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Enfin il n'est pas inutile de parler des conséquences indirectes, liées à
l'altération de la qualité des eaux côtières sur les peuplements benthiques de
subtrats meubles. Ainsi, les phénomènes d'efflorescences algales qui se multiplient
sur les côtes ont pour conséquence un apport en excès de matière organique sur le
fond pouvant aller, dans certaines zones confinées, jusqu'à des crises dystrophiques
graves entraînant la mort par anoxie de la faune benthique comme celà est
régulièrement observé en Adriatique, au large du Pô.
Un autre cas plus pernicieux est celui de la présence de microorganismes
porteurs de phytotoxines, tels les dinoflagellés du genre Dinophysis, qui filtrés par
des mollusques comme les coques, les "tellines", les palourdes ou les clovisses les
rendent toxiques pour l'homme habitué de tous temps à les pêcher dans les fonds
superficiels, pour les consommer.
2. 6. Les biocénoses Circalittorales (Fig. 9)
2. 6.1. Effets sur la biocénose des fonds Détritiques Côtiers (DC).
Sur la majeure partie de la surface du plateau continental, cette biocénose et
tous ses faciès sont particulièrement menacés par les actions anthropogènes directes
ou indirectes avec renforcement possible de ces actions par des variations
climatiques temporaires (BOURCIER, 1986).
* Action anthropogène directe
Sous son aspect typique, la biocénose DC est menacée par un envasement
(particules inférieures à 63pm) généralisé du plateau continental. Cet envasement
peut être dû aux émissaires urbains non épurés (Marseille rejetait jusqu'en 1987, 40
tonnes par jour de MTS = Matières Totales en Suspension ; Toulon a encore en 1993
des rejets non épurés,...) ; il peut être dû à la construction de routes littorales, de
ports protégés par des digues en terre et argile facilement érodées par les tempêtes,
de plages artificielles avec sables à bâtir argileux (Toulon : plage artificielle du
Mourillon installée en 1964).
Dans la grande rade de Toulon, la sédimentation de toutes ces particules
fines a entraîné outre la destruction de l'herbier de Posidonies, la disparition de la
biocénose des fonds Détritiques Côtiers sur une zone assez vaste (zone circulaire de
1 km de diamètre), la formation d'un écotone du DC vers la biocénose des Vases
Terrigènes Côtières et à la périphérie, d'un autre écotone vers la biocénose des fonds
Détritiques Envasés (DE) sur une zone beaucoup plus vaste (4 km de diamètre)
(BOURCIER et al., 1979 ; NODOT et al., 1984). Dans la baie de Cassis, entre 1966 et
1981, l'envasement a augmenté de 1 % par an en moyenne ce qui était dû surtout à
l'effet lointain (11 km) de l'émissaire d'eaux usées, alors non traitées, de Marseille et
dans lequel était détourné le petit fleuve côtier Huveaune, durant les mois d'été.
Cette vaste zone, originairement occupée par la Biocénose DC s'est envasée et est
maintenant référable aux biocénoses, très dégradées des Vases Terrigènes Côtières
ou des fonds Détritiques Envasés QORAJURIA, 1980 ; BOURCIER, 1982). A partir de
1973 (BELLAN et al., 1975), on a observé sous l'effet des rejets de l'émissaire et du
détournement de 1 Huveaune, l'extension progressive de peuplements qualifiés de
subnormaux (BELLAN, 1967) au détriment de la biocénose du Détritique Côtier
(PICARD, 1965). Ces peuplements occupent une superficie de l'ordre de 30 km2
(PICARD, 1978).
Enfin il n'est pas inutile de parler des conséquences indirectes, liées à
l'altération de la qualité des eaux côtières sur les peuplements benthiques de
subtrats meubles. Ainsi, les phénomènes d'efflorescences algales qui se multiplient
sur les côtes ont pour conséquence un apport en excès de matière organique sur le
fond pouvant aller, dans certaines zones confinées, jusqu'à des crises dystrophiques
graves entraînant la mort par anoxie de la faune benthique comme celà est
régulièrement observé en Adriatique, au large du Pô.
Un autre cas plus pernicieux est celui de la présence de microorganismes
porteurs de phytotoxines, tels les dinoflagellés du genre Dinophysis, qui filtrés par
des mollusques comme les coques, les "tellines", les palourdes ou les clovisses les
rendent toxiques pour l'homme habitué de tous temps à les pêcher dans les fonds
superficiels, pour les consommer.
2. 6. Les biocénoses Circalittorales (Fig. 9)
2. 6.1. Effets sur la biocénose des fonds Détritiques Côtiers (DC).
Sur la majeure partie de la surface du plateau continental, cette biocénose et
tous ses faciès sont particulièrement menacés par les actions anthropogènes directes
ou indirectes avec renforcement possible de ces actions par des variations
climatiques temporaires (BOURCIER, 1986).
* Action anthropogène directe
Sous son aspect typique, la biocénose DC est menacée par un envasement
(particules inférieures à 63pm) généralisé du plateau continental. Cet envasement
peut être dû aux émissaires urbains non épurés (Marseille rejetait jusqu'en 1987, 40
tonnes par jour de MTS = Matières Totales en Suspension ; Toulon a encore en 1993
des rejets non épurés,...) ; il peut être dû à la construction de routes littorales, de
ports protégés par des digues en terre et argile facilement érodées par les tempêtes,
de plages artificielles avec sables à bâtir argileux (Toulon : plage artificielle du
Mourillon installée en 1964).
Dans la grande rade de Toulon, la sédimentation de toutes ces particules
fines a entraîné outre la destruction de l'herbier de Posidonies, la disparition de la
biocénose des fonds Détritiques Côtiers sur une zone assez vaste (zone circulaire de
1 km de diamètre), la formation d'un écotone du DC vers la biocénose des Vases
Terrigènes Côtières et à la périphérie, d'un autre écotone vers la biocénose des fonds
Détritiques Envasés (DE) sur une zone beaucoup plus vaste (4 km de diamètre)
(BOURCIER et al., 1979 ; NODOT et al., 1984). Dans la baie de Cassis, entre 1966 et
1981, l'envasement a augmenté de 1 % par an en moyenne ce qui était dû surtout à
l'effet lointain (11 km) de l'émissaire d'eaux usées, alors non traitées, de Marseille et
dans lequel était détourné le petit fleuve côtier Huveaune, durant les mois d'été.
Cette vaste zone, originairement occupée par la Biocénose DC s'est envasée et est
maintenant référable aux biocénoses, très dégradées des Vases Terrigènes Côtières
ou des fonds Détritiques Envasés QORAJURIA, 1980 ; BOURCIER, 1982). A partir de
1973 (BELLAN et al., 1975), on a observé sous l'effet des rejets de l'émissaire et du
détournement de 1 Huveaune, l'extension progressive de peuplements qualifiés de
subnormaux (BELLAN, 1967) au détriment de la biocénose du Détritique Côtier
(PICARD, 1965). Ces peuplements occupent une superficie de l'ordre de 30 km2
(PICARD, 1978).
