Insectes) ou par des poumons (Arachnides). Ces
derniers sont des vésicules formées par des invaginations du tégument; ils possèdent des. parois
très riches en vaisseaux sanguins et communiquent avec l’extérieur par de petits orifices appelés stigmates. Les trachées sont de petits canaux ramifiés, revêtus de chitine et renforcés par
des épaississements en forme d’anneaux ou de
spirales; elles prennent naissance au niveau des
stigmates, ouvertures placées sur les côtés du
corps, et s’amenuisent au fur et à mesure qu’elles
se ramifient, comme des capillaires, à l’intérieur
des tissus et jusque dans les cellules.
Les Arthropodes aquatiques qui captent l’oxygène dissous dans l’eau sont munis de branchies
habituellement fixées à la base de certains appendices. Ces branchies sont directement en contact
avec l’eau.
Le système nerveux, formé de ganglions successifs et occupant une position ventrale, présente
un grand développement des ganglions antérieurs
(cérébroïdes et sous-oesophagiens). Les ganglions
cérébroïdes sont en relation avec les yeux et sont
le centre des fonctions nerveuses les plus complexes, particulièrement développées chez les Insectes
sociaux. Des ganglions cérébroïdes partent aussi
des nerfs qui se dirigent vers les antennules et les
antennes des Crustacés, vers les antennes des Insectes ou vers les chélicères des Arachnides. La
masse ganglionnaire sous-oesophagienne s’unit aux
ganglions cérébroïdes par deux connectifs qui
forment le collier oesophagien. Le reste du système nerveux est représenté par une chaîne ganglionnaire ventrale formée d’une paire de ganglions par métamère et dont l’aspect évoque celui
d’une « corde à noeuds ».
Parmi les organes des sens, il faut signaler des
organes acoustiques, peu développés, et des zones
tactiles, répandues sur tout le corps, portant des
soies dont les bases communiquent avec des terminaisons nerveuses. Les sens les plus développés
sont ceux de la vue et de l’olfaction. Les organes
olfactifs, extrêmement importants chez certains
Lépidoptères nocturnes par exemple, sont généralement situés au niveau des antennes. Quant
aux yeux dont la physiologie présente un grand
intérêt, il en existe deux types: les yeux simples
ou « ocelles », et les yeux composés. Comme l’indique leur nom, les seconds sont constitués d’éléments juxtaposés plus ou moins nombreux, appelés omnatidies (un seul chez certaines Fourmis,
mais pouvant aller jusqu’à trente mille chez quelques Libellules).
Dans l’étude des Arthropodes, nous laisserons
de côté les formes fossiles, et nous diviserons ces
Invertébrés en trois sous-embranchements: Trachéates, Chélicérates et Branchiates. Les Trachéates groupent les Arthropodes munis d’une seule
paire d’antennes et de trachées tubulaires, c’est-àdire: les Insectes, les Chilopodes et les Myriapodes;
les Chélicérates englobent les animaux dépourvus
d’antennes, et munis de trachées lamellaires ou
tubulaires et de chélicères c’est-à-dire: les Pycnogonides ou Pantopodes, les Mérostomes et les
Arachnides; enfin, les Branchiates ne comprennent
que les Crustacés, possédant deux paires d’antennes et dont la respiration est branchiale. Il
faut signaler toutefois qu’un autre mode de classification est aussi utilisé. Ainsi, les Crustacés sont
parfois réunis aux Myriapodes et aux Insectes,
dans le sous-embranchement des Mandibulates ou
Antennates.
Les Insectes
Les Insectes, ou Hexapodes, forment un monde
beaucoup plus important, par le nombre, que l’ensemble de tous les autres êtres vivants. 800 000
espèces environ ont été étudiées jusqu’à présent
mais le nombre des espèces vivantes s’élève probablement à 4 ou 5 millions.
Comme l’indiquent leur nom latin: insecta, et
leur nom grec: entoma (lequel a donné naissance
au terme d’Entomologie qui désigne l’étude des
Insectes), les Insectes sont des animaux segmentés.
Tous les Arthropodes Trachéates qui ont le corps
divisé en trois régions, qui portent sur la tête une
seule paire d’antennes, et sur le thorax trois paires
de pattes (d’où le nom d’Hexapodes) sont des
Insectes.
Chez ces animaux, la tête, qui ne présente
aucune trace de segmentation, sinon à l’état embryonnaire, a l’aspect d’une boîte aux parois dures.
Les appendices céphaliques sont constitués par une
paire d’antennes et par trois paires d’appendices
buccaux ou pièces buccales: les mandibules, les
premières maxilles, munies de palpes maxillaires,
et les secondes maxilles, soudées pour former le
labium ou lèvre inférieure munie de palpes labiaux. Bien entendu, tous les Insectes n’ont pas le
même appareil buccal; celui-ci se modifie en effet
suivant le régime alimentaire. L’appareil masticateur ou broyeur est l’apanage des Insectes qui
se nourrissent de substances dures comme les
feuilles ou le bois (Coléoptères, Orthoptères) ;
l’appareil masticateur-lécheur sert pour les substances molles ou pulvérulentes; les Insectes qui
se nourrissent de liquide (Lépidoptères, Hyménoptères) ont un appareil lécheur ou suceur; enfin,
ceux qui prélèvent le sang des animaux ou la sève
des végétaux (Diptères, Hémiptères, Anoploures)
ont un appareil piqueur et suceur.
Le thorax des Insectes est divisé en trois segments: prothorax, mésothorax et métathorax, portant chacun une paire de pattes. Celles-ci sont
formées des parties suivantes: une hanche ou
coxa et un trochanter assez courts, un fémur et
un tibia généralement allongés, un tarse habituellement composé de cinq articles, et un prétarse
ou empodium muni d’une ou, plus souvent, de
deux griffes.
Les deux derniers segments thoraciques portent également une paire d’ailes chacun. Les ailes
sont des replis cutanés du mésothorax et du métathorax, et elles s’articulent dorsalement entre les
pleurites et le tergite. Elles peuvent être réduites
ou absentes, mais, quand elles existent, elles sont
généralement membraneuses et soutenues par des
nervures dont la disposition prend une grande importance en systématique. Enfin, elles peuvent être
toutes semblables, ou différer par leur structure
et leur grandeur. Chez les Insectes dits Paléoptères
(Insectes aux ailes primitives) elles restent étendues et découvertes même au repos; chez les Néoptères, elles se replient en arrière, et les ailes
antérieures, plus dures, protègent les postérieures.
Chez les Diptères, les ailes postérieures se transforment en balanciers, c’est-à-dire en organes d’équilibration. Chez certaines espèces aquatiques,
les ailes servent à la nage, et chez d’autres, elles
jouent un rôle important dans la reproduction. Les
mouvements de l’aile sont probablement produits
par les vibrations de la lame de l’exosquelette sur
laquelle elle s’articule. La puissante musculature
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