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organismes en concentration suffisante pour transmettre un écho : poissons
pélagiques Myctophidés, méduses. Etalonné par vision directe en sous-marin et par
des pêches au filet à nappes, le sondeur peut apporter des renseignements sur les
déplacements rapides des organismes en fonction de paramètres sélectionnés
(lumière, température, salinité...) et ceci d'une manière continue. Il est ainsi
possible de suivre la couche diffusante profonde (la DSL des auteurs anglais : Deep
Scattering Layer) de sa formation à sa dispersion pendant la nuit et sa composition
spécifique au moins pour le macroplancton (LAVAL et BAUSSANT, 1990).
Actuellement, une nouvelle méthode de caméra immergée associée à un
analyseur d'images semble une technique pleine d'avenir (GORSKY et al., 1992).
Les mesures indirectes, sans reconnaissance d'espèces concernent le volume
total sédimenté du plancton récolté par les méthodes standard donc comparables,
ou encore le poids sec obtenu après filtration et séchage à l'étuve, les analyses
biochimiques : protides, glucides, lipides, enzymes par exemple l'aspartate
transcarbamylase dont le taux témoigne indistinctement des capacités de croissance
des populations. Considérées dès leur utilisation comme la panacée, elles ont vite
révélé leurs limites : tous les herbivores digèrent avec une amylase et tous les
carnivores avec une protéase et les dosages de ces enzymes n'apportent aucune
précision spécifique. Néanmoins, on a pu cartographier le réseau trophique lié à des
structures hydrologiques comme par exemple celles engendrées par les upwellings.
Actuellement, les dosages de la composition élémentaire en carbone, azote,
hydrogène font apparaître une nouvelle classification des organismes pélagiques :
méduses, siphonophores, salpes, appendiculaires se distinguent par une teneur très
faible en C et N par rapport aux autres animaux du zooplancton constituant
souvent leurs proies (GORSKY et al., 1988, MATSAKIS, 1990). Ces herbivores (salpes
et appendiculaires) et ces carnivores (méduses et siphonophores) sont ainsi des
"pompes à carbone" dont l'étude donnera sans doute des résultats importants pour
l'analyse des flux de carbone au niveau de leurs aires d'accumulation.
Par des élevages, la réponse biologique des organismes aux changements du
milieu a été suivie, en particulier, dans l'expérience CEPEX (Controlled Ecosystem
Pollution and Population Experiments) le poids des populations sur la biocénose
tant au point de vue prédation que recyclages des sels nutritifs ou effets des
polluants a été apprécié (DAVIS, 1982).
Actuellement, l'exploitation de toutes ces données a permis de construire
par modélisation des simulations de la structure et du fonctionnement de
l'écosystème pélagique dans toute sa complexité (ANDERSEN et al., 1987) et par la
suite il sera peut-être possible d'en apprécier le disfonctionnement et de l'analyser
en fonction des fluctuations des différents paramètres.
B) La vie pélagique en Méditerranée
Les changements dans la structure des communautés et des écosystèmes
pélagiques sont encore mal expliqués. Pour évaluer 1 impact de la pollution sur le
plancton il faut éliminer toute autre cause et en particulier les variables
saisonnières, annuelles ou à plus long terme et celles provenant des structures
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