence de jeunes sujets, les
femelles d’Apanteles introduisent une trentaine
d’œufs en perforant le tégument avec leur tarière.
Ces œufs donnent naissance à autant de petites
larves, qui vivent en parasite dans le corps de la
chenille, utilisant les liquides qui y circulent sans
pour autant provoquer sa mort tant qu’elles n’ont
pas encore atteint leur nymphose. A ce moment,
elles percent le tégument, abandonnent la dé207
