Les Protoptères vivent dans les eaux basses et riches en végétation des fleuves, des
lacs et des marais du Continent africain.
Nageoire pectorale de ”Latimeria chalumnae”. Comme les nageoires ventrales, les
pectorales sont soutenues par un pédoncule recouvert d’écailles, et se terminent
par 32 rayons creux.
sud des États-Unis; on les pêchait en abondance
car leurs oeufs, convenablement traités, donnent
un caviar d’assez bonne qualité.
Psephurus gladius vit dans les fleuves de Chinec’est un Polyodontidé assez voisin de Polyodon
spathula.
La sous-classe des Crossoptérygiens
S’opposant à la sous-classe des Actinoptérygiens, dont nous venons d’étudier les représentants, la seconde sous-classe des Ostéichthyens est
formée par les Crossoptérygiens qui groupent _
en tenant compte des formes fossiles et des formes actuelles — tous les Poissons ayant des nageoires frangées, un squelette plus ou moins
complètement ossifié, des narines internes, une
respiration à la fois pulmonaire et branchiale, une
circulation parfois simple, parfois double et incomplète, et enfin, un cloaque. Les nageoires impaires ont un développement variable; la caudale
peut être géphyrocerque ou hétérocerque. Chez
les formes primitives, les nageoires paires, en
formé d’éventails au bord arrondi, étaient soutenues par une ossature très comparable à celle
des membres des Vertébrés terrestres; on peut
même dire que les Crossoptérygiens primitifs
étaient munis d’os équivalents à l’humérus et au
fémur, suivis, le premier d’un radius et d’un
cubitus, et le second d’un tibia et d’un péroné.
Alors que les Actinoptérygiens primitifs sont à
l’origine des milliers d’espèces qui peuplent actuellement les eaux douces et les eaux salées, les
Crossoptérygiens ont donné naissance, d’une part
aux ancêtres des Amphibiens, d’autre part à des
formes qui se sont éteintes au cours d’époques
relativement reculées, ou a des formes qui sont
parvenues jusqu’à nous sans subir de modifications.
Les Crossoptérygiens les plus primitifs avaient
un corps de taille modeste, revêtu d’une robuste
cuirasse d’écailles cosmoïdes, écailles recouvertes
d’une fine couche superficielle, brillante et dure.
La tête, protégée par de larges et robustes plaques
osseuses, était munie d’une grande bouche abondamment pourvue de dents, ce qui permet de
supposer que ces Poissons étaient de redoutables
prédateurs. Comme nous l’avons déjà signalé, les
narines correspondaient par des choanes avec la
cavité buccale.
Certains auteurs divisent cette sous-classe en
trois ordres: Coelacanthiformes, Dipnoïformes ou
Dipneustes et Ostéolépiformes. D’autres considèrent les Dipneustes comme constituant une sousclasse spéciale.
L’ordre des Coelacanthiformes
La capture, en 1938, d’un étrange Poisson mit
en émoi le monde des zoologistes: l’existence de
cet animal, que l’on croyait disparu depuis 60
millions d’années au moins, venait confirmer l’hypothèse émise par certains biologistes. Suivant
celle-ci, des animaux à peu près semblables, ou
même tout à fait identiques à leurs lointains
ancêtres des époques géologiques les plus reculées,
pourraient continuer à vivre dans l’immensité des
abysses océaniques où les variations climatiques
sont beaucoup moins sensibles que sur la croûte
terrestre. Or, le Poisson capturé au cours de l’hiver
1938-1939, au large de la côte africaine, était un
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lacs et des marais du Continent africain.
Nageoire pectorale de ”Latimeria chalumnae”. Comme les nageoires ventrales, les
pectorales sont soutenues par un pédoncule recouvert d’écailles, et se terminent
par 32 rayons creux.
sud des États-Unis; on les pêchait en abondance
car leurs oeufs, convenablement traités, donnent
un caviar d’assez bonne qualité.
Psephurus gladius vit dans les fleuves de Chinec’est un Polyodontidé assez voisin de Polyodon
spathula.
La sous-classe des Crossoptérygiens
S’opposant à la sous-classe des Actinoptérygiens, dont nous venons d’étudier les représentants, la seconde sous-classe des Ostéichthyens est
formée par les Crossoptérygiens qui groupent _
en tenant compte des formes fossiles et des formes actuelles — tous les Poissons ayant des nageoires frangées, un squelette plus ou moins
complètement ossifié, des narines internes, une
respiration à la fois pulmonaire et branchiale, une
circulation parfois simple, parfois double et incomplète, et enfin, un cloaque. Les nageoires impaires ont un développement variable; la caudale
peut être géphyrocerque ou hétérocerque. Chez
les formes primitives, les nageoires paires, en
formé d’éventails au bord arrondi, étaient soutenues par une ossature très comparable à celle
des membres des Vertébrés terrestres; on peut
même dire que les Crossoptérygiens primitifs
étaient munis d’os équivalents à l’humérus et au
fémur, suivis, le premier d’un radius et d’un
cubitus, et le second d’un tibia et d’un péroné.
Alors que les Actinoptérygiens primitifs sont à
l’origine des milliers d’espèces qui peuplent actuellement les eaux douces et les eaux salées, les
Crossoptérygiens ont donné naissance, d’une part
aux ancêtres des Amphibiens, d’autre part à des
formes qui se sont éteintes au cours d’époques
relativement reculées, ou a des formes qui sont
parvenues jusqu’à nous sans subir de modifications.
Les Crossoptérygiens les plus primitifs avaient
un corps de taille modeste, revêtu d’une robuste
cuirasse d’écailles cosmoïdes, écailles recouvertes
d’une fine couche superficielle, brillante et dure.
La tête, protégée par de larges et robustes plaques
osseuses, était munie d’une grande bouche abondamment pourvue de dents, ce qui permet de
supposer que ces Poissons étaient de redoutables
prédateurs. Comme nous l’avons déjà signalé, les
narines correspondaient par des choanes avec la
cavité buccale.
Certains auteurs divisent cette sous-classe en
trois ordres: Coelacanthiformes, Dipnoïformes ou
Dipneustes et Ostéolépiformes. D’autres considèrent les Dipneustes comme constituant une sousclasse spéciale.
L’ordre des Coelacanthiformes
La capture, en 1938, d’un étrange Poisson mit
en émoi le monde des zoologistes: l’existence de
cet animal, que l’on croyait disparu depuis 60
millions d’années au moins, venait confirmer l’hypothèse émise par certains biologistes. Suivant
celle-ci, des animaux à peu près semblables, ou
même tout à fait identiques à leurs lointains
ancêtres des époques géologiques les plus reculées,
pourraient continuer à vivre dans l’immensité des
abysses océaniques où les variations climatiques
sont beaucoup moins sensibles que sur la croûte
terrestre. Or, le Poisson capturé au cours de l’hiver
1938-1939, au large de la côte africaine, était un
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