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la pollution thermique des centrales par une strobilation ininterrompue, d'où les
pullulations de méduses.
Une méthode indirecte est le dosage des métaux lourds dans les organismes.
ROMÉO et al.,(1986) ont montré que la concentration de Cd, Cu, Pb, Zn est plus forte
chez les cnidaires carnivores que chez les salpes herbivores. Cette première analyse
sur les différents niveaux trophiques, pourrait être interprétée comme une
accumulation exagérée chez les carnivores comparée à l'accumulation de métaux
lourds dans certains organes de poissons.
Les zones portuaires et les fermes d'aquaculture marine sont bien connues
pour leur haut degré de toxicité- en particulier les "Marina" qui déversent des
tonnes de métaux lourds par l'intermédiaire des peintures anti-fouling. Elles sont
bien répertoriées et bien localisées et font l'objet de suivis réguliers au point de vue
sanitaire à cause de l'impact sur l'homme (par exemple le réseau de surveillance
REPHY).
Une autre cause est encore mal cernée, c'est celle due aux retombées des
polluants transportés par voie atmosphérique. Cette pollution dont on commence à
évaluer les effets (BERGAMETTI et al., 1989), est plus pernicieuse car elle met en jeu
la composante atmosphérique. Elle est soumise à l'action des vents contrôlée par les
grandes fluctuations climatiques et a donc un caractère saisonnier : polluants
chimiques venant des grandes zones industrielles du Nord et polluants terrigènes
venant des zones sahariennes, se déversant d'une façon brutale et souvent très
brève en des zones privilégiées.
Cette source de pollution atmosphérique engendre sans doute des
pertubations dans l'écosystème pélagique, du moins dans la partie épipélagique, par
un apport soudain d'éléments nouveaux, mais son effet est loin d'être décrit.
La connaissance du milieu physique est indispensable pour comprendre
l'écosystème pélagique. Le schéma général de l'évolution du plancton au cours de
l'année montre un fort maximum qui suit le "bloom" (ou floraison) printanier de
phytoplancton. Si les copépodes sont dominants dans cette période, l’analyse de la
diversité spécifique montre une variabilité maximale au printemps et à l'automne
liée aux gradients de température et de salinité, et minimale en été et en hiver lors
de la stabilité des paramètres physiques.
Une analyse sur une vingtaine d'années met bien en évidence cette
dépression estivale chez la plupart des espèces du plancton (MORAND et DALLOT,
1985) avec des variations interannuelles des densités plus ou moins fortes par
exemple chez les salpes (BRACONNOT et al., 1990), variations dues à la biologie de
l'espèce : taux de reproduction, vitesse de croissance, renouvellement de
population, durée de vie des individus à chaque stade oozoïde et blastozoïde et aux
conditions du milieu en particulier le potentiel de nourriture. La compétition avec
d'autres organismes de même niveau trophique, les copépodes en particulier qui
exercent une prédation sur le phytoplancton, ou la qualité du phytoplancton luimême peut être une explication de ces différences d'abondance d'une année à
l'autre.
On voit déjà l'importance de la nourriture disponible dans le milieu pour le
maintien d'une population. En élevage, on a pu préciser que c'est un facteur
déterminant pour la maturation des gonades (expériences sur les méduses,
copépodes, salpes, appendiculaires...). La taille des particules nutritives doit aussi
la pollution thermique des centrales par une strobilation ininterrompue, d'où les
pullulations de méduses.
Une méthode indirecte est le dosage des métaux lourds dans les organismes.
ROMÉO et al.,(1986) ont montré que la concentration de Cd, Cu, Pb, Zn est plus forte
chez les cnidaires carnivores que chez les salpes herbivores. Cette première analyse
sur les différents niveaux trophiques, pourrait être interprétée comme une
accumulation exagérée chez les carnivores comparée à l'accumulation de métaux
lourds dans certains organes de poissons.
Les zones portuaires et les fermes d'aquaculture marine sont bien connues
pour leur haut degré de toxicité- en particulier les "Marina" qui déversent des
tonnes de métaux lourds par l'intermédiaire des peintures anti-fouling. Elles sont
bien répertoriées et bien localisées et font l'objet de suivis réguliers au point de vue
sanitaire à cause de l'impact sur l'homme (par exemple le réseau de surveillance
REPHY).
Une autre cause est encore mal cernée, c'est celle due aux retombées des
polluants transportés par voie atmosphérique. Cette pollution dont on commence à
évaluer les effets (BERGAMETTI et al., 1989), est plus pernicieuse car elle met en jeu
la composante atmosphérique. Elle est soumise à l'action des vents contrôlée par les
grandes fluctuations climatiques et a donc un caractère saisonnier : polluants
chimiques venant des grandes zones industrielles du Nord et polluants terrigènes
venant des zones sahariennes, se déversant d'une façon brutale et souvent très
brève en des zones privilégiées.
Cette source de pollution atmosphérique engendre sans doute des
pertubations dans l'écosystème pélagique, du moins dans la partie épipélagique, par
un apport soudain d'éléments nouveaux, mais son effet est loin d'être décrit.
La connaissance du milieu physique est indispensable pour comprendre
l'écosystème pélagique. Le schéma général de l'évolution du plancton au cours de
l'année montre un fort maximum qui suit le "bloom" (ou floraison) printanier de
phytoplancton. Si les copépodes sont dominants dans cette période, l’analyse de la
diversité spécifique montre une variabilité maximale au printemps et à l'automne
liée aux gradients de température et de salinité, et minimale en été et en hiver lors
de la stabilité des paramètres physiques.
Une analyse sur une vingtaine d'années met bien en évidence cette
dépression estivale chez la plupart des espèces du plancton (MORAND et DALLOT,
1985) avec des variations interannuelles des densités plus ou moins fortes par
exemple chez les salpes (BRACONNOT et al., 1990), variations dues à la biologie de
l'espèce : taux de reproduction, vitesse de croissance, renouvellement de
population, durée de vie des individus à chaque stade oozoïde et blastozoïde et aux
conditions du milieu en particulier le potentiel de nourriture. La compétition avec
d'autres organismes de même niveau trophique, les copépodes en particulier qui
exercent une prédation sur le phytoplancton, ou la qualité du phytoplancton luimême peut être une explication de ces différences d'abondance d'une année à
l'autre.
On voit déjà l'importance de la nourriture disponible dans le milieu pour le
maintien d'une population. En élevage, on a pu préciser que c'est un facteur
déterminant pour la maturation des gonades (expériences sur les méduses,
copépodes, salpes, appendiculaires...). La taille des particules nutritives doit aussi
