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être "assortie" à la taille des prédateurs surtout lors des premiers stades larvaires :
les plutéus d'oursins consomment de petites particules avant de s'attaquer au
phytoplancton.
Pour l'instant, ces problèmes de relation entre proies et prédateurs ont été
étudiés essentiellement au laboratoire (expérience CEPEX) et en mer par des
modèles simples (phytoplancton-salpes ou phytoplancton-copépodes) qui ne
reflètent pas la réalité.
Une autre approche semble se dessiner actuellement, en tenant compte de
toutes ces observations et de toutes les publications : il s'agit d'établir la part entre
les méfaits dûs à la pollution et les variations intrinsèques des animaux dans leur
milieu. Pour accuser la première cause il faut connaître les secondes, celles qui
dépendent du cycle de vie des animaux, de leurs relations entre eux et de leurs
réponses aux variations du milieu.
Une espèce a retenu l'attention des biologistes- à cause de ses pullulations
spectaculaires (on parle de "bloom" comme pour le phytoplancton) qui passent
d'autant moins inaperçues que l'animal est urticant : c'est la méduse Pelagia
noctiluca. Plusieurs réunions scientifiques ont bien montré l'importance qu'on lui
accorde autant pour les problèmes médicaux qu'elle pose aux vacanciers que pour
les renseignements qu'elle fournit (UNEP, 1984). Cette espèce forme des cordons
d'individus souvent concentrés en essaims dans des zones hydrologiquement
actives (HAMNER et SCHNEIDER, 1986).
On a voulu voir dans ces accumulations une dégradation récente du milieu
marin méditerranéen or les longues suites de travaux consultés signalent tous ce
caractère explosif et les phrases des auteurs anciens sont éloquentes : "par million
autour du bateau" ou "soupe de méduses" .
La consultation de ces travaux pour relever dates et lieux de récoltes a fait
apparaître une chronologie dans la suite de l'évènement méduse Pelagia. Ainsi en
Méditerranée, peut-on faire remonter jusqu'en 1775 la longue série des
observations de Pelagia mais en plus on constate une agglomération des années
avec des séquences très nettes "années-à-Pelagia" et "années-sans-Pelagia". En
l'absence de données sur les paramètres physiques ou biologiques sur une aussi
longue période (2 siècles) ce sont les paramètres climatiques qui ont été utilisés pour
montrer la périodicité du phénomène Pelagia et sa prédiction par des
caractéristiques climatiques en début de printemps, dans la période favorable à la
reproduction de l'espèce : déficit de pluviosité, période de haute pression et
température élevée au- dessus des moyennes saisonnières (GOY et al., 1989a,b ;
MORAND et al., 1992).
Il s'agit du premier modèle de fluctuations pluri-annuelles d'une espèce
holoplanctonique non commerciale. La longue durée du phénomène démontre que
sa périodicité échappe à une quelconque relation avec la pollution. Pour 1 ensemble
du zooplancton de la mer Ligure c'est une étape fondamentale dans la
compréhension des mécanismes qui gèrent 1 écosystème pélagique car elle replace
les espèces dans un contexte biologique interactif. Il semble peu probable qu une
seule espèce réagisse ainsi aux conditions environnementales. Plus
vraisemblablement tout le système pélagique doit évoluer soit vers le maillon
méduse Pelagia, soit vers d'autres carnivores, ce qui reste à établir.
D'où l'idée de reprendre les données anciennes, comme les archives de la
Station zoologique de Villefranche-sur-mer qui, sur environ 20 ans, montrent bien
être "assortie" à la taille des prédateurs surtout lors des premiers stades larvaires :
les plutéus d'oursins consomment de petites particules avant de s'attaquer au
phytoplancton.
Pour l'instant, ces problèmes de relation entre proies et prédateurs ont été
étudiés essentiellement au laboratoire (expérience CEPEX) et en mer par des
modèles simples (phytoplancton-salpes ou phytoplancton-copépodes) qui ne
reflètent pas la réalité.
Une autre approche semble se dessiner actuellement, en tenant compte de
toutes ces observations et de toutes les publications : il s'agit d'établir la part entre
les méfaits dûs à la pollution et les variations intrinsèques des animaux dans leur
milieu. Pour accuser la première cause il faut connaître les secondes, celles qui
dépendent du cycle de vie des animaux, de leurs relations entre eux et de leurs
réponses aux variations du milieu.
Une espèce a retenu l'attention des biologistes- à cause de ses pullulations
spectaculaires (on parle de "bloom" comme pour le phytoplancton) qui passent
d'autant moins inaperçues que l'animal est urticant : c'est la méduse Pelagia
noctiluca. Plusieurs réunions scientifiques ont bien montré l'importance qu'on lui
accorde autant pour les problèmes médicaux qu'elle pose aux vacanciers que pour
les renseignements qu'elle fournit (UNEP, 1984). Cette espèce forme des cordons
d'individus souvent concentrés en essaims dans des zones hydrologiquement
actives (HAMNER et SCHNEIDER, 1986).
On a voulu voir dans ces accumulations une dégradation récente du milieu
marin méditerranéen or les longues suites de travaux consultés signalent tous ce
caractère explosif et les phrases des auteurs anciens sont éloquentes : "par million
autour du bateau" ou "soupe de méduses" .
La consultation de ces travaux pour relever dates et lieux de récoltes a fait
apparaître une chronologie dans la suite de l'évènement méduse Pelagia. Ainsi en
Méditerranée, peut-on faire remonter jusqu'en 1775 la longue série des
observations de Pelagia mais en plus on constate une agglomération des années
avec des séquences très nettes "années-à-Pelagia" et "années-sans-Pelagia". En
l'absence de données sur les paramètres physiques ou biologiques sur une aussi
longue période (2 siècles) ce sont les paramètres climatiques qui ont été utilisés pour
montrer la périodicité du phénomène Pelagia et sa prédiction par des
caractéristiques climatiques en début de printemps, dans la période favorable à la
reproduction de l'espèce : déficit de pluviosité, période de haute pression et
température élevée au- dessus des moyennes saisonnières (GOY et al., 1989a,b ;
MORAND et al., 1992).
Il s'agit du premier modèle de fluctuations pluri-annuelles d'une espèce
holoplanctonique non commerciale. La longue durée du phénomène démontre que
sa périodicité échappe à une quelconque relation avec la pollution. Pour 1 ensemble
du zooplancton de la mer Ligure c'est une étape fondamentale dans la
compréhension des mécanismes qui gèrent 1 écosystème pélagique car elle replace
les espèces dans un contexte biologique interactif. Il semble peu probable qu une
seule espèce réagisse ainsi aux conditions environnementales. Plus
vraisemblablement tout le système pélagique doit évoluer soit vers le maillon
méduse Pelagia, soit vers d'autres carnivores, ce qui reste à établir.
D'où l'idée de reprendre les données anciennes, comme les archives de la
Station zoologique de Villefranche-sur-mer qui, sur environ 20 ans, montrent bien
