Ouvrière (à gauche) nourrissant un mâle (à droite).
cipales sont: la race allemande ou noire, qui est
d’un brun foncé, la race grecque ou cypriote,
reconnaissable à sa belle couleur jaune, la race
caucasienne qui ne pique pas, et enfin, la race
italienne (Apis mellifica lïgustica), considérée
comme la plus active et la plus prolifique.
Les Abeilles vivent en sociétés permanentes,
matriarcales, groupées autour d’une seule femelle
féconde, la reine, entourée des ouvrières qui,
vouées au travail, sont toutes stériles. Les mâles
n’apparaissent que pendant le temps nécessaire
à la fécondation; ensuite, ils meurent de mort
naturelle, ou sont tués par les ouvrières. Dans
une ruche groupant de 10 000 à 50 000 individus,
trois castes sont donc représentées: la reine, qui
est unique, les mâles, au nombre d’une centaine,
et les ouvrières, divisées en différentes catégories
suivant les tâches à accomplir.
La reine, plus grosse que les autres membres
de la colonie, a un abdomen volumineux qui dépasse de beaucoup l’extrémité de ses ailes. A distance, elle se reconnaît à son odeur, et à son
bourdonnement particulier qui a reçu le nom de
”chant royal”. Sa courte trompe est à peine capable de fonctionner, et les corbeilles de ses
pattes postérieures sont rudimentaires. Chargée
de perpétuer l’espèce, elle n’existe que pour remplir une seule tâche: pondre des œufs. On a calculé qu’elle en pond en moyenne de 2 500 à 3 000
par jour, c’est-à-dire, de 1 à 2 millions au cours
de son existence. Pivot de la colonie et cependant
esclave, elle règne mais ne commande pas. Les
ouvrières l’entourent de beaucoup de sollicitude.
Quand apparaît une remplaçante, la vieille
reine est obligée de s’en aller, sinon les ouvrières
la tuent. Une reine peut pondre des œufs non fécondés avant le vol nuptial (âge virginal); quand
ce vol a eu lieu, elle vit une période de grande
activité qui dure trois ans (âge maternel) ; ensuite,
sa fécondité décroît. Les œufs pondus pendant la
période virginale et la période sénile (après
trois ans) ne produisent que des mâles; les œufs
fécondés (âge maternel) donnent naissance à des
femelles qui deviendront des reines ou des ouvrières suivant l’alimentation qu’elles recevront
pendant leur vie larvaire.
La larve royale bénéficie d’un traitement de
choix: cellule plus spacieuse, et alimentation à
base de gelée royale, substance gélatineuse sécrétée par les glandes labiales. Les autres larves
ne reçoivent de la gelée royale que pendant les
trois premiers jours de leur vie.
Les mâles, encore appelés ”Faux Bourdons”,
vivent en parasites et ne sont tolérés que parce
que l’un d’entre eux fécondera la reine; ils sont
tous massacrés ou chassés aussitôt après le vol
nuptial. De forme grossière, ils se reconnaissent
à leur robuste thorax et à leur tête presque envahie par les yeux. Leur taille est intermédiaire
entre celle de la reine et celle des ouvrières, et
leurs ailes sont aussi longues que leur abdomen.
Ils sont dépourvus d’aiguillon, de brosse et de
corbeille, et leur courte trompe est inutilisable.
Par contre, tous ces organes sont parfaitement
développés chez les ouvrières, reconnaissables à
leur petite taille (14-15 mm.) et à leurs yeux bien
écartés. Elles ont des ailes transparentes, aussi
longues que leur abdomen, et un corps très mince,
mais bien organisé pour le vol et la récolte du
pollen.
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cipales sont: la race allemande ou noire, qui est
d’un brun foncé, la race grecque ou cypriote,
reconnaissable à sa belle couleur jaune, la race
caucasienne qui ne pique pas, et enfin, la race
italienne (Apis mellifica lïgustica), considérée
comme la plus active et la plus prolifique.
Les Abeilles vivent en sociétés permanentes,
matriarcales, groupées autour d’une seule femelle
féconde, la reine, entourée des ouvrières qui,
vouées au travail, sont toutes stériles. Les mâles
n’apparaissent que pendant le temps nécessaire
à la fécondation; ensuite, ils meurent de mort
naturelle, ou sont tués par les ouvrières. Dans
une ruche groupant de 10 000 à 50 000 individus,
trois castes sont donc représentées: la reine, qui
est unique, les mâles, au nombre d’une centaine,
et les ouvrières, divisées en différentes catégories
suivant les tâches à accomplir.
La reine, plus grosse que les autres membres
de la colonie, a un abdomen volumineux qui dépasse de beaucoup l’extrémité de ses ailes. A distance, elle se reconnaît à son odeur, et à son
bourdonnement particulier qui a reçu le nom de
”chant royal”. Sa courte trompe est à peine capable de fonctionner, et les corbeilles de ses
pattes postérieures sont rudimentaires. Chargée
de perpétuer l’espèce, elle n’existe que pour remplir une seule tâche: pondre des œufs. On a calculé qu’elle en pond en moyenne de 2 500 à 3 000
par jour, c’est-à-dire, de 1 à 2 millions au cours
de son existence. Pivot de la colonie et cependant
esclave, elle règne mais ne commande pas. Les
ouvrières l’entourent de beaucoup de sollicitude.
Quand apparaît une remplaçante, la vieille
reine est obligée de s’en aller, sinon les ouvrières
la tuent. Une reine peut pondre des œufs non fécondés avant le vol nuptial (âge virginal); quand
ce vol a eu lieu, elle vit une période de grande
activité qui dure trois ans (âge maternel) ; ensuite,
sa fécondité décroît. Les œufs pondus pendant la
période virginale et la période sénile (après
trois ans) ne produisent que des mâles; les œufs
fécondés (âge maternel) donnent naissance à des
femelles qui deviendront des reines ou des ouvrières suivant l’alimentation qu’elles recevront
pendant leur vie larvaire.
La larve royale bénéficie d’un traitement de
choix: cellule plus spacieuse, et alimentation à
base de gelée royale, substance gélatineuse sécrétée par les glandes labiales. Les autres larves
ne reçoivent de la gelée royale que pendant les
trois premiers jours de leur vie.
Les mâles, encore appelés ”Faux Bourdons”,
vivent en parasites et ne sont tolérés que parce
que l’un d’entre eux fécondera la reine; ils sont
tous massacrés ou chassés aussitôt après le vol
nuptial. De forme grossière, ils se reconnaissent
à leur robuste thorax et à leur tête presque envahie par les yeux. Leur taille est intermédiaire
entre celle de la reine et celle des ouvrières, et
leurs ailes sont aussi longues que leur abdomen.
Ils sont dépourvus d’aiguillon, de brosse et de
corbeille, et leur courte trompe est inutilisable.
Par contre, tous ces organes sont parfaitement
développés chez les ouvrières, reconnaissables à
leur petite taille (14-15 mm.) et à leurs yeux bien
écartés. Elles ont des ailes transparentes, aussi
longues que leur abdomen, et un corps très mince,
mais bien organisé pour le vol et la récolte du
pollen.
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