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Dans ce type de travaux, les prélèvements sont faits avec de classiques filets à
plancton et la nécessité d'une standardisation a vite été ressentie pour comparer les
résultats, d'où l'ouvrage de méthodologie édité par l'UNESCO (1968). Cela montre
bien l'importance de la méthode d'échantillonnage et des dispositifs fixés au filet
pour calculer le volume d'eau filtré en fonction de la vitesse du bateau, dispositifs
inventés dès les premières études par HENSEN (1887). Les recommandations de
l'UNESCO fixent arbitrairement les pêches à une profondeur standard et
reproductible : pêches verticales de 200-0m avec un filet WP2 de vide de maille de
200 microns.
La disproportion entre ce filtre et le volume de l'océan n'échappe à
personne. Néanmoins c'est en multipliant de telles pêches soit en un point fixe, soit
par un quadrillage serré dans une aire précise que les premières théories sur
l'écosystème pélagique ont pu être élaborées.
2 . Les prélèvements en continu :
Le Plankton Recorder de Hardy utilisé en mer du Nord depuis 1925 et le
"Tube Haï", tiré à 5-6 noeuds, muni d'une pompe pour le plancton et de sondes
multi-paramètres ont permis de mettre en évidence l'un, les cycles de RUSSELL
(CUSHING et DICKSON, 1976) et l'autre, le rôle du Front Liguro-provençal dans
l'eutrophisation de la mer Ligure par l'étude de la répartition des divers stades de
copépodes (BOUCHER, 1984).
Plus sophistiqué est le filet à nappes (BIONESS) qui échantillonne plusieurs
couches d'eau successivement par un système d’ouverture et de fermeture des
nappes.
3 - Les méthodes d'avenir :
Grâce au scaphandre et aux sous-marins de recherche les organismes sont
observés in situ, en particulier pour étudier leur "ambit" ou espace vital, leurs
comportements : nage chasse... Des comptages à travers un cadre en suivant un
parcours défini, indiquent les densités et les capacités des organismes à se grouper
en essaims (LAVAL et al., 1989).
Toutes ces méthodes de prélèvements nécessitent un tri des échantillons
pour avoir la composition du plancton récolté.
4 - Les méthodes indirectes :
Pour se libérer des contraintes du tri, les planctonologistes ont détourné
certaines méthodes pour les appliquer à leurs problèmes.
Le lancement des satellites a fait bénéficier toute la communauté
océanographique de données en temps réel sur l'ensemble des océans : les
concentrations de chlorophylle ont été visualisées en fonction des structures
thermiques. Comme la concentration du zooplancton est tributaire en partie de
cette concentration de phytoplancton, il est possible d'en déduire les zones les plus
riches, en général la rive orientale des grands océans.
Un autre type d engin voit désormais une application : le sondeur multifréquences, par exemple à 120 kHz, il détecte les couches d'Euphausiacés ou d'autres
Dans ce type de travaux, les prélèvements sont faits avec de classiques filets à
plancton et la nécessité d'une standardisation a vite été ressentie pour comparer les
résultats, d'où l'ouvrage de méthodologie édité par l'UNESCO (1968). Cela montre
bien l'importance de la méthode d'échantillonnage et des dispositifs fixés au filet
pour calculer le volume d'eau filtré en fonction de la vitesse du bateau, dispositifs
inventés dès les premières études par HENSEN (1887). Les recommandations de
l'UNESCO fixent arbitrairement les pêches à une profondeur standard et
reproductible : pêches verticales de 200-0m avec un filet WP2 de vide de maille de
200 microns.
La disproportion entre ce filtre et le volume de l'océan n'échappe à
personne. Néanmoins c'est en multipliant de telles pêches soit en un point fixe, soit
par un quadrillage serré dans une aire précise que les premières théories sur
l'écosystème pélagique ont pu être élaborées.
2 . Les prélèvements en continu :
Le Plankton Recorder de Hardy utilisé en mer du Nord depuis 1925 et le
"Tube Haï", tiré à 5-6 noeuds, muni d'une pompe pour le plancton et de sondes
multi-paramètres ont permis de mettre en évidence l'un, les cycles de RUSSELL
(CUSHING et DICKSON, 1976) et l'autre, le rôle du Front Liguro-provençal dans
l'eutrophisation de la mer Ligure par l'étude de la répartition des divers stades de
copépodes (BOUCHER, 1984).
Plus sophistiqué est le filet à nappes (BIONESS) qui échantillonne plusieurs
couches d'eau successivement par un système d’ouverture et de fermeture des
nappes.
3 - Les méthodes d'avenir :
Grâce au scaphandre et aux sous-marins de recherche les organismes sont
observés in situ, en particulier pour étudier leur "ambit" ou espace vital, leurs
comportements : nage chasse... Des comptages à travers un cadre en suivant un
parcours défini, indiquent les densités et les capacités des organismes à se grouper
en essaims (LAVAL et al., 1989).
Toutes ces méthodes de prélèvements nécessitent un tri des échantillons
pour avoir la composition du plancton récolté.
4 - Les méthodes indirectes :
Pour se libérer des contraintes du tri, les planctonologistes ont détourné
certaines méthodes pour les appliquer à leurs problèmes.
Le lancement des satellites a fait bénéficier toute la communauté
océanographique de données en temps réel sur l'ensemble des océans : les
concentrations de chlorophylle ont été visualisées en fonction des structures
thermiques. Comme la concentration du zooplancton est tributaire en partie de
cette concentration de phytoplancton, il est possible d'en déduire les zones les plus
riches, en général la rive orientale des grands océans.
Un autre type d engin voit désormais une application : le sondeur multifréquences, par exemple à 120 kHz, il détecte les couches d'Euphausiacés ou d'autres
