Les Arthropodes
Ces deux photographies donnent deux exemples de ”mue”: en haut, chez La Libellule,
et au-dessous, chez la Cigale. Tous les Arthropodes ont le corps enfermé dans un
exosquelette rigide; au cours de leur croissance, ils doivent subir une série de mues
grâce auxquelles ils se débarrassent de leur dépouille, ce qui leur permet de revêtir
ensuite une plus grande cuirasse.
L’embranchement des Arthropodes groupe, à
lui seul, 80 % des espèces animales connues. Il
occupe une place particulièrement importante parmi les Invertébrés non seulement parce qu’il contient le plus grand nombre de représentants, mais
encore parce que ces derniers présentent un degré
de perfectionnement organique extrêmement élevé.
Les Arthropodes (du grec: « pieds articulés »)
sont des Métazoaires à symétrie bilatérale, dont
le corps, segmenté, est revêtu de chitine et porte
des appendices articulés.
Ce sont des animaux dont le corps est métamérisé. Par « métamérie », on entend la succession le
long de l’axe longitudinal du corps, de parties qui
se répètent. La métamérie est dite « homonome »
quand les segments, ou métamères, sont tous identiques, exception faite pour le premier et le dernier; elle est dite « hétéronome » quand certains
segments des différentes parties du corps se regroupent pour se différencier en formant les unités
d’ordre supérieur telles que les régions céphalique,
thoracique, abdominale. Très fréquemment, dans
ce dernier cas, la métamérie ne peut être décelée
que grâce à la présence des appendices, dont la
structure, la taille et les fonctions sont différentes.
Chaque segment porte deux appendices. Ces appendices peuvent avoir un rôle sensoriel (antennes
et antennules), masticateur (mandibules, maxilles), préhensile (pinces), locomoteur (pattes proprement dites), ou reproducteur (organes d’accouplement) ; tous cependant peuvent être ramenés
à un modèle unique ayant toujours la même origine, modèle « standard » constitué d’un segment
basal (protopodite) sur lequel s’insèrent deux
branches, l’une externe (exopodite), l’autre interne (endopodite). Sur certains appendices s’ajoutent parfois des organes respiratoires (épipodites).
Certains auteurs considèrent cet appendice bifurqué, particulièrement évident chez les Crustacés,
comme le membre primitif des Arthropodes; d’autres, cependant, pensent que la forme primitive
était un appendice constitué par un seul axe, comme celui que l’on observe chez les Insectes actuels.
Tous les Arthropodes sont revêtus d’une couche
de chitine plus ou moins épaisse et plus ou moins
dure. La chitine (du grec: chiton: tunique) est
sécrétée par les cellules épithéliales, et constitue
un véritable squelette appelé « exosquelette »,
c’est-à-dire: squelette externe. Ce revêtement peut
être imprégné de sels calcaires, coloré par des
pigments, et recouvert de soies, de poils, d’écailles
ou d’épines, etc. Autour de chacun des segments
du corps, la chitine forme un anneau comprenant:
une partie dorsale (tergite), une partie ventrale
(sternite), et deux latérales (les pleurites). Deux
métamères successifs sont reliés par une fine membrane permettant les mouvements du corps. Les
appendices eux-mêmes comprennent un certain
nombre d’articles reliés les uns aux autres de la
même manière. La région antérieure du corps
porte le nom d’acron. A l’opposé le pygidium représente la partie terminale.
160
Ces deux photographies donnent deux exemples de ”mue”: en haut, chez La Libellule,
et au-dessous, chez la Cigale. Tous les Arthropodes ont le corps enfermé dans un
exosquelette rigide; au cours de leur croissance, ils doivent subir une série de mues
grâce auxquelles ils se débarrassent de leur dépouille, ce qui leur permet de revêtir
ensuite une plus grande cuirasse.
L’embranchement des Arthropodes groupe, à
lui seul, 80 % des espèces animales connues. Il
occupe une place particulièrement importante parmi les Invertébrés non seulement parce qu’il contient le plus grand nombre de représentants, mais
encore parce que ces derniers présentent un degré
de perfectionnement organique extrêmement élevé.
Les Arthropodes (du grec: « pieds articulés »)
sont des Métazoaires à symétrie bilatérale, dont
le corps, segmenté, est revêtu de chitine et porte
des appendices articulés.
Ce sont des animaux dont le corps est métamérisé. Par « métamérie », on entend la succession le
long de l’axe longitudinal du corps, de parties qui
se répètent. La métamérie est dite « homonome »
quand les segments, ou métamères, sont tous identiques, exception faite pour le premier et le dernier; elle est dite « hétéronome » quand certains
segments des différentes parties du corps se regroupent pour se différencier en formant les unités
d’ordre supérieur telles que les régions céphalique,
thoracique, abdominale. Très fréquemment, dans
ce dernier cas, la métamérie ne peut être décelée
que grâce à la présence des appendices, dont la
structure, la taille et les fonctions sont différentes.
Chaque segment porte deux appendices. Ces appendices peuvent avoir un rôle sensoriel (antennes
et antennules), masticateur (mandibules, maxilles), préhensile (pinces), locomoteur (pattes proprement dites), ou reproducteur (organes d’accouplement) ; tous cependant peuvent être ramenés
à un modèle unique ayant toujours la même origine, modèle « standard » constitué d’un segment
basal (protopodite) sur lequel s’insèrent deux
branches, l’une externe (exopodite), l’autre interne (endopodite). Sur certains appendices s’ajoutent parfois des organes respiratoires (épipodites).
Certains auteurs considèrent cet appendice bifurqué, particulièrement évident chez les Crustacés,
comme le membre primitif des Arthropodes; d’autres, cependant, pensent que la forme primitive
était un appendice constitué par un seul axe, comme celui que l’on observe chez les Insectes actuels.
Tous les Arthropodes sont revêtus d’une couche
de chitine plus ou moins épaisse et plus ou moins
dure. La chitine (du grec: chiton: tunique) est
sécrétée par les cellules épithéliales, et constitue
un véritable squelette appelé « exosquelette »,
c’est-à-dire: squelette externe. Ce revêtement peut
être imprégné de sels calcaires, coloré par des
pigments, et recouvert de soies, de poils, d’écailles
ou d’épines, etc. Autour de chacun des segments
du corps, la chitine forme un anneau comprenant:
une partie dorsale (tergite), une partie ventrale
(sternite), et deux latérales (les pleurites). Deux
métamères successifs sont reliés par une fine membrane permettant les mouvements du corps. Les
appendices eux-mêmes comprennent un certain
nombre d’articles reliés les uns aux autres de la
même manière. La région antérieure du corps
porte le nom d’acron. A l’opposé le pygidium représente la partie terminale.
160
