ments. Cette propriété d’émettre de l’électricité
permet aux Torpédinidés d’attaquer et de paralyser des proies de grandes dimensions. Ce sont
pourtant des Poissons qui atteignent rarement
2 m. de long; ils fréquentent les mers tropicales et
tempérées.
Trois espèces de Torpilles peuvent se rencontrer en Méditerranée: la Torpille marbrée (Torpédo marmorata), appelée parfois « Torpille brune », la Torpille ocellée (Torpédo torpédo), et la
Torpille noire (Torpédo nobiliana). La Torpille
ocellée est reconnaissable aux grosses taches
bleues entourées de noir, généralement au nombre de cinq, qui se détachent sur le fond jaune
ou roussâtre du dos; elle ne dépasse guère 50 cm.
de long et ses spiracles, comme ceux de Torpédo
marmorata, sont ronds et entourés de papilles.
La Torpille noire est la plus grande des trois;
elle peut atteindre et même dépasser 1,50 m.
Communément appelés « Raies », les Poissons
de la famille des Rajidés dont l’origine remonte
au Crétacé, sont représentés par un grand nombre
d’espèces dans toutes les mers; mais ils sont
particulièrement abondants dans les mers froides
et tempérées de notre hémisphère. En dehors de
quelques espèces vivant à de grandes profondeurs,
les Rajidés fréquentent habituellement les eaux
basses, se confondant par mimétisme avec le fond
sur lequel ils se tiennent. Ils sont caractérisés
par la forme rhomboïdale de leur disque, et par
des nageoires pectorales très développées. Leurs
nageoires dorsales et ventrales sont au contraire
petites, et rejetées vers l’arrière du pédoncule
caudal; celui-ci ne porte pas toujours une nageoire
caudale. Par contre, des plis, placés de chaque
côté de la queue, contiennent des organes électriques. Les Rajidés sont des Poissons ovipares,
pouvant mesurer jusqu’à 3 m. de long; leur peau
porte généralement de petits denticules ou
« épines ».
Nous nous contenterons de rappeler deux
espèces dont la chair est très appréciée: la Raie
étoilée (Raja asterias) et la Raie bouclée (Raja
clavata).
Les Dasyatidés ou Trygons ressemblent aux
Rajidés par la forme de leur disque; ils se reconnaissent aux particularités de leur pédoncule
caudal: celui-ci a la forme d’une longue queue,
très mobile, s’amenuisant vers la pointe, il ne
porte aucune nageoire, mais sa partie supérieure
est munie d’un robuste aiguillon au bord dentelé
pouvant mesurer 40 cm. de long. Cet aiguillon
est creusé d’un sillon, et communique avec une
glande sécrétant un liquide venimeux. Les pêcheurs coupent généralement la queue des Dasyatidés aussitôt après la capture, l’appareil venimeux pouvant infliger des blessures très douloureuses.
Dasyatis pastinaca est une espèce connue sous
le nom de « Pastenague »; elle est répandue dans
l’Atlantique oriental, en Méditerranée et dans la
Mer noire; elle mesure habituellement 1,50 m.
mais certains exemplaires peuvent atteindre près
de 3 m.
Citons aussi deux autres espèces: Dasyatis
centroura et Dasyatis violacea, appelées respec
tivement: « Pastenague épineuse » et « Pastenague violacée ».
Les Myliobatidés ou Aigles marins sont caractérisés par la forme de leur disque, plus large
que long, et par leur queue portant une petite
nageoire dorsale suivie de un ou deux aiguillons,
dentelés et venimeux comme chez les Dasyatidés.
L’aspect de la Mourine ("Myliobatis aquila”), encore appelée "Aigle de mer". Pouvant mesurer jusqu’à 1,50 m., elle fait une grande consommation de Mollusques et
cause les plus grands dommages aux parcs à Huîtres. Elle est très commune dans
les eaux de la Méditerranée.
Leur nom (du grec: mulè, meule) rappelle la forme et la disposition de leurs dents: elles sont
larges et aplaties, et constituent sur chaque mâchoire une surface ininterrompue et rugueuse,
bien faite pour écraser les Mollusques, alimentation préférée de ces Poissons. Ainsi, la Mourine
(Myliobatis aquila), cause les plus grands dommages quand elle pénètre dans un parc à Huîtres.
Les représentants de la famille des Mobulidés
sont appelés « Diables de mer » ou encore « Raies
cornues »: leur courte et large tête est en effet
caractérisée par la présence de deux nageoires
céphaliques. Particulièrement répandus dans les
mers chaudes, ces Poissons sont les plus grands
des Raj if ormes puisque leur disque atteint parfois
6 m. de large. Malgré leur aspect imposant et
effrayant, les Mobulidés sont absolument inoffensifs; ils se nourrissent de plancton, de petits
Poissons et de Mollusques. Leur chair est très
appréciée, et certaines espèces font l’objet d’une
pêche sportive.
La Mante (Manta birostris) ne vit que* dans
les eaux tropicales, alors qu’un autre Diable de
mer: Mobula mobula se rencontre aussi en Méditerranée.
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