”Cimbex lutea”, un des Hyménoptères atteignant les dimensions les plus grandes.
L’envergure des ailes peut atteindre jusqu’à 50 mm.
Les larves qui sortent de ces œufs, vives et
agiles, combattent entre elles avec acharnement
jusqu’à ce qu’une seule demeure maîtresse incontestée de la larve-hôte. Elle la dévore ensuite.
Les Hyménoptères porte-tarière,
ou Térébrants
L’ovipositeur des femelles, véritable tarière, a
permis de séparer l’ensemble des Hyménoptères
Térébrants de ceux qui portent un aiguillon
(Aculéates). Ces Hyménoptères sont généralement
petits, sauf de rares exceptions; ils sont presque
tous parasites d’Arthropodes. Ces Insectes comportent une quantité considérable d’espèces, mais
leur classification est, aujourd’hui encore, quelque
peu obscure et controversée. Leur caractère parasitaire fait que ce sont de précieux auxiliaires
dans la lutte contre les Insectes nuisibles en
agriculture.
Alors que beaucoup d’autres parasites ou pillards n’attaquent leur victime que lorsqu’ils la
trouvent à découvert, les Térébrants, eux, parviennent à la découvrir même quand elle est
complètement dissimulée dans sa cachette naturelle, dans un fruit par exemple, ou dans l’épaisseur du bois le plus dur. Aucun abri ne la sauve
de l’infaillible précision de la tarière. Les œufs
déposés à l’intérieur du corps de la victime, ou
simplement sur elle, donnent naissance à des
larves qui la dévorent.
Parmi les espèces de Térébrants, groupées en
nombreuses familles, nous nous bornerons à citer
les plus représentatives.
Serphidés, Aphélinidés et Agaonidés
La famille des Serphidés (ou Proctotrypidés)
comprend des Hyménoptères de dimensions modestes ayant des ailes généralement voyantes et
une tarière qui ne dépasse que très peu, ou pas
du tout, l’abdomen. La totalité des Hyménoptères
appartenant à cette famille est parasite de Myriapodes et d’Arachnides dont ils choisissent souvent
les oeufs comme support alimentaire de leurs
propres larves.
Phaenoserphus viator dépose ses oeufs, au nombre d’une trentaine, dans les larves de différents
Coléoptères Carabidés.
Les larves de l’Hyménoptère se développent
sur un rythme qui ne cesse de s’accélérer de jour
en jour; parvenues à maturité, elles ne sortent
que partiellement de la dépouille de leur hôte,
mort désormais, et c’est dans cette situation qu’elles commencent leur nymphose.
Les Telenomus sont communément zoophages:
ils dévorent Hémiptères et Lépidoptères. Dans
chacun des oeufs de ces Insectes, les femelles du
parasite déposent leur semence.
Mantibaria manticida, qui dévore la Mante religieuse, présente un étrange comportement: après
une brève période de vie libre, les adultes partent
à la recherche de leur victime et se fixent sur
son corps, de préférence sous les ailes ou sur le
côté du thorax. Lorsque la Mante femelle, après
son accouplement, fait saillir son oothèque pour
commencer sa ponte, l’Hyménoptère descend sur
l’oothèque et plonge sa tarière dans cette masse
spongieuse qui ne s’est pas encore solidifiée afin
d’y déposer ses propres oeufs. Telenomus et Mantibaria sont souvent classés dans une famille à
part, celle des Scélionidés.
Les Aphélinidés constituent une vaste famille
comprenant un nombre énorme d’espèces, toutes
de petites dimensions; leur quasi totalité vit en
parasites internes ou externes d’autres Insectes.
La Prospaltelle de Berlese (Prospaltella berlesei) est un parasite extrêmement actif des Aleurodes et des Cochenilles (Insectes Homoptères).
Cet Hyménoptère lutte efficacement contre Diaspis
pentagona, c’est-à-dire la Cochenille blanche du
mûrier. La femelle de Prospaltella dépose des
oeufs parthénogénétiques (on ne connaît pas de
mâle de cette espèce) dans le corps de la Cochenille, après avoir perforé de sa tarière le petit
bouclier qui le protège, ou le tégument. Dans
chaque victime, elle ne dépose qu’un oeuf. De
cette manière, une seule Prospaltelle parvient à
parasiter plus d’une centaine de Diaspis. Une fois
le développement de la larve achevé, l’Hyménoptère se transforme en nymphe à l’intérieur de
son hôte, réduit à une enveloppe minutieusement
vidée de son contenu; l’adulte, une fois son développement terminé, en sort par un orifice circulaire.
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