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sont rejetées à la côte. L'hydrodynamisme y est généralement moins intense que
dans les niveaux supérieurs. Ces fonds sont limités vers le bas soit par un aspect
particulier de la biocénose des fonds Détritiques Côtiers (DC) soit par celle des
herbiers de Posidonies.
L'herbier à Posidonia oceanica (HP) peut être assimilé à un substrat dur,
cependant, sa couverture n'est pas continue ; les mattes sont entrecoupées par des
chenaux intermattes formés par les courants de décharge des houles ; le sédiment de
ces chenaux, en général grossier, est comparable à celui des Sables Grossiers et fins
graviers sous influence des Courants de Fond (voir ci-dessous), il est
particulièrement riche en méiofaune. De plus, actuellement, le bas de l'herbier peut
subir un envasement rapide et extrêmement nocif puisqu'il le fait régresser à partir
des horizons inférieurs en joignant cette action à la diminution de la pénétration
lumineuse (BOURCIER, 1982 ; 1986). Sur nos côtes continentales françaises il peut
descendre jusqu' à 30- 35 m en général (marquant ainsi la limite inférieure de
l'étage Infralittoral), mais sur d'autres côtes insulaires des pays riverains de la
Méditerranée, il peut descendre notablement plus bas. Sur les côtes françaises près
de la limite nord de sa distribution biogéographique, il est particulèrement sensible
à toute agression de quelque nature qu'elle soit.
Généralement situé dans l'étage Infralittoral mais pouvant aller dans
certaines régions de Méditerranée (Grande Passe de Porquerolles, Bouches de
Bonifacio) jusqu'à 70 m de profondeur, on trouve des sédiments grossiers
correspondant à la biocénose des Sables Grossiers et fins graviers sous influence des
Courants de Fond (SGCF). Le sédiment, formé de sable grossier et de petits graviers,
est pratiquement dépourvu de toute fraction fine ; ce sédiment à multiples
interstices non colmatés, se trouve être le plus riche en meiofaune ; il est limité, en
général, latéralement, soit par la biocénose de l'herbier de Posidonies dans l'étage
Infralittoral, soit par la biocénose des fonds Détritiques Côtiers dans l'étage
Circalittoral.
3. Etage Circalittoral.
Dans cet étage, le sédiment est généralement formé d'un sable plus ou
moins vaseux pouvant aller jusqu'à une vase plus ou moins sableuse. Ceci est
fonction non seulement de la profondeur mais aussi de la topographie de la côte, de
son exposition aux vents dominants et aux différents courants y compris le courant
liguro provençal, ainsi qu'aux apports fluviatiles ; l'ensemble de l'étage est très
exposé aux actions anthropogènes.
La majeure partie des surfaces occupées par cet étage est peuplée par les
biocénoses des fonds Détritiques Côtiers (DC) et des fonds Détritiques du Large (DL).
La biocénose DC est localisée à la partie supérieure de l'étage Circalittoral. Le
sédiment est essentiellement constitué de graviers organogènes dûs à la destruction
des tests calcaires des organismes actuels, mais à l'inverse des SGCF, les interstices
de ces graviers sont comblés par une fraction sablo-vaseuse. L'envasement de ces
fonds est généralement compris entre 10 et 20%. Si la fraction fine se dépose trop
rapidement ou en quantité trop importante, cette biocénose disparaît (au profit
d autres biocénoses) ce qui fait de cette hypersédimentation naturelle ou provoquée,
la principale menace pour cette biocénose DC. Ce type de fond est limité vers le bas à
la profondeur d'environ 90 m (profondeur qui tend à remonter justement en raison
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