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2. Différents types de bioconstructions littorales
Sur le littoral méditerranéen français on connaît trois types principaux de
bioconcrétionnements superficiels qui sont : l'encorbellement à Lithophyllum
lichenoides, les trottoirs et plates-formes à Vermets (Dendropoma petraeum) et la
corniche à Corallina elongata.
La plupart des études sur les concrétionnements méditerranéens littoraux
ont été faites dans le cadre d'inventaires algologiques ou d'études régionales
(DELAMARE DEBOUTTEVILLE et BOUGIS, 1951 ; MOLINIER, 1960). Cependant
quelques études ont porté sur la croissance des organismes constructeurs, L.
tortuosum (= L. lichenoides) notamment (BOUDOURESQUE et al, 1972), leur
écologie (HUVE, 1963 ; WALTER-LEVY et al., 1959), les aspects géologiques et
pétrographiques des concrétionnements réalisés (BLANC et MOLINIER, 1955 ;
NESTEROFF, 1965) ou leurs rapports avec les variations du niveau marin
(LABOREL et al., 1983).
a) L'encorbellement à Lithophyllum lichenoides (Fig. 13)
C'est la formation la plus fréquente du bassin méditerranéen occidental, et
celle dont la structure, les peuplements et la répartition ont été le mieux étudiés
(PICARD, 1954 ; BLANC et MOLINIER, 1955,...). Elle a été successivement désignée
dans la littérature sous les noms de "trottoir à Tenarea ", "trottoir à
Lithothamnion" , ou de "trottoir à Lithophyllum tortuosum".
Zonation : c'est la construction biologique la plus élevée de Méditerranée.
On la trouve légèrement en dessus du niveau moyen, dans la zone du déferlement
(étage médiolittoral). Quand l'eau est calme le trottoir émerge complètement, son
rebord externe se trouvant à 20 ou 30 cm au dessus de l'eau. Cette position élevée
est permise par le mode battu et la porosité de la formation. La hauteur au dessus
du niveau moyen varie localement en fonction de l'importance de l'agitation. Dans
les fissures, encoignures et petites criques ouvertes à la houle du large et abritées des
rayons directs du soleil, son développement en largeur et en épaisseur peut
s'exacerber.
L'encorbellement se développe sur substrat rocheux dur, qu'il soit calcaire,
volcanique ou cristallin, et seulement sur des côtes très battues exposées aux vents
dominants.
Agent biologique : l'encorbellement est formé par l'empilement des thalles
calcaires de Lithophyllum lichenoides (Rhodophyta, Corallinaceae) généralement
désigné de façon erronée dans la littérature sous le nom de L. tortuosum
(WOELKERLING et al., 1985).
Morphologie : Improprement qualifiée de "trottoir" (terme qui d'après les
géographes et en particulier DALONGEVILLE (1977) devrait s’appliquer au véritable
2. Différents types de bioconstructions littorales
Sur le littoral méditerranéen français on connaît trois types principaux de
bioconcrétionnements superficiels qui sont : l'encorbellement à Lithophyllum
lichenoides, les trottoirs et plates-formes à Vermets (Dendropoma petraeum) et la
corniche à Corallina elongata.
La plupart des études sur les concrétionnements méditerranéens littoraux
ont été faites dans le cadre d'inventaires algologiques ou d'études régionales
(DELAMARE DEBOUTTEVILLE et BOUGIS, 1951 ; MOLINIER, 1960). Cependant
quelques études ont porté sur la croissance des organismes constructeurs, L.
tortuosum (= L. lichenoides) notamment (BOUDOURESQUE et al, 1972), leur
écologie (HUVE, 1963 ; WALTER-LEVY et al., 1959), les aspects géologiques et
pétrographiques des concrétionnements réalisés (BLANC et MOLINIER, 1955 ;
NESTEROFF, 1965) ou leurs rapports avec les variations du niveau marin
(LABOREL et al., 1983).
a) L'encorbellement à Lithophyllum lichenoides (Fig. 13)
C'est la formation la plus fréquente du bassin méditerranéen occidental, et
celle dont la structure, les peuplements et la répartition ont été le mieux étudiés
(PICARD, 1954 ; BLANC et MOLINIER, 1955,...). Elle a été successivement désignée
dans la littérature sous les noms de "trottoir à Tenarea ", "trottoir à
Lithothamnion" , ou de "trottoir à Lithophyllum tortuosum".
Zonation : c'est la construction biologique la plus élevée de Méditerranée.
On la trouve légèrement en dessus du niveau moyen, dans la zone du déferlement
(étage médiolittoral). Quand l'eau est calme le trottoir émerge complètement, son
rebord externe se trouvant à 20 ou 30 cm au dessus de l'eau. Cette position élevée
est permise par le mode battu et la porosité de la formation. La hauteur au dessus
du niveau moyen varie localement en fonction de l'importance de l'agitation. Dans
les fissures, encoignures et petites criques ouvertes à la houle du large et abritées des
rayons directs du soleil, son développement en largeur et en épaisseur peut
s'exacerber.
L'encorbellement se développe sur substrat rocheux dur, qu'il soit calcaire,
volcanique ou cristallin, et seulement sur des côtes très battues exposées aux vents
dominants.
Agent biologique : l'encorbellement est formé par l'empilement des thalles
calcaires de Lithophyllum lichenoides (Rhodophyta, Corallinaceae) généralement
désigné de façon erronée dans la littérature sous le nom de L. tortuosum
(WOELKERLING et al., 1985).
Morphologie : Improprement qualifiée de "trottoir" (terme qui d'après les
géographes et en particulier DALONGEVILLE (1977) devrait s’appliquer au véritable
