Fourmi capturée par une plante carnivore C’Drosera”). Les Fourmis ont de nombreux ennemis. Quelques Mammifères s’en nourrissent, comme les Fourmiliers, les Oryctéropes et les Pangolins; mais elles doivent également craindre
de nombreux animaux insectivores, et quelques espèces végétales, comme le montre cette photographie.
intelligence plus aiguë et d’un esprit plus pratique, elles prennent toutes les décisions concernant la construction du nid ou les déplacements
nécessair .s; elles vont même jusqu’à commander
de nouveaux enlèvements de main-d’œuvre étrangère quand le besoin s’en fait sentir.
Les enlèvements de futures ouvrières sont
d’ailleurs l’une des principales causes des combats de Fourmis, l’autre étant le rapt des Pucerons.
Les Fourmis qui ont été volées se lancent immédiatement à l’attaque ou se livrent à de féroces
représailles; les champs de bataille sont couverts
de cadavres, de corps mutilés, et de Pucerons dispersés dont les Fourmis survivantes s’emparent
en grande hâte.
Les combats de Fourmis n’ont cependant pas
toujours de causes précises; pour qu’ils surviennent, il suffit bien souvent de l’antagonisme existant entre deux tribus voisines qui, par suite
d’agrandissement successifs, se sont trouvées trop
rapprochées.
L’assaillant ne réussit pas toujours à surprendre ses victimes. Dès que la tribu menacée s’aperçoit de l’approche du danger, elle abandonne toutes ses activités habituelles. Une équipe d’ouvrières se charge de mettre la reine, les œufs et la
nichée en lieu sûr, dans les chambres les plus
profondes, et tout le reste de la population active se masse près des ouvertures.
Bien entendu, ces précautions s’avèrent parfois insuffisantes, surtout quand il s’agit de repousser l’attaque d’une armée nombreuse et aguerrie, comme celle des Fourmis amazones par exemple. Celles-ci se montrent les Fourmis guerrières
les plus organisées. Quand elles veulent attaquer,
elles sortent toutes ensemble de leur citadelle et
forment une longue colonne qui se dirige vers la
fourmilière choisie, en progressant d’une manière
tout à fait caractéristique: de temps en temps,
les soldats placés au milieu des premières rangées ralentissent et se laissent dépasser par ceux
qui marchent à côté d’eux. Il s’établit donc un
échange continuel entre l’avant-garde, le centre
et l’arrière-garde. En procédant ainsi, les Fourmis cherchent probablement à maintenir le contact entre tous les combattants. Aux abords de
la fourmilière ennemie, la colonne se disperse et,
par groupes compacts, les soldats forcent les différentes entrées, coupant la tête d’un coup sec de
mandibules, à tous ceux qui leur résistent.
La panique s’empare de la forteresse envahie.
Dans une terrible confusion, les ouvrières essaient
encore d’emporter les œufs et la nichée ou de
transporter la reine trop lourde pour fuir. Mais
tous leurs efforts sont vains, surtout quand elles
appartiennent à l’espèce Formica fusca, craintive
et peu faite pour le combat; elles assistent alors,
impuissantes, à l’enlèvement de la progéniture.
Formica cunicularia est plus hardie et plus
belliqueuse; elle se défend avec acharnement et
va même jusqu’à poursuivre les ravisseurs, essayant de leur arracher leur butin, et y réussissant quelquefois.
L’assaut peut être donné deux ou trois fois
dans la même journée, mais dans ces conditions,
les Amazones rencontrent de plus en plus de difficultés; en effet, tandis qu’elles emportent leurs
premiers butins dans leur propre nid, les victimes en profitent pour fortifier la place.
Les Formica sanguinea se contentent d’un mo190
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