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favorisé par des apports de nutrilites dus à la pollution tellurique
(GRALL et LE FÈVRE, 1967 ; PÉRÈS et ni, 1986 ; BELIN et BERTHOMÉ,
1988).
La plupart de ces espèces ne synthétisent apparemment pas de toxines en
quantités notables mais peuvent néanmoins entraîner la mort d'autres organismes
marins, leurs consommateurs ou concurrents, soit par des effets mécaniques
d'obstruction, soit surtout par une asphyxie due à la surconsommation d'oxygène
dissous, directe ou indirecte (respiration ou dégradation de la matière organique
dissoute et particulaire produite par les organismes responsables de ces eaux
colorées).
Mais il existe aussi parmi les espèces citées des producteurs de toxines :
D.S.P. (Diarrhetic Shellfish Poison) chez Dinophysis acuminata, et même P.S.P.
(Paralytic Shellfish Poison) chez Alexandrium minutum, heureusement fort peu
répandu jusqu'à présent sur les côtes françaises et non signalé sur nos côtes
méditerranéennes, bien que l'espèce ait été décrite de Méditerranée.
On peut se demander si l'apparente recrudescence, depuis une douzaine
d'années, des signalements d'eaux colorées, d'empoisonnements ou de mortalités
consécutives d'animaux marins, correspond bien à une forte intensification de ces
phénomènes ou si c'est, au moins en partie, le résultat d'une surveillance beaucoup
plus efficace et d'une meilleure diffusion de l'information à ce sujet.
Quoi qu'il en soit, on est maintenant certain que les rejets de polluants
organiques, urbains surtout, peuvent favoriser le développement des eaux colorées,
en particulier par des péridiniens, organismes qui exigent un milieu plus complexe
que la plupart des autres microphytes. La pollution agirait alors non seulement par
ses apports d'azote ou de phosphore assimilable mais aussi par sa richesse en
facteurs de croissance, tels que la vitamine B12, la thiamine, la biotine (soit déjà
présentes dans la matière organique dissoute, soit à même d'être produites par
l'abondante microflore bactérienne de ces eaux), en phytohormones comme les
auxines ou gibbérellines, en acides humiques et fulviques, ou autres molécules à
pouvoirs complexants (TRÉGOUBOFF, 1962 ; ROUNSEFELL et NELSON, 1966 ;
GRALL et LE FÈVRE, 1967 ; PINCEMIN, 1969a, 1969b ; LOFEZ et ARTÉ, 1971 ;
GRALL, 1976 ; TAYLOR et SELIGER, 1979 ; LASSUS et al., 1980 ; 1985 ; 1988 ; CURDS,
1982 ; ANDERSON et al., 1985 ; MARCAILLOU-LE BAUT et LASSUS, 1986 ;
PAULMIER et JOLY, 1985 ; BIRRIEN et al., 1986 ; LASSUS, 1986 ; PARTENSKY et
SOURNIA, 1986 ; PARTENSKY et al., 1988 ; PÉRÈS et al., 1986 ; BELIN et al., 1989).
7 . Effets d'autres perturbations :
L utilisation de 1 eau de mer pour refroidir certaines installations des
centrales électriques en particulier, a un effet surtout nocif sur les microphytes. En
effet, les variations thermiques, les chocs mécaniques, et la chloration (ou l'emploi
de tout autre biocide) réduisent généralement l'abondance des organismes qui
passent dans les circuits de refroidissement, retentissent sur leur physiologie, leur
morphologie et leur cytologie, ou agissent défavorablement sur ceux qui vivent
favorisé par des apports de nutrilites dus à la pollution tellurique
(GRALL et LE FÈVRE, 1967 ; PÉRÈS et ni, 1986 ; BELIN et BERTHOMÉ,
1988).
La plupart de ces espèces ne synthétisent apparemment pas de toxines en
quantités notables mais peuvent néanmoins entraîner la mort d'autres organismes
marins, leurs consommateurs ou concurrents, soit par des effets mécaniques
d'obstruction, soit surtout par une asphyxie due à la surconsommation d'oxygène
dissous, directe ou indirecte (respiration ou dégradation de la matière organique
dissoute et particulaire produite par les organismes responsables de ces eaux
colorées).
Mais il existe aussi parmi les espèces citées des producteurs de toxines :
D.S.P. (Diarrhetic Shellfish Poison) chez Dinophysis acuminata, et même P.S.P.
(Paralytic Shellfish Poison) chez Alexandrium minutum, heureusement fort peu
répandu jusqu'à présent sur les côtes françaises et non signalé sur nos côtes
méditerranéennes, bien que l'espèce ait été décrite de Méditerranée.
On peut se demander si l'apparente recrudescence, depuis une douzaine
d'années, des signalements d'eaux colorées, d'empoisonnements ou de mortalités
consécutives d'animaux marins, correspond bien à une forte intensification de ces
phénomènes ou si c'est, au moins en partie, le résultat d'une surveillance beaucoup
plus efficace et d'une meilleure diffusion de l'information à ce sujet.
Quoi qu'il en soit, on est maintenant certain que les rejets de polluants
organiques, urbains surtout, peuvent favoriser le développement des eaux colorées,
en particulier par des péridiniens, organismes qui exigent un milieu plus complexe
que la plupart des autres microphytes. La pollution agirait alors non seulement par
ses apports d'azote ou de phosphore assimilable mais aussi par sa richesse en
facteurs de croissance, tels que la vitamine B12, la thiamine, la biotine (soit déjà
présentes dans la matière organique dissoute, soit à même d'être produites par
l'abondante microflore bactérienne de ces eaux), en phytohormones comme les
auxines ou gibbérellines, en acides humiques et fulviques, ou autres molécules à
pouvoirs complexants (TRÉGOUBOFF, 1962 ; ROUNSEFELL et NELSON, 1966 ;
GRALL et LE FÈVRE, 1967 ; PINCEMIN, 1969a, 1969b ; LOFEZ et ARTÉ, 1971 ;
GRALL, 1976 ; TAYLOR et SELIGER, 1979 ; LASSUS et al., 1980 ; 1985 ; 1988 ; CURDS,
1982 ; ANDERSON et al., 1985 ; MARCAILLOU-LE BAUT et LASSUS, 1986 ;
PAULMIER et JOLY, 1985 ; BIRRIEN et al., 1986 ; LASSUS, 1986 ; PARTENSKY et
SOURNIA, 1986 ; PARTENSKY et al., 1988 ; PÉRÈS et al., 1986 ; BELIN et al., 1989).
7 . Effets d'autres perturbations :
L utilisation de 1 eau de mer pour refroidir certaines installations des
centrales électriques en particulier, a un effet surtout nocif sur les microphytes. En
effet, les variations thermiques, les chocs mécaniques, et la chloration (ou l'emploi
de tout autre biocide) réduisent généralement l'abondance des organismes qui
passent dans les circuits de refroidissement, retentissent sur leur physiologie, leur
morphologie et leur cytologie, ou agissent défavorablement sur ceux qui vivent
