Exemplaire de "Latimeria chalumnae” ou Coelacanthe. Ce Poisson, unique représentant vivant d’un groupe animal disparu depuis 60 millions
d’années, fut capturé pour la première fois le 22 décembre 1938, devant l’embouchure du Chalumna, en Afrique australe.
représentant vivant de l’ordre des Coelacanthiformes connu jusqu’alors par ses seuls fossiles. Cet
ordre, issu, selon certains auteurs, des Ostéolépiformes au cours du Dévonien, fut particulièrement
florissant au Carbonifère et au Permien, c’est-àdire au moment où s’éteignait l’ordre qui lui avait
donné naissance.
Les Coelacanthiformes doivent leur nom, d’origine grecque, aux épines creuses de leurs nageoires.
Ces Poissons avaient un corps puissant, d’un bleu
sombre, recouvert d’écailles du type cycloïde; leur
crâne présentait une sensible réduction des os.
La colonne vertébrale était formée, tout au moins
dans la région du tronc, de vertèbres dépourvues
de corps; les os de la bouche présentaient également certaines particularités. La vessie gazeuse
occupait une position dorsale et avait des parois
ossifiées.
La seule famille représentée par des espèces
vivantes est la famille des Coelacanthidés dont fait
partie Latimeria chalumae trouvé le 22 décembre
1938, dans le bras de mer situé devant l’embouchure du Chalumna. Il fut ainsi dénommé par le
Professeur Smith. C’était un Poisson au corps
robuste, mesurant 1,40 m. et pesant une soixantaine de kg. Son examen a montré que le corps est
recouvert d’écailles du type cycloïde et qu’il est
parsemé de tubercules et d’épines. La tête cuirassée se termine par une bouche munie de plaques
dentaires hérissées de dents coniques. Les yeux,
de grosseur moyenne, sont logés dans de grandes
orbites au-dessus desquelles s’ouvrent des spiracles assez petits. Un grand opercule à peu près
triangulaire protège l’ouverture branchiale derrière laquelle s’insèrent les nageoires pectorales;
celles-ci, tout à fait particulières, sont soutenues
par des pédoncules recouverts d’écailles et se
terminent par 32 rayons creux. Les ventrales qui
sont de la même grandeur et de la même forme
que les pectorales occupent une position abdominale. Les deux dorsales sont plus réduites: la
première n’est formée que de 8 rayons, et la
seconde, encore plus petite, est opposée à l’anale.
La queue est géphyrocerque et formée de trois
parties: une partie centrale qui prolonge la colonne vertébrale, et deux autres parties symétriques situées au-dessus et au-dessous de la première.
Au cours de ces dernières années, plusieurs
exemplaires de Latimeria chalumae furent à nouveau capturés dans les mers de l’Afrique australe,
grâce à l’organisation systématique des recherches,
sous la direction du Professeur J. Millot. Us ont
permis aux spécialistes d’approfondir leurs travaux.
L’intérêt scientifique des Coelacanthes réside dans
le fait que ce sont des « fossiles vivants ». Nous
employons à dessein cette expression car elle
s’applique parfaitement aux espèces qui ont traversé les différentes ères géologiques sans subir
d’importantes modifications de structure. Ces fossiles vivants ont permis d’observer plusieurs caractères, notamment: un squelette déjà partiellement ossifié, non entièrement cartilagineux comme
celui des ancêtres des Squales et des Requins
actuels, squelette d’ailleurs renforcé par des plaques et des productions osseuses cutanées; en
outre, la vessie gazeuse débouche dans la paroi
ventrale de l’oesophage, particularité qui annonce
la transformation de cette vessie en poumon. Enfin,
ces formes actuelles présentent des caractères
indéniablement primitifs: ainsi, la nageoire terminale entoure simplement l’extrémité du corps.
Les représentants de l’ordre des Dipneustes
présentent également un grand intérêt, car ils
ne sont pas moins archaïques que les Coelacanthiformes. Comme l’indique leur nom (du grec:
dis, deux, et pneusis, respiration), ce sont des Poissons à double respiration: une respiration branL’ordre des
Dipneustes
Nom commun
Ordre
Famille
Genre
Coelacanthes
Protoptères
103
d’années, fut capturé pour la première fois le 22 décembre 1938, devant l’embouchure du Chalumna, en Afrique australe.
représentant vivant de l’ordre des Coelacanthiformes connu jusqu’alors par ses seuls fossiles. Cet
ordre, issu, selon certains auteurs, des Ostéolépiformes au cours du Dévonien, fut particulièrement
florissant au Carbonifère et au Permien, c’est-àdire au moment où s’éteignait l’ordre qui lui avait
donné naissance.
Les Coelacanthiformes doivent leur nom, d’origine grecque, aux épines creuses de leurs nageoires.
Ces Poissons avaient un corps puissant, d’un bleu
sombre, recouvert d’écailles du type cycloïde; leur
crâne présentait une sensible réduction des os.
La colonne vertébrale était formée, tout au moins
dans la région du tronc, de vertèbres dépourvues
de corps; les os de la bouche présentaient également certaines particularités. La vessie gazeuse
occupait une position dorsale et avait des parois
ossifiées.
La seule famille représentée par des espèces
vivantes est la famille des Coelacanthidés dont fait
partie Latimeria chalumae trouvé le 22 décembre
1938, dans le bras de mer situé devant l’embouchure du Chalumna. Il fut ainsi dénommé par le
Professeur Smith. C’était un Poisson au corps
robuste, mesurant 1,40 m. et pesant une soixantaine de kg. Son examen a montré que le corps est
recouvert d’écailles du type cycloïde et qu’il est
parsemé de tubercules et d’épines. La tête cuirassée se termine par une bouche munie de plaques
dentaires hérissées de dents coniques. Les yeux,
de grosseur moyenne, sont logés dans de grandes
orbites au-dessus desquelles s’ouvrent des spiracles assez petits. Un grand opercule à peu près
triangulaire protège l’ouverture branchiale derrière laquelle s’insèrent les nageoires pectorales;
celles-ci, tout à fait particulières, sont soutenues
par des pédoncules recouverts d’écailles et se
terminent par 32 rayons creux. Les ventrales qui
sont de la même grandeur et de la même forme
que les pectorales occupent une position abdominale. Les deux dorsales sont plus réduites: la
première n’est formée que de 8 rayons, et la
seconde, encore plus petite, est opposée à l’anale.
La queue est géphyrocerque et formée de trois
parties: une partie centrale qui prolonge la colonne vertébrale, et deux autres parties symétriques situées au-dessus et au-dessous de la première.
Au cours de ces dernières années, plusieurs
exemplaires de Latimeria chalumae furent à nouveau capturés dans les mers de l’Afrique australe,
grâce à l’organisation systématique des recherches,
sous la direction du Professeur J. Millot. Us ont
permis aux spécialistes d’approfondir leurs travaux.
L’intérêt scientifique des Coelacanthes réside dans
le fait que ce sont des « fossiles vivants ». Nous
employons à dessein cette expression car elle
s’applique parfaitement aux espèces qui ont traversé les différentes ères géologiques sans subir
d’importantes modifications de structure. Ces fossiles vivants ont permis d’observer plusieurs caractères, notamment: un squelette déjà partiellement ossifié, non entièrement cartilagineux comme
celui des ancêtres des Squales et des Requins
actuels, squelette d’ailleurs renforcé par des plaques et des productions osseuses cutanées; en
outre, la vessie gazeuse débouche dans la paroi
ventrale de l’oesophage, particularité qui annonce
la transformation de cette vessie en poumon. Enfin,
ces formes actuelles présentent des caractères
indéniablement primitifs: ainsi, la nageoire terminale entoure simplement l’extrémité du corps.
Les représentants de l’ordre des Dipneustes
présentent également un grand intérêt, car ils
ne sont pas moins archaïques que les Coelacanthiformes. Comme l’indique leur nom (du grec:
dis, deux, et pneusis, respiration), ce sont des Poissons à double respiration: une respiration branL’ordre des
Dipneustes
Nom commun
Ordre
Famille
Genre
Coelacanthes
Protoptères
103
