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n. LES SUBSTRATS MEUBLES : Denise BELLAN-SANTINI, Louis BIGOT,
Michel BOURCIER, Henri MASSÉ, Jacques PICARD, Claude POIZAT,
Marie-Louise ROMAN.
A) Caractéristiques principales des substrats meubles
La nature du sédiment, décrite au moyen de quelques termes simples (tels
que vases, vases sableuses, sables vaseux, sables fins bien calibrés, sables hétérogènes,
sables grossiers, fins graviers, graviers sablo-vaseux,...) s'avère généralement
suffisante pour la localisation des biotopes et biocénoses qui leur sont liés.
Fondamentalement, la nature des sédiments est déterminée au plan
géochimique par la structure géologique du bassin versant et du rivage. D'une façon
générale, l'éloignement du rivage détermine la présence dans le sédiment meuble
d'une fraction vaseuse (< 63 pm) de plus en plus importante, jusqu'aux vases
bathyales et abyssales qui sont des vases pratiquement pures (quelques débris
organogènes d'origine benthique ou planctonique sont cependant toujours
présents). En fonction des apports des rivières, des actions hydrodynamique et
rhéologique et de la topographie de la côte, notamment de la pente du plateau
continental, les dépôts sont calibrés, transportés et accumulés en certains points du
plateau continental, de la pente continentale et des canyons sous-marins
(BOURCIER et al., 1993).
1. Etages Supralittoral et Médiolittoral.
Dans ces étages, par nature, les substrats meubles sont mobiles et
indéfiniment remaniés avec une intensité directement liée à l'altitude par rapport
au niveau de la mer et à l'exposition par rapport aux vents dominants en fonction
de leur force et de leur fréquence (BROWN et Mc LACHLAN, 1990). L'exposition
conditionne directement la dimension des particules sédimentaires qui s'échelonne
des graviers en mode très battu aux vases en mode calme très abrité. C'est le plus
souvent le domaine des plages de sable, qui sont en Méditerranée la structure
sédimentaire dominante de ces étages, elles sont le résultat d'un classement
granulométrique souvent très sélectif qui élimine les particules fines pélitiques.
2. Etage Infralittoral.
Comme les précédents, cet étage est directement et très fréquemment soumis
aux activités humaines et aux perturbations qu'elles peuvent entraîner.
Depuis le haut de cet étage, et jusqu'à environ 2,5 m à 3 m de profondeur, on
trouve, correspondant à la biocénose des Sables Fins de Hauts Niveaux (SFHN), une
fraction très largement dominante de sédiment formé de sables fins, mais
généralement assez hétérogène, presque constamment mélangée à une petite
fraction grossière (coquilles mortes, petits graviers) ou à des débris de feuilles mortes
de Posidonies en transit momentané sur le fond , elle correspond à
l'hydrodynamisme maximum des plages.
Au dessous de ces hauts niveaux et jusqu'à 20 m de profondeur environ, on
trouve une fraction sédimentaire sableuse correspondant à la biocénose des Sables
Fins Bien Calibrés (SFBC). Le sédiment est un sable fin, granulométriquement très
bien calibré, généralement dépourvu d’éléments grossiers car les coquilles mortes
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