Ci-dessus: exemplaire de Raie. Les Raies dont la chair est très appréciée, vivent a
proximité des côtes. Ci-dessous: l’Ange de mer commun (”Squatina squatina ) doit
son nom à ses nageoires pectorales triangulaires comparables a des ailes.
intermédiaires entre les Squales et les Raies) ce
sont des Poissons qui vivent sur le fond, à de
grandes profondeurs ou dans le voisinage des côtes, ou même, encore, en eau douce. Certaines
espèces sont gigantesques et d’autres beaucoup
plus réduites, mais la forme générale est toujours
la même: le corps est aplati, et les nageoires pectorales, grandes ou parfois très grandes, s’insèrent
tout le long des flancs, et se prolongent sur les
côtés du museau. On dpnne le nom de « disque »
à l’ensemble formé par la tête, le tronc et les
pectorales; ce disque peut être arrondi, ellipsoïdal
ou rhomboïdal. Les nageoires ventrales sont plates,
et peuvent se modifier chez les mâles pour former
des organes copulateurs. A l’arrière du disque, le
pédoncule caudal, étroit, se termine par une petite
nageoire, et porte, sur sa partie supérieure, une
ou deux dorsales peu développées. Les spiracles,
toujours grands, sont placés sur le dessus de la
tête, ainsi que les yeux, dépourvus de membrane
nictitante. Les narines et la bouche s’ouvrent sur
la partie inférieure de la tête, non loin des cinq
fentes branchiales. Seules, les régions supérieures
du corps sont pigmentées. Le système de la ligne
122
latérale, très complexe, est constitué par une série
de petits canaux, et se prolonge jusqu’aux pectorales. Les Raj if ormes se nourrissent de Poissons et
d’invertébrés.
Le genre Pristis compose, à lui seul, la famille
des Pristidés représentée par des Poissons tout à
fait caractéristiques: ils ont un long museau se
terminant en rostre aplati dont chaque côté est
armé d’une rangée de robustes dents, solidement
plantées dans le cartilage rostral calcifié. Leur
corps allongé, et rappelant celui des Squales, peut
mesurer jusqu’à 8 m. de long, en comptant le
rostre qui atteint 2 m. sur 20 cm. de large environ.
La queue, peu développée, a le lobe supérieur plus
grand que le lobe inférieur qui peut même manquer. Les nageoires dorsales sont importantes, et
la première s’insère au niveau des nageoires ventrales. Quant aux pectorales, elles n’adhèrent pas
au corps par toute leur longueur. La bouche est
armée de petites dents émoussées, formant presque
une plaque unique. Les Pristidés vivent près des
côtes, dans les mers tropicales et subtropicales, et
se tiennent presque toujours sur le fond. Ils s’aventurent souvent dans les grands fleuves qu’ils remontent parfois sur de longues distances.
Le Poisson-scie (Pristis pristis) doit bien entendu son nom à son appendice rostral qui mesure à peu près 1,50 m. et qui porte une vingtaine
de dents par côté. Il se sert de cet organe pour
chercher, dans le sable, les Crustacés et les Invertébrés dont il se nourrit; s’il rencontre un banc de
Poissons, c’est encore à coups de rostre qu’il
frappe les proies. Cette espèce vivipare présente,
en outre, une très curieuse particularité: à la naissance, le rostre des petits est entouré d’une sorte
de gaine; celle-ci ne se déchire qu’au moment où
l’individu commence à mener une vie indépendante.
Les Rhinobatidés se distinguent des autres
Raj if ormes par certains caractères qui les rapprochent des Squaliformes. Leur corps, en effet,
n’est pas très aplati, et leurs nageoires pectorales,
bien que fort développées, ne s’étendent pas jusqu’à la hauteur du museau. En outre, la caudale
est très robuste, et les dorsales sont assez importantes. Les Rhinobatidés ne vivent pas sur le
fond, bien qu’ils puissent descendre à de grandes
profondeurs en nageant vigoureusement grâce à
leur robuste queue. Leur forme leur a valu le
nom de Poissons-guitares ou Violons de mer; on
les rencontre dans les mers chaudes et tempérées.
Nous citerons Rhinobatos rhinobatos qui atteint à peu près 1 m. de long, et est très commun
en Méditerranée.
Chez les Torpédinidés ou Torpilles, le corps se
confond, sur les côtés, avec les nageoires pectorales, formant ainsi un disque presque ovale, plus
large que long. La queue, courte et charnue, porte
une nageoire caudale triangulaire. Les dorsales
sont généralement au nombre de deux, et les ventrales sont arrondies. Mais la caractéristique anatomique la plus importante de ces Raj if ormes
est la présence d’organes électriques situés de
chaque côté du corps et occupant tout l’espace compris entre la peau du dos et celle du
ventre. L’intensité des décharges électriques produites par une Torpille dépend évidemment de
différents facteurs, tels que la taille du Poisson
et les conditions dans lesquelles il se trouve; ainsi,
cette intensité diminue quand la Torpille a déjà
émis plusieurs décharges. Mais elle peut être assez
forte pour engourdir un Homme et provoquer,
dans la région atteinte, d’intolérables fourmille-
proximité des côtes. Ci-dessous: l’Ange de mer commun (”Squatina squatina ) doit
son nom à ses nageoires pectorales triangulaires comparables a des ailes.
intermédiaires entre les Squales et les Raies) ce
sont des Poissons qui vivent sur le fond, à de
grandes profondeurs ou dans le voisinage des côtes, ou même, encore, en eau douce. Certaines
espèces sont gigantesques et d’autres beaucoup
plus réduites, mais la forme générale est toujours
la même: le corps est aplati, et les nageoires pectorales, grandes ou parfois très grandes, s’insèrent
tout le long des flancs, et se prolongent sur les
côtés du museau. On dpnne le nom de « disque »
à l’ensemble formé par la tête, le tronc et les
pectorales; ce disque peut être arrondi, ellipsoïdal
ou rhomboïdal. Les nageoires ventrales sont plates,
et peuvent se modifier chez les mâles pour former
des organes copulateurs. A l’arrière du disque, le
pédoncule caudal, étroit, se termine par une petite
nageoire, et porte, sur sa partie supérieure, une
ou deux dorsales peu développées. Les spiracles,
toujours grands, sont placés sur le dessus de la
tête, ainsi que les yeux, dépourvus de membrane
nictitante. Les narines et la bouche s’ouvrent sur
la partie inférieure de la tête, non loin des cinq
fentes branchiales. Seules, les régions supérieures
du corps sont pigmentées. Le système de la ligne
122
latérale, très complexe, est constitué par une série
de petits canaux, et se prolonge jusqu’aux pectorales. Les Raj if ormes se nourrissent de Poissons et
d’invertébrés.
Le genre Pristis compose, à lui seul, la famille
des Pristidés représentée par des Poissons tout à
fait caractéristiques: ils ont un long museau se
terminant en rostre aplati dont chaque côté est
armé d’une rangée de robustes dents, solidement
plantées dans le cartilage rostral calcifié. Leur
corps allongé, et rappelant celui des Squales, peut
mesurer jusqu’à 8 m. de long, en comptant le
rostre qui atteint 2 m. sur 20 cm. de large environ.
La queue, peu développée, a le lobe supérieur plus
grand que le lobe inférieur qui peut même manquer. Les nageoires dorsales sont importantes, et
la première s’insère au niveau des nageoires ventrales. Quant aux pectorales, elles n’adhèrent pas
au corps par toute leur longueur. La bouche est
armée de petites dents émoussées, formant presque
une plaque unique. Les Pristidés vivent près des
côtes, dans les mers tropicales et subtropicales, et
se tiennent presque toujours sur le fond. Ils s’aventurent souvent dans les grands fleuves qu’ils remontent parfois sur de longues distances.
Le Poisson-scie (Pristis pristis) doit bien entendu son nom à son appendice rostral qui mesure à peu près 1,50 m. et qui porte une vingtaine
de dents par côté. Il se sert de cet organe pour
chercher, dans le sable, les Crustacés et les Invertébrés dont il se nourrit; s’il rencontre un banc de
Poissons, c’est encore à coups de rostre qu’il
frappe les proies. Cette espèce vivipare présente,
en outre, une très curieuse particularité: à la naissance, le rostre des petits est entouré d’une sorte
de gaine; celle-ci ne se déchire qu’au moment où
l’individu commence à mener une vie indépendante.
Les Rhinobatidés se distinguent des autres
Raj if ormes par certains caractères qui les rapprochent des Squaliformes. Leur corps, en effet,
n’est pas très aplati, et leurs nageoires pectorales,
bien que fort développées, ne s’étendent pas jusqu’à la hauteur du museau. En outre, la caudale
est très robuste, et les dorsales sont assez importantes. Les Rhinobatidés ne vivent pas sur le
fond, bien qu’ils puissent descendre à de grandes
profondeurs en nageant vigoureusement grâce à
leur robuste queue. Leur forme leur a valu le
nom de Poissons-guitares ou Violons de mer; on
les rencontre dans les mers chaudes et tempérées.
Nous citerons Rhinobatos rhinobatos qui atteint à peu près 1 m. de long, et est très commun
en Méditerranée.
Chez les Torpédinidés ou Torpilles, le corps se
confond, sur les côtés, avec les nageoires pectorales, formant ainsi un disque presque ovale, plus
large que long. La queue, courte et charnue, porte
une nageoire caudale triangulaire. Les dorsales
sont généralement au nombre de deux, et les ventrales sont arrondies. Mais la caractéristique anatomique la plus importante de ces Raj if ormes
est la présence d’organes électriques situés de
chaque côté du corps et occupant tout l’espace compris entre la peau du dos et celle du
ventre. L’intensité des décharges électriques produites par une Torpille dépend évidemment de
différents facteurs, tels que la taille du Poisson
et les conditions dans lesquelles il se trouve; ainsi,
cette intensité diminue quand la Torpille a déjà
émis plusieurs décharges. Mais elle peut être assez
forte pour engourdir un Homme et provoquer,
dans la région atteinte, d’intolérables fourmille-
