les; elles peuvent prendre un peu d’exercice, mais
n’ont pas le droit de gagner les galeries périphériques. Les ouvrières se massent sur le passage
de la reine pour l’empêcher de s’éloigner des salles de ponte. Sans trêve, elles la lèchent, la brossent, la caressent, lui offrent de la nourriture et
lui apportent les sucs les plus choisis. Leur surveillance ne se relâche que lorsque la reine est
devenue presque impotente, quand son abdomen
est gonflé d’œufs.
La fonction des femelles se borne donc à la
procréation. On leur demande de pondre des œufs
en grandes quantités, mais on les soulage de toutes les fatigues et de toutes les préoccupations que
comporte l’élevage de la progéniture. Ce sont les
ouvrières qui consacrent toutes leurs journées aux
soins des œufs, des larves et des nymphes, puis
à l’éducation des nouvelles-nées dont elles feront
des travailleuses compétentes.
La reine donc, sous la surveillance attentive
des ouvrières, pond de petits groupes d’œufs allongés, d’un blanc jaunâtre, qui gonfleront par
la suite, en s’incurvant à une extrémité et en prenant un aspect vitreux. Aussitôt qu’ils sont pondus, les ouvrières s’en emparent, les lèchent soigneusement, et les rangent dans des chambres
spécialement aménagées pour l’incubation. Ils
éclosent au bout d’une quinzaine de jours, donnant naissance à une larve au corps diaphane,
presque transparent, présentant nettement les
segments caractéristiques, et une tête où la bouche apparaît comme une sorte de tube rétractile.
Les ouvrières spécialisées comme nourrices prennent ces larves sous leur protection. Elles les
lèchent encore, et dégurgitent dans leur bouche
l’aliment prédigéré dont nous avons parlé plus
Ci-dessus et ci-dessous: ”Eumenes papillarus” achevant et masquant son nid. Contrairement à ce que font les autres Vespidés, ces Hyménoptères mènent une vie
solitaire; ils font leurs nids dans les interstices des murs, dans les crevasses des
rochers ou dans des refuges souterrains rudimentaires.
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n’ont pas le droit de gagner les galeries périphériques. Les ouvrières se massent sur le passage
de la reine pour l’empêcher de s’éloigner des salles de ponte. Sans trêve, elles la lèchent, la brossent, la caressent, lui offrent de la nourriture et
lui apportent les sucs les plus choisis. Leur surveillance ne se relâche que lorsque la reine est
devenue presque impotente, quand son abdomen
est gonflé d’œufs.
La fonction des femelles se borne donc à la
procréation. On leur demande de pondre des œufs
en grandes quantités, mais on les soulage de toutes les fatigues et de toutes les préoccupations que
comporte l’élevage de la progéniture. Ce sont les
ouvrières qui consacrent toutes leurs journées aux
soins des œufs, des larves et des nymphes, puis
à l’éducation des nouvelles-nées dont elles feront
des travailleuses compétentes.
La reine donc, sous la surveillance attentive
des ouvrières, pond de petits groupes d’œufs allongés, d’un blanc jaunâtre, qui gonfleront par
la suite, en s’incurvant à une extrémité et en prenant un aspect vitreux. Aussitôt qu’ils sont pondus, les ouvrières s’en emparent, les lèchent soigneusement, et les rangent dans des chambres
spécialement aménagées pour l’incubation. Ils
éclosent au bout d’une quinzaine de jours, donnant naissance à une larve au corps diaphane,
presque transparent, présentant nettement les
segments caractéristiques, et une tête où la bouche apparaît comme une sorte de tube rétractile.
Les ouvrières spécialisées comme nourrices prennent ces larves sous leur protection. Elles les
lèchent encore, et dégurgitent dans leur bouche
l’aliment prédigéré dont nous avons parlé plus
Ci-dessus et ci-dessous: ”Eumenes papillarus” achevant et masquant son nid. Contrairement à ce que font les autres Vespidés, ces Hyménoptères mènent une vie
solitaire; ils font leurs nids dans les interstices des murs, dans les crevasses des
rochers ou dans des refuges souterrains rudimentaires.
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