vage des Insectes qu’elles exploitent, et des "serres” pour la culture des champignons.
De plus, quelles que soient sa forme et sa situation, toute fourmilière est une véritable forteresse: l’accès en est protégé par un labyrinthe
compliqué de couloirs dont les ouvertures extérieures sont habilement masquées et constamment gardées par des sentinelles.
Les nids souterrains sont visibles à la surface
du sol car la terre provenant du creusement, et
les détritus végétaux, les coiffent de monticules
plus ou moins élevés. Chaque monticule est comme la coupole d’un gratte-ciel souterrain comportant parfois une quarantaine d’étages et s’enfonçant jusqu’à cinquante centimètres de profondeur. A travers la coupole, non tassée et perforée de trous d’aération, une faible lumière pénètre jusqu’aux étages supérieurs; les étages inférieurs sont plongés dans une obscurité complète. Toute la construction montre que les Fourmis connaissent aussi bien le métier de maçon
que celui de mineur. Elles ne se contentent pas
de soutenir les voûtes et les cloisons avec des
brins de paille ou des aiguilles de pin, elles
préparent aussi une sorte de ciment, en travaillant de la terre avec de l’eau de pluie, et fabriquent de petites boules qui serviront à construire
des piliers et des étais. Les ouvertures sont placées à la périphérie; pendant la nuit, et quand
survient une pluie violente, elles sont protégées
par de la terre et des feuilles.
La fourmilière n’est jamais terminée, et tous
les membres de la société s’affairent continuellement, jusqu’aux nouveaux-nés qui doivent apprendre l’art difficile de la construction.
Au fur et à mesure que la communauté s’accroît, il faut effectuer des travaux d’agrandissement; les galeries s’étendent de plus en plus et
deviennent de plus en plus compliquées, menant
Ci-dessus: fourmilière établie à la base d’un vieux tronc. Ci-dessous: ”dôme” surmontant un nid de Fourmis rouges; il est constitué de terre et de détritus végétaux.
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De plus, quelles que soient sa forme et sa situation, toute fourmilière est une véritable forteresse: l’accès en est protégé par un labyrinthe
compliqué de couloirs dont les ouvertures extérieures sont habilement masquées et constamment gardées par des sentinelles.
Les nids souterrains sont visibles à la surface
du sol car la terre provenant du creusement, et
les détritus végétaux, les coiffent de monticules
plus ou moins élevés. Chaque monticule est comme la coupole d’un gratte-ciel souterrain comportant parfois une quarantaine d’étages et s’enfonçant jusqu’à cinquante centimètres de profondeur. A travers la coupole, non tassée et perforée de trous d’aération, une faible lumière pénètre jusqu’aux étages supérieurs; les étages inférieurs sont plongés dans une obscurité complète. Toute la construction montre que les Fourmis connaissent aussi bien le métier de maçon
que celui de mineur. Elles ne se contentent pas
de soutenir les voûtes et les cloisons avec des
brins de paille ou des aiguilles de pin, elles
préparent aussi une sorte de ciment, en travaillant de la terre avec de l’eau de pluie, et fabriquent de petites boules qui serviront à construire
des piliers et des étais. Les ouvertures sont placées à la périphérie; pendant la nuit, et quand
survient une pluie violente, elles sont protégées
par de la terre et des feuilles.
La fourmilière n’est jamais terminée, et tous
les membres de la société s’affairent continuellement, jusqu’aux nouveaux-nés qui doivent apprendre l’art difficile de la construction.
Au fur et à mesure que la communauté s’accroît, il faut effectuer des travaux d’agrandissement; les galeries s’étendent de plus en plus et
deviennent de plus en plus compliquées, menant
Ci-dessus: fourmilière établie à la base d’un vieux tronc. Ci-dessous: ”dôme” surmontant un nid de Fourmis rouges; il est constitué de terre et de détritus végétaux.
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