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l'opposition entre certaines espèces du même niveau trophique par exemple : pour
les herbivores opposition entre salpes et appendiculaires, et pour les carnivores
opposition entre Pelagia et Hippopodius ou Leucothea (MORAND et DALLOT
1985).
En se référant à l'expérience CEPEX, on peut voir évoluer le système
pélagique en milieu clos : diatomées vers les méduses et gros phytoplancton vers les
poissons (LACAZE, 1983).
L'évolution annuelle du plancton en mer Ligure montre une succession de
populations désormais classique : les diatomées en hiver et début de printemps puis
les dinoflagellés en période plus chaude et plus éclairée. De même pour le
zooplancton herbivore, les salpes précèdent les appendiculaires. En élevage, on
constate que les appendiculaires ont une meilleure maturation des gonades lorsque
la nourriture algale est plus éclairée (GORSKY, 1987) et que la production des oeufs
de copépodes est améliorée par le régime alimentaire (IANORA et MIRALTO, 1992).
C'est une première comparaison avec le milieu naturel où les appendiculaires
(Oïkopleura) se récoltent justement au moment de l'abondance des dinoflagellés.
Cette relation entre la qualité de la nourriture phytoplanctonique et la succession
des populations zooplanctoniques doit être recherchée sur le long terme pour
découvrir les grandes oscillations de l'écosystème pélagique.
Cette déviation vers l'un ou l'autre point de terminaison du système
concrétise actuellement les efforts de recherche. Il s'agit d'établir la réaction du
phytoplancton au poids des paramètres climatiques induisant des Pelagia.
Ce changement d'échelle d'observations, passant des variations annuelles
aux variations sinon séculaires du moins pluri-annuelles et l'analyse des espèces
dominantes traitées comme un ensemble - y compris les poissons pélagiques
anchois, sardines et maquereaux - devraient permettre de dégager les tendances à
long terme de tout le système. C'est alors seulement qu'apparaîtront les éventuelles
anomalies engendrées par la pollution dans les dernières décennies.
l'opposition entre certaines espèces du même niveau trophique par exemple : pour
les herbivores opposition entre salpes et appendiculaires, et pour les carnivores
opposition entre Pelagia et Hippopodius ou Leucothea (MORAND et DALLOT
1985).
En se référant à l'expérience CEPEX, on peut voir évoluer le système
pélagique en milieu clos : diatomées vers les méduses et gros phytoplancton vers les
poissons (LACAZE, 1983).
L'évolution annuelle du plancton en mer Ligure montre une succession de
populations désormais classique : les diatomées en hiver et début de printemps puis
les dinoflagellés en période plus chaude et plus éclairée. De même pour le
zooplancton herbivore, les salpes précèdent les appendiculaires. En élevage, on
constate que les appendiculaires ont une meilleure maturation des gonades lorsque
la nourriture algale est plus éclairée (GORSKY, 1987) et que la production des oeufs
de copépodes est améliorée par le régime alimentaire (IANORA et MIRALTO, 1992).
C'est une première comparaison avec le milieu naturel où les appendiculaires
(Oïkopleura) se récoltent justement au moment de l'abondance des dinoflagellés.
Cette relation entre la qualité de la nourriture phytoplanctonique et la succession
des populations zooplanctoniques doit être recherchée sur le long terme pour
découvrir les grandes oscillations de l'écosystème pélagique.
Cette déviation vers l'un ou l'autre point de terminaison du système
concrétise actuellement les efforts de recherche. Il s'agit d'établir la réaction du
phytoplancton au poids des paramètres climatiques induisant des Pelagia.
Ce changement d'échelle d'observations, passant des variations annuelles
aux variations sinon séculaires du moins pluri-annuelles et l'analyse des espèces
dominantes traitées comme un ensemble - y compris les poissons pélagiques
anchois, sardines et maquereaux - devraient permettre de dégager les tendances à
long terme de tout le système. C'est alors seulement qu'apparaîtront les éventuelles
anomalies engendrées par la pollution dans les dernières décennies.
