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plus compensée par les apports de sable à cause du déficit en sédiments des eaux du
Rhône régularisé sur une grande partie de son cours ;
- l'élimination des populations par disparition des biotopes. Ces populations
ne peuvent être remplacées que par des apports venus d'autres secteurs sableux du
littoral : la restriction de ce littoral entraîne évidemment une reconstitution de plus
en plus aléatoire de la biocénose.
2. 4. Les biocénoses Médiolittorales
Les dénaturations sont du même ordre que celles de l'Adlittoral et du
Supralittoral :
- piétinement lors de l'intense fréquentation estivale des plages ;
- destruction ou engraissement des plages lors des modifications du liseré
côtier (constructions d'épis, de ports) ;
- accumulation de détritus divers dans les zones les plus calmes
provoquant des phénomènes de pourrissement et de mazoutage.
2. 5. Les biocénoses Infralittorales
* Vulnérabilité des substrats meubles :
Un certain nombre d'aménagements peuvent avoir une action directe ou
indirecte sur le substrat :
- La compétition pour l'occupation du littoral aboutit souvent à une
récupération des terrains maritimes. MEINESZ et al. (1981, 1983, 1992) ont ainsi pu
chiffrer les surfaces aménagées dans l'étage Infralittoral des Alpes maritimes, du
Var et des Bouches du Rhône (3432 ha pour l'ensemble de ces trois département).
Dans ce cas là, il s'agit d'une disparition pure et simple des biotopes ;
- l'aménagement des fleuves et des rivières constitue également une cause
indirecte de perturbations importantes jusque dans l'étage Circalittoral (SALENPICARD, 1983). Ainsi les aménagements sur les cours du Rhône et de la Durance se
traduisent-ils par un arrêt des apports de sables à la mer au profit des particules
fines. Deux conséquences immédiates sont observées, d'une part, un remodelage
complet du rivage pouvant aller jusqu'à la disparition des dunes (cas du They de la
Gracieuse) et à l'invasion de la Camargue par les eaux marines, d'autre part, une
augmentation de la sédimentation fine dans la bande sublittorale comprise entre 6
et 9 m de profondeur.
Parmi les actions indirectes, on peut citer les conséquences de la mort ou de
la régression des herbiers de Posidonies.
* Effets sur les peuplements et les espèces
Il n'existe malheureusement pas de "veille" écologique systématique en
Méditerranée dans les fonds meubles. Par ailleurs, les études d'impact préliminaires
aux interventions sur le littoral sont en général très succintes. Ceci fait qu'il est
difficile de donner des preuves tangibles de la disparition de telle ou telle espèce.
Toutefois, on peut citer la disparition des Amphioxus (Branchiostoma
lanceolatum) des sables grossiers sous influence de courants de fond, dans toute la
zone baignée par les eaux urbaines de Marséille. Le retour de cette espèce serait un
bon indice de la récupération des fonds après la construction de la station
d'épuration des eaux usées.
plus compensée par les apports de sable à cause du déficit en sédiments des eaux du
Rhône régularisé sur une grande partie de son cours ;
- l'élimination des populations par disparition des biotopes. Ces populations
ne peuvent être remplacées que par des apports venus d'autres secteurs sableux du
littoral : la restriction de ce littoral entraîne évidemment une reconstitution de plus
en plus aléatoire de la biocénose.
2. 4. Les biocénoses Médiolittorales
Les dénaturations sont du même ordre que celles de l'Adlittoral et du
Supralittoral :
- piétinement lors de l'intense fréquentation estivale des plages ;
- destruction ou engraissement des plages lors des modifications du liseré
côtier (constructions d'épis, de ports) ;
- accumulation de détritus divers dans les zones les plus calmes
provoquant des phénomènes de pourrissement et de mazoutage.
2. 5. Les biocénoses Infralittorales
* Vulnérabilité des substrats meubles :
Un certain nombre d'aménagements peuvent avoir une action directe ou
indirecte sur le substrat :
- La compétition pour l'occupation du littoral aboutit souvent à une
récupération des terrains maritimes. MEINESZ et al. (1981, 1983, 1992) ont ainsi pu
chiffrer les surfaces aménagées dans l'étage Infralittoral des Alpes maritimes, du
Var et des Bouches du Rhône (3432 ha pour l'ensemble de ces trois département).
Dans ce cas là, il s'agit d'une disparition pure et simple des biotopes ;
- l'aménagement des fleuves et des rivières constitue également une cause
indirecte de perturbations importantes jusque dans l'étage Circalittoral (SALENPICARD, 1983). Ainsi les aménagements sur les cours du Rhône et de la Durance se
traduisent-ils par un arrêt des apports de sables à la mer au profit des particules
fines. Deux conséquences immédiates sont observées, d'une part, un remodelage
complet du rivage pouvant aller jusqu'à la disparition des dunes (cas du They de la
Gracieuse) et à l'invasion de la Camargue par les eaux marines, d'autre part, une
augmentation de la sédimentation fine dans la bande sublittorale comprise entre 6
et 9 m de profondeur.
Parmi les actions indirectes, on peut citer les conséquences de la mort ou de
la régression des herbiers de Posidonies.
* Effets sur les peuplements et les espèces
Il n'existe malheureusement pas de "veille" écologique systématique en
Méditerranée dans les fonds meubles. Par ailleurs, les études d'impact préliminaires
aux interventions sur le littoral sont en général très succintes. Ceci fait qu'il est
difficile de donner des preuves tangibles de la disparition de telle ou telle espèce.
Toutefois, on peut citer la disparition des Amphioxus (Branchiostoma
lanceolatum) des sables grossiers sous influence de courants de fond, dans toute la
zone baignée par les eaux urbaines de Marséille. Le retour de cette espèce serait un
bon indice de la récupération des fonds après la construction de la station
d'épuration des eaux usées.
