La musculature se compose presque exclusivement de muscles striés s’insérant sur les apodèmes,
proéminences internes de l’exosquelette.
La cuirasse qui représente une excellente protection pourrait devenir une prison et s’opposer
à la croissance si les Arthropodes ne changeaient
périodiquement de peau, ou pour mieux dire, s’ils
n’accomplissaient une mue. Périodiquement en effet, l’exosquelette se détache de l’épiderme, il
constitue la dépouille ou mue qui tombe tout d’une
pièce. Le corps reste mou et grandit jusqu’à ce
que durcisse la nouvelle couche de chitine. C’est
dire évidemment que la croissance des Arthropodes se déroule par paliers coïncidant avec les mues.
Celles-ci sont plus ou moins fréquentes. Il convient de préciser que cette croissance discontinue
se manifeste encore à l’âge adulte chez les Crustacés, mais que chez les Insectes, les mues ne n’observent qu’aux stades larvaires.
L’appareil digestif des Arthropodes s’ouvre aux
deux extrémités du corps. En avant se trouve la
cavité buccale revêtue de chitine et entourée des
appendices céphaliques servant à la préhension
et à la mastication des aliments; le tube digestif
aboutit à l’anus. Ce tube digestif peut être divisé
en trois parties: une partie antérieure (stomodaeum), qui comprend la cavité buccale, l’oesophage, une partie médiane (mesenteron), d’origine
endodermique, formant l’estomac glandulaire, et
une partie postérieure nommée proctodaeum ou
intestin terminal. Les Arthropodes sont encore
munis de glandes salivaires ou labiales, d’un hépato-pancréas sécrétant les enzymes digestives du
mésenteron, et de glandes anales produisant, chez
de nombreux Insectes, des substances malodorantes.
Les glandes antennaires et maxillaires des Crustacés et les glandes coxales des Arachnides seraient des organes excréteurs; chez les Insectes et
les Myriapodes, l’élimination se fait par les tubes
de Malpighi qui débouchent dans la première partie de l’intestin terminal.
L’appareil circulatoire, de structure très simplifiée, comprend un coeur occupant une position
dorsale par rapport au tube digestif, et des artères et des veines incomplètes. Les muscles alaires,
insérés sur la face externe de la paroi cardiaque,
provoquent les contractions du coeur; celui-ci
chasse dans les artères le liquide sanguin qui se
répand dans la cavité générale du corps où il est
mis directement en contact avec les organes. Ensuite, le sang revient dans le sinus péricardique
ou pericardium, cavité qui entoure le coeur, puis,
par de petits orifices appelés ostioles, il pénètre
dans le coeur lui-même pour recommencer son
cycle. Une telle circulation est dite « ouverte » ou
« lacunaire », parce que le sang (ou hémolymphe)
n’est pas constamment contenu dans des vaisseaux.
Certains Arthropodes ont un sang qui contient
de l’hémoglobine. Il joue un rôle respiratoire. Chez
les autres, le sang ne renferme que de Yhémocyanine dont le rôle respiratoire est faible. C’est
en particulier le cas des Insectes où le sang a
essentiellement un rôle nutritif.
Par conséquent un tel type d’appareil circulatoire paraît médiocre; aussi, son rôle doit-il être
compensé par celui d’un appareil respiratoire des
plus efficaces. Si l’oxygène indispensable n’est pas
apporté aux différents organes par le liquide circulant, il doit leur parvenir par un autre moyen.
Chez les Arthropodes terrestres, l’oxygène nécessaire est canalisé dans un système de trachées,
sortes d’arborescences remplies d’air (chez les
Détail d’un oeil d’insecte. L’oeil est composé de milliers d’unités visuelles: les
”omnatidies”, comprenant chacune une petite cornée et une petite rétine. Les images
reçues par chaque élément peuvent se juxtaposer en formant une mosaïque d’autant
d’images partielles, ou se superposer pour donner une image unique.
Embranchement
SousClasse
embranchement
161
proéminences internes de l’exosquelette.
La cuirasse qui représente une excellente protection pourrait devenir une prison et s’opposer
à la croissance si les Arthropodes ne changeaient
périodiquement de peau, ou pour mieux dire, s’ils
n’accomplissaient une mue. Périodiquement en effet, l’exosquelette se détache de l’épiderme, il
constitue la dépouille ou mue qui tombe tout d’une
pièce. Le corps reste mou et grandit jusqu’à ce
que durcisse la nouvelle couche de chitine. C’est
dire évidemment que la croissance des Arthropodes se déroule par paliers coïncidant avec les mues.
Celles-ci sont plus ou moins fréquentes. Il convient de préciser que cette croissance discontinue
se manifeste encore à l’âge adulte chez les Crustacés, mais que chez les Insectes, les mues ne n’observent qu’aux stades larvaires.
L’appareil digestif des Arthropodes s’ouvre aux
deux extrémités du corps. En avant se trouve la
cavité buccale revêtue de chitine et entourée des
appendices céphaliques servant à la préhension
et à la mastication des aliments; le tube digestif
aboutit à l’anus. Ce tube digestif peut être divisé
en trois parties: une partie antérieure (stomodaeum), qui comprend la cavité buccale, l’oesophage, une partie médiane (mesenteron), d’origine
endodermique, formant l’estomac glandulaire, et
une partie postérieure nommée proctodaeum ou
intestin terminal. Les Arthropodes sont encore
munis de glandes salivaires ou labiales, d’un hépato-pancréas sécrétant les enzymes digestives du
mésenteron, et de glandes anales produisant, chez
de nombreux Insectes, des substances malodorantes.
Les glandes antennaires et maxillaires des Crustacés et les glandes coxales des Arachnides seraient des organes excréteurs; chez les Insectes et
les Myriapodes, l’élimination se fait par les tubes
de Malpighi qui débouchent dans la première partie de l’intestin terminal.
L’appareil circulatoire, de structure très simplifiée, comprend un coeur occupant une position
dorsale par rapport au tube digestif, et des artères et des veines incomplètes. Les muscles alaires,
insérés sur la face externe de la paroi cardiaque,
provoquent les contractions du coeur; celui-ci
chasse dans les artères le liquide sanguin qui se
répand dans la cavité générale du corps où il est
mis directement en contact avec les organes. Ensuite, le sang revient dans le sinus péricardique
ou pericardium, cavité qui entoure le coeur, puis,
par de petits orifices appelés ostioles, il pénètre
dans le coeur lui-même pour recommencer son
cycle. Une telle circulation est dite « ouverte » ou
« lacunaire », parce que le sang (ou hémolymphe)
n’est pas constamment contenu dans des vaisseaux.
Certains Arthropodes ont un sang qui contient
de l’hémoglobine. Il joue un rôle respiratoire. Chez
les autres, le sang ne renferme que de Yhémocyanine dont le rôle respiratoire est faible. C’est
en particulier le cas des Insectes où le sang a
essentiellement un rôle nutritif.
Par conséquent un tel type d’appareil circulatoire paraît médiocre; aussi, son rôle doit-il être
compensé par celui d’un appareil respiratoire des
plus efficaces. Si l’oxygène indispensable n’est pas
apporté aux différents organes par le liquide circulant, il doit leur parvenir par un autre moyen.
Chez les Arthropodes terrestres, l’oxygène nécessaire est canalisé dans un système de trachées,
sortes d’arborescences remplies d’air (chez les
Détail d’un oeil d’insecte. L’oeil est composé de milliers d’unités visuelles: les
”omnatidies”, comprenant chacune une petite cornée et une petite rétine. Les images
reçues par chaque élément peuvent se juxtaposer en formant une mosaïque d’autant
d’images partielles, ou se superposer pour donner une image unique.
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