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déposent des sédiments colmatés, fins, à l’intérieur desquels la circulation de l'eau
et des animaux reste précaire.
D'une bonne circulation de l'eau dans un substrat dépendra la bonne
oxygénation du milieu sédimentaire, ce qui influencera profondément la
distribution verticale et horizontale des organismes, particulièrement des
organismes endobiontes, méiobenthiques et/ou interstitiels.
Schématiquement, on distingue au sein de tous les substrats sédimentaires
deux couches superposées contrôlées par un gradient vertical oxygène/sulfure
(FENCHEL et RIEDL, 1970 ; POWELL et al., 1983 ; POWELL, 1989) (Fig. 4) :
1. A la surface des bancs sédimentaires, une couche oxydée parfois de
couleur jaune (oxyde ferrique) en contact avec l'eau libre, est soumise à l'influence
directe de cette eau. Cette couche oxydée d'épaisseur variable (1mm à plusieurs
décimètres, en fonction de l'hydrodynamique) est caractérisée par la présence
d'oxygène libre et par un potentiel d'oxydo-réduction Eh - + 400 mV. Cette couche
est colonisée par des organismes méiobenthiques et/ou interstitiels désignés sous le
terme d'oxybios. Dans cette couche, la bioturbation peut être très importante
(GERINO, 1989) et favoriser dans une première étape le stockage, puis le largage des
polluants.
2. Dans la profondeur des bancs sédimentaires, sous la couche oxydée, existe
un sédiment noir caractérisé par la présence de sulfures (H2S, HS -, HS - -) (POWELL
et al., 1983). Le potentiel d'oxydo-réduction Eh y varie entre -100 et -250 mV
(FENCHEL et RIEDL, 1970). Ce milieu est colonisé par des organismes
méiobentiques et/ou interstitiels constituant un système désigné sous le terme de
thiobios, les organismes ont développé des moyens de survie inhabituels (Morrill et
al., 1988)
La limite des deux systèmes oxybios/thiobios est d'après POWELL (1989) la
ligne de concentration zéro en oxygène. C'est encore la "discontinuité Redox"
(Redox Potential Discontinuity = R. P. D) layer de FENCHEL et RIEDL, (1970) où les
processus d'oxydation qui régissent à la surface des sédiments sont remplacés par
des processus de réduction dans l'épaisseur de ceux-ci. Cette couche intermédiaire
entre oxybios (couche jaune) et thiobios (couche noire) est parfois un sédiment de
couleur grise.
déposent des sédiments colmatés, fins, à l’intérieur desquels la circulation de l'eau
et des animaux reste précaire.
D'une bonne circulation de l'eau dans un substrat dépendra la bonne
oxygénation du milieu sédimentaire, ce qui influencera profondément la
distribution verticale et horizontale des organismes, particulièrement des
organismes endobiontes, méiobenthiques et/ou interstitiels.
Schématiquement, on distingue au sein de tous les substrats sédimentaires
deux couches superposées contrôlées par un gradient vertical oxygène/sulfure
(FENCHEL et RIEDL, 1970 ; POWELL et al., 1983 ; POWELL, 1989) (Fig. 4) :
1. A la surface des bancs sédimentaires, une couche oxydée parfois de
couleur jaune (oxyde ferrique) en contact avec l'eau libre, est soumise à l'influence
directe de cette eau. Cette couche oxydée d'épaisseur variable (1mm à plusieurs
décimètres, en fonction de l'hydrodynamique) est caractérisée par la présence
d'oxygène libre et par un potentiel d'oxydo-réduction Eh - + 400 mV. Cette couche
est colonisée par des organismes méiobenthiques et/ou interstitiels désignés sous le
terme d'oxybios. Dans cette couche, la bioturbation peut être très importante
(GERINO, 1989) et favoriser dans une première étape le stockage, puis le largage des
polluants.
2. Dans la profondeur des bancs sédimentaires, sous la couche oxydée, existe
un sédiment noir caractérisé par la présence de sulfures (H2S, HS -, HS - -) (POWELL
et al., 1983). Le potentiel d'oxydo-réduction Eh y varie entre -100 et -250 mV
(FENCHEL et RIEDL, 1970). Ce milieu est colonisé par des organismes
méiobentiques et/ou interstitiels constituant un système désigné sous le terme de
thiobios, les organismes ont développé des moyens de survie inhabituels (Morrill et
al., 1988)
La limite des deux systèmes oxybios/thiobios est d'après POWELL (1989) la
ligne de concentration zéro en oxygène. C'est encore la "discontinuité Redox"
(Redox Potential Discontinuity = R. P. D) layer de FENCHEL et RIEDL, (1970) où les
processus d'oxydation qui régissent à la surface des sédiments sont remplacés par
des processus de réduction dans l'épaisseur de ceux-ci. Cette couche intermédiaire
entre oxybios (couche jaune) et thiobios (couche noire) est parfois un sédiment de
couleur grise.
