En haut: Cocons de Braconidés entourant une chenille du Papillon: "Melitaea didyma”.
En bas: Des cocons de l’Hyménoptère parasite: ”Apanteles glomeratus”.
pouille, et filent un cocon serré de soie, jaune
soufre, d’où quelques jours plus tard sort l’adulte
de la nouvelle génération.
C’est sensiblement de la même manière que
se comporte une espèce très proche: Apanteles
galleriae, parasite de la Mite des ruches (Galleria
mellonélla), si fréquente dans les ruchers où elle
porte gravement préjudice à la cire des rayons.
C’est un autre comportement qu’offre cet autre
Braconidé qu’on appelle Habrobracon hebetor. Il
dépose ses œufs non dans le corps mais sur le
corps de sa victime, laquelle est la chenille
d’Ephestia kühniella, fléau des denrées alimentaires conservées dans les entrepôts. Les larves
d’Habrobracon, au nombre de cinq ou six sur
chaque chenille d’Ephestia, vivent en dehors de
celle-ci, mais sucent le liquide qui sort par les
blessures qu’elles pratiquent dans son tégument.
Les onze générations annuelles de ce Braconidé
portent un préjudice considérable à l’activité de
ce Papillon nuisible.
Deux Braconidés vivant avec les Fourmis méritent également qu’on les mentionne; ce sont
Menozzia formïcaria, qu’on trouve dans les nids
de Lasius fuliginosus et Myrmecobosca mandibularis, qui est l’hôte de Lasius niger. On ne sait pas
grand chose de leurs mœurs. On admet qu’en dépit
du fait qu’elles vivent en parasites sur des Pucerons, elles peuvent également tourner leur activité
contre des larves de Fourmis.
On mentionnera aussi les Térébrants appartenant au genre Macrocentrus. Leurs femelles sont
caractérisées par une tarière extrêmement longue;
ce sont les parasites de différentes espèces de
Papillons préjudiciables aux cultures; enfin, nous
citerons les Opius, parmi lesquels Opïus concolor
est un parasite endophage de la Mouche des olives
(Dacus oleae), extrêmement nuisible.
Les Ichneumonidés ou Ichneumons
La famille des Ichneumonidés comprend un
très grand nombre d’espèces dont les dimensions
sont des plus variables: à côté de formes réduites,
c’est aussi chez eux qu’on peut trouver les plus
grands de tous les Térébrants. L’aspect de leur
corps est généralement élancé; leur couleur peut
être noire, brune, rouge, jaune, souvent bigarrée
ou tachetée de blanc. Les antennes des adultes
sont longues et filiformes; la tarière de la femelle
est toujours d’une longueur considérable; à tel
point, quelquefois, qu’elle représente à elle seule
plus de la moitié de la longueur totale de l’individu.
Tous les Ichneumonidés sont endo- ou ectoparasites d’Arachnides ou d’insectes; mais ils ne
manifestent pas, comme les autres Térébrants
que nous venons d’étudier, de spécialisation nette
dans le choix de l’espèce qu’ils attaquent. Jls déposent leurs œufs soit dans le corps soit sur le
tégument de leur victime qu’ils atteignent alors
qu’elle se trouve dans ses refuges naturels, ou
bien quand elle s’abrite dans les tissus de certaines
plantes. La ponte de l’œuf est souvent précédée
d’une piqûre faite dans des centres nerveux; grâce
à cette piqûre, l’Ichneumon paralyse partiellement
ou totalement sa victime.
Les Térébrants adultes se nourrissent généralement de nectar et de pollen, mais les femelles
des Ichneumonidés s’alimentent, pour la plupart,
de l’hémclymphe et des tissus des Arthropodes
qu’elles attaquent. Lorsqu’elles ont retiré leur tarière de la blessure, elles sucent la gouttelette de
liquide qui en sort, et favorisent son expulsion en
élargissant le trou avec leurs mandibules.
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En bas: Des cocons de l’Hyménoptère parasite: ”Apanteles glomeratus”.
pouille, et filent un cocon serré de soie, jaune
soufre, d’où quelques jours plus tard sort l’adulte
de la nouvelle génération.
C’est sensiblement de la même manière que
se comporte une espèce très proche: Apanteles
galleriae, parasite de la Mite des ruches (Galleria
mellonélla), si fréquente dans les ruchers où elle
porte gravement préjudice à la cire des rayons.
C’est un autre comportement qu’offre cet autre
Braconidé qu’on appelle Habrobracon hebetor. Il
dépose ses œufs non dans le corps mais sur le
corps de sa victime, laquelle est la chenille
d’Ephestia kühniella, fléau des denrées alimentaires conservées dans les entrepôts. Les larves
d’Habrobracon, au nombre de cinq ou six sur
chaque chenille d’Ephestia, vivent en dehors de
celle-ci, mais sucent le liquide qui sort par les
blessures qu’elles pratiquent dans son tégument.
Les onze générations annuelles de ce Braconidé
portent un préjudice considérable à l’activité de
ce Papillon nuisible.
Deux Braconidés vivant avec les Fourmis méritent également qu’on les mentionne; ce sont
Menozzia formïcaria, qu’on trouve dans les nids
de Lasius fuliginosus et Myrmecobosca mandibularis, qui est l’hôte de Lasius niger. On ne sait pas
grand chose de leurs mœurs. On admet qu’en dépit
du fait qu’elles vivent en parasites sur des Pucerons, elles peuvent également tourner leur activité
contre des larves de Fourmis.
On mentionnera aussi les Térébrants appartenant au genre Macrocentrus. Leurs femelles sont
caractérisées par une tarière extrêmement longue;
ce sont les parasites de différentes espèces de
Papillons préjudiciables aux cultures; enfin, nous
citerons les Opius, parmi lesquels Opïus concolor
est un parasite endophage de la Mouche des olives
(Dacus oleae), extrêmement nuisible.
Les Ichneumonidés ou Ichneumons
La famille des Ichneumonidés comprend un
très grand nombre d’espèces dont les dimensions
sont des plus variables: à côté de formes réduites,
c’est aussi chez eux qu’on peut trouver les plus
grands de tous les Térébrants. L’aspect de leur
corps est généralement élancé; leur couleur peut
être noire, brune, rouge, jaune, souvent bigarrée
ou tachetée de blanc. Les antennes des adultes
sont longues et filiformes; la tarière de la femelle
est toujours d’une longueur considérable; à tel
point, quelquefois, qu’elle représente à elle seule
plus de la moitié de la longueur totale de l’individu.
Tous les Ichneumonidés sont endo- ou ectoparasites d’Arachnides ou d’insectes; mais ils ne
manifestent pas, comme les autres Térébrants
que nous venons d’étudier, de spécialisation nette
dans le choix de l’espèce qu’ils attaquent. Jls déposent leurs œufs soit dans le corps soit sur le
tégument de leur victime qu’ils atteignent alors
qu’elle se trouve dans ses refuges naturels, ou
bien quand elle s’abrite dans les tissus de certaines
plantes. La ponte de l’œuf est souvent précédée
d’une piqûre faite dans des centres nerveux; grâce
à cette piqûre, l’Ichneumon paralyse partiellement
ou totalement sa victime.
Les Térébrants adultes se nourrissent généralement de nectar et de pollen, mais les femelles
des Ichneumonidés s’alimentent, pour la plupart,
de l’hémclymphe et des tissus des Arthropodes
qu’elles attaquent. Lorsqu’elles ont retiré leur tarière de la blessure, elles sucent la gouttelette de
liquide qui en sort, et favorisent son expulsion en
élargissant le trou avec leurs mandibules.
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