Ci-dessus et ci-dessous: Deux aspects de la chasse d’un Pompile. Cet Hyménoptère, après avoir paralysé sa victime, généralement une Araignée,
la transporte dans son nid.
petite cellule pour y arracher leurs ailes et pondre leurs œufs. Ces Fourmis devront s’imposer de
pénibles sacrifices pour faire éclore la première
couvée et pour attendre que les premières ouvrières soient en état de travailler. Elles ne rejoignent
jamais un autre groupe et sont incapables de se
procurer leur nourriture. Elles commencent par
épuiser leurs réserves organiques représentées par
les graisses et les albuminoïdes, ainsi que par les
muscles alaires désormais inutiles; si ’Tétat d’urgence” se prolonge, elles utilisent une partie de
la nichée pour se nourrir elles-mêmes et sauver
le reste des larves.
Il peut aussi arriver que plusieurs femelles
s’égarent loin des ouvrières, et se rassemblent
pour unir leurs forces. Cette solidarité n’est basée
que sur le besoin; elle prend fin dès que les reines
peuvent acquérir une certaine indépendance grâce
à leurs progénitures respectives. Les plus faibles
sont alors chassées, ou même tuées, par les ouvrières des différentes nichées qui se sont entendues pour choisir une seule reine. La société des
Fourmis est en effet nettement monogyne bien
qu’il existe quelques exceptions représentées par
certaines espèces du genre Myrmica qui constituent des sociétés polygynes.
Les femelles qui ont suivi un petit groupe
d’ouvrières connaissent une existence extrêmement confortable. Elles vivent dans des chambres
spéciales, à l’abri des intempéries, et aussi protégées que possible contre les attaques éventuel192
la transporte dans son nid.
petite cellule pour y arracher leurs ailes et pondre leurs œufs. Ces Fourmis devront s’imposer de
pénibles sacrifices pour faire éclore la première
couvée et pour attendre que les premières ouvrières soient en état de travailler. Elles ne rejoignent
jamais un autre groupe et sont incapables de se
procurer leur nourriture. Elles commencent par
épuiser leurs réserves organiques représentées par
les graisses et les albuminoïdes, ainsi que par les
muscles alaires désormais inutiles; si ’Tétat d’urgence” se prolonge, elles utilisent une partie de
la nichée pour se nourrir elles-mêmes et sauver
le reste des larves.
Il peut aussi arriver que plusieurs femelles
s’égarent loin des ouvrières, et se rassemblent
pour unir leurs forces. Cette solidarité n’est basée
que sur le besoin; elle prend fin dès que les reines
peuvent acquérir une certaine indépendance grâce
à leurs progénitures respectives. Les plus faibles
sont alors chassées, ou même tuées, par les ouvrières des différentes nichées qui se sont entendues pour choisir une seule reine. La société des
Fourmis est en effet nettement monogyne bien
qu’il existe quelques exceptions représentées par
certaines espèces du genre Myrmica qui constituent des sociétés polygynes.
Les femelles qui ont suivi un petit groupe
d’ouvrières connaissent une existence extrêmement confortable. Elles vivent dans des chambres
spéciales, à l’abri des intempéries, et aussi protégées que possible contre les attaques éventuel192
