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de cet envasement), le relais est pris plus bas par la biocénose des fonds Détritiques
du Large (DL), latéralement par celle des Vases Terrigènes Côtières (VTC) devant les
estuaires et celle des fonds Détritiques Envasés (DE) dans les zones privilégiées de
décantations fines.
Les sédiments contenant la biocénose des fonds Détritiques du Large (DL),
sont situés au bas de l'étage Circalittoral ; ils s'étendent d'environ 90 m jusqu'à 200250 m de profondeur et correspondent au rebord du plateau continental. Ils sont
constitués par un mélange de graviers, de sable et de vase ; mais la fraction fine, y est
toujours plus importante que dans la biocénose DC (envasement généralement
compris entre 20 et 25 %, mais de plus en plus important en descendant en
profondeur). L'envasement plus rapide de l'ensemble des fonds entraîne une
"transgression" de l'horizon supérieur de la biocénose DL au détriment de
l’horizon inférieur de la biocénose DC. La fraction gravier y est constituée
essentiellement de débris organogènes et calcaires de la faune actuelle ainsi que de la
thanathocoenose würmienne. Au dessous de cette biocénose commence l'étage
Bathyal.
4. Etages Bathyal et Abyssal.
Le sédiment de ces étages est en général assez homogène. Il est formé de vase
pure avec une très rare fraction sableuse d'origine organogène. Ce sédiment se
présente sous des colorations allant du gris-bleuté au gris-jaunâtre, le peuplement
étant d'autant plus riche que la couleur tend davantage vers le jaunâtre (vase
oxydée). Souvent très compacté dans son épaisseur, il présente généralement une
couche superficielle relativement fluide au niveau de laquelle est concentrée la
majeure partie de la faune. Au niveau du sédiment, il existe cependant une légère
différence entre le Bathyal, jusqu'à 1000 m environ et l'horizon le plus profond du
Bathyal ainsi que le sédiment de la plaine Abyssale située au dessous. Jusqu'à 1000
m environ on constate dans la rare fraction grossière, la présence d'apports
provenant du plateau continental marqués par des fibres de Posidonies et un sable
coquillier d'origine circalittorale. Plus profondément, on trouve principalement des
tests d'origine pélagique tels que les Ptéropodes. L'existence d'une zone charnière
vers 1000 m, marquant la limite respective de la prédominance des apports advectifs
et convectifs et leur incidence sur le macrobenthos, semble être générale sur la pente
continentale méditerranéenne (de BOVÉE et al., 1990 ; BUSCAIL, 1991 ; BOURCIER
et al., 1993).
B) Action de la sédimentation sur les organismes :
La texture des sédiments est l'élément fondamental qui influence la
distribution des organismes : la taille des particules (graviers, sables grossiers,
moyens ou fins), leur morphologie (plates, arrondies, anguleuses,...), la composition
minéralogique (débris de coquilles calcaires ou de roches siliceuses littorales) dont
dépend la densité d'où la flottabilité. Toutes ces caractéristiques conditionnent la
porosité du substrat c'est-à-dire le volume des vides dans lesquels 1 eau et les
organismes circulent plus ou moins facilement.
Généralement les sédiments grossiers, non envasés, bien triés, à forte
porosité se rencontrent dans les zones à hydrodynamique élevé (courants de fond,
turbulences, vagues,...) et inversement, dans des zones à hydrodynamique faible se
de cet envasement), le relais est pris plus bas par la biocénose des fonds Détritiques
du Large (DL), latéralement par celle des Vases Terrigènes Côtières (VTC) devant les
estuaires et celle des fonds Détritiques Envasés (DE) dans les zones privilégiées de
décantations fines.
Les sédiments contenant la biocénose des fonds Détritiques du Large (DL),
sont situés au bas de l'étage Circalittoral ; ils s'étendent d'environ 90 m jusqu'à 200250 m de profondeur et correspondent au rebord du plateau continental. Ils sont
constitués par un mélange de graviers, de sable et de vase ; mais la fraction fine, y est
toujours plus importante que dans la biocénose DC (envasement généralement
compris entre 20 et 25 %, mais de plus en plus important en descendant en
profondeur). L'envasement plus rapide de l'ensemble des fonds entraîne une
"transgression" de l'horizon supérieur de la biocénose DL au détriment de
l’horizon inférieur de la biocénose DC. La fraction gravier y est constituée
essentiellement de débris organogènes et calcaires de la faune actuelle ainsi que de la
thanathocoenose würmienne. Au dessous de cette biocénose commence l'étage
Bathyal.
4. Etages Bathyal et Abyssal.
Le sédiment de ces étages est en général assez homogène. Il est formé de vase
pure avec une très rare fraction sableuse d'origine organogène. Ce sédiment se
présente sous des colorations allant du gris-bleuté au gris-jaunâtre, le peuplement
étant d'autant plus riche que la couleur tend davantage vers le jaunâtre (vase
oxydée). Souvent très compacté dans son épaisseur, il présente généralement une
couche superficielle relativement fluide au niveau de laquelle est concentrée la
majeure partie de la faune. Au niveau du sédiment, il existe cependant une légère
différence entre le Bathyal, jusqu'à 1000 m environ et l'horizon le plus profond du
Bathyal ainsi que le sédiment de la plaine Abyssale située au dessous. Jusqu'à 1000
m environ on constate dans la rare fraction grossière, la présence d'apports
provenant du plateau continental marqués par des fibres de Posidonies et un sable
coquillier d'origine circalittorale. Plus profondément, on trouve principalement des
tests d'origine pélagique tels que les Ptéropodes. L'existence d'une zone charnière
vers 1000 m, marquant la limite respective de la prédominance des apports advectifs
et convectifs et leur incidence sur le macrobenthos, semble être générale sur la pente
continentale méditerranéenne (de BOVÉE et al., 1990 ; BUSCAIL, 1991 ; BOURCIER
et al., 1993).
B) Action de la sédimentation sur les organismes :
La texture des sédiments est l'élément fondamental qui influence la
distribution des organismes : la taille des particules (graviers, sables grossiers,
moyens ou fins), leur morphologie (plates, arrondies, anguleuses,...), la composition
minéralogique (débris de coquilles calcaires ou de roches siliceuses littorales) dont
dépend la densité d'où la flottabilité. Toutes ces caractéristiques conditionnent la
porosité du substrat c'est-à-dire le volume des vides dans lesquels 1 eau et les
organismes circulent plus ou moins facilement.
Généralement les sédiments grossiers, non envasés, bien triés, à forte
porosité se rencontrent dans les zones à hydrodynamique élevé (courants de fond,
turbulences, vagues,...) et inversement, dans des zones à hydrodynamique faible se
