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néritique et océanique fait apparaître une forte proportion de méroplancton dans la
frange côtière et parfois cette ségrégation se fait sur une faible étendue : 20 fois plus
de larves planctoniques dans le fond de la rade de Villefranche-sur-mer qu'à son
ouverture sur le large (SENTZ, 1963).
Dans l'ouvrage sur les espèces marines et littorales menacées en France
(1987), 15 sur 10 000 invertébrés sont en régression (voir tableau 5, p. 19). Si certains
d'entre eux ont une larve pélagique (planule de Corallium, pluteus de
Paracentrotus...') on ne connaît rien de leur vie en pleine eau. Le cas des oursins est
significatif puisqu'on ne sait pas l'impact de la maladie (la "calvitie" des oursins)
sur leur reproduction ni sur la morphologie de la larve, pourtant les pluteus sont
un bon indice de qualité des eaux utilisé depuis longtemps car la croissance de la
baguette de soutien des bras est en relation directe avec les concentrations de
métaux lourds (BOUGIS et al., 1979).
Ce méroplancton, évidemment saisonnier, peut servir de test de base pour
la qualité des eaux. Il sera ainsi employé pour dresser une cartographie des zones les
plus polluées. Parmi ces organismes, les balanes et les annélides polychètes sont
localisés dans les eaux fortement polluées et leurs stades larvaires planctoniques,
nauplii et trochophores, ont le même comportement (PATRITI, 1972). Dans
d'autres cas, c'est la forme sexuée du cycle biologique qui est planctonique et les
méduses Aurélia aurita, Obelia spp., Clytia spp. et Rathkea octopunctata sont bien
connues pour leur concentration dans les zones portuaires (UNEP, 1984). Dans le
domaine des espèces benthiques menacées, il s'agit souvent d'espèces
commercialisées soit pour la gastronomie soit pour la bijouterie comme le corail
dont on suit la régression depuis des siècles. Or, pour le plancton, il est difficile
d'avoir des points de référence ou des zones étudiées depuis de longues années avec
les mêmes techniques d'échantillonnage pour être sûr que les variations observées
ne proviennent pas d'un artefact dû aux prélèvements ou aux méthodes
d'observations. PATRITI (1972), étudiant le peuplement planctonique du port de
Marseille, zone particulièrement polluée, dresse une liste d'organismes liés à la
pollution :
copépodes : Acartia clausi, Amphiascus angustipes, A. parvus, Centropages
hamatus, C. typicus, Harpacticus gracilis, Oithona nana,
Paracalanus parvus, Pleuromamma abdominalis, Tisbe furcata,
et certains Pontellidés.
cladocères : Podon polyphemoides
annélides polychètes : Neantes succinea, Scolelepis fuliginosa,
appendiculaires : Oikopleura dioica
Les études de ce type sont très limitées et font apparaître une abondance de
copépodes dans ces eaux polluées. Comme pour les méduses Auielia, Rathkea,
Clytia et Obelia, il s'agit plus d'un habitat "normal" que d'une anomalie liée à la
pollution, ce sont d'ailleurs souvent des espèces "pionnières". L'hydraire de
Rathkea se rencontre dans des zones anoxiques et le scyphistome d'Aureha réagit à
néritique et océanique fait apparaître une forte proportion de méroplancton dans la
frange côtière et parfois cette ségrégation se fait sur une faible étendue : 20 fois plus
de larves planctoniques dans le fond de la rade de Villefranche-sur-mer qu'à son
ouverture sur le large (SENTZ, 1963).
Dans l'ouvrage sur les espèces marines et littorales menacées en France
(1987), 15 sur 10 000 invertébrés sont en régression (voir tableau 5, p. 19). Si certains
d'entre eux ont une larve pélagique (planule de Corallium, pluteus de
Paracentrotus...') on ne connaît rien de leur vie en pleine eau. Le cas des oursins est
significatif puisqu'on ne sait pas l'impact de la maladie (la "calvitie" des oursins)
sur leur reproduction ni sur la morphologie de la larve, pourtant les pluteus sont
un bon indice de qualité des eaux utilisé depuis longtemps car la croissance de la
baguette de soutien des bras est en relation directe avec les concentrations de
métaux lourds (BOUGIS et al., 1979).
Ce méroplancton, évidemment saisonnier, peut servir de test de base pour
la qualité des eaux. Il sera ainsi employé pour dresser une cartographie des zones les
plus polluées. Parmi ces organismes, les balanes et les annélides polychètes sont
localisés dans les eaux fortement polluées et leurs stades larvaires planctoniques,
nauplii et trochophores, ont le même comportement (PATRITI, 1972). Dans
d'autres cas, c'est la forme sexuée du cycle biologique qui est planctonique et les
méduses Aurélia aurita, Obelia spp., Clytia spp. et Rathkea octopunctata sont bien
connues pour leur concentration dans les zones portuaires (UNEP, 1984). Dans le
domaine des espèces benthiques menacées, il s'agit souvent d'espèces
commercialisées soit pour la gastronomie soit pour la bijouterie comme le corail
dont on suit la régression depuis des siècles. Or, pour le plancton, il est difficile
d'avoir des points de référence ou des zones étudiées depuis de longues années avec
les mêmes techniques d'échantillonnage pour être sûr que les variations observées
ne proviennent pas d'un artefact dû aux prélèvements ou aux méthodes
d'observations. PATRITI (1972), étudiant le peuplement planctonique du port de
Marseille, zone particulièrement polluée, dresse une liste d'organismes liés à la
pollution :
copépodes : Acartia clausi, Amphiascus angustipes, A. parvus, Centropages
hamatus, C. typicus, Harpacticus gracilis, Oithona nana,
Paracalanus parvus, Pleuromamma abdominalis, Tisbe furcata,
et certains Pontellidés.
cladocères : Podon polyphemoides
annélides polychètes : Neantes succinea, Scolelepis fuliginosa,
appendiculaires : Oikopleura dioica
Les études de ce type sont très limitées et font apparaître une abondance de
copépodes dans ces eaux polluées. Comme pour les méduses Auielia, Rathkea,
Clytia et Obelia, il s'agit plus d'un habitat "normal" que d'une anomalie liée à la
pollution, ce sont d'ailleurs souvent des espèces "pionnières". L'hydraire de
Rathkea se rencontre dans des zones anoxiques et le scyphistome d'Aureha réagit à
