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substances de croissance, il accentue la stabilité verticale et peut optimiser les
conditions de développement de diverses espèces (Dinoflagellés notamment).
Enfin la concentration massive des organismes peut être fortement accrue
par des facteurs dynamiques (vents de mer, convergences, fronts, spirales de
Langmuir...) qui ne jouent pas de rôle dans la reproduction des organismes
(JACQUES et SOURNIA, 1978 ; LASSUS et al., 1980, 1988 ; LE FÈVRE, 1986 ;
PARTENSKY et SOURNIA, 1986 ; PÉRÈS et al., 1986 ; MARGALEF, 1989 ; PÉRÈS,
1989).
Les proliférations massives de microphytes planctoniques ou
tychopélagiques sur nos côtes méditerranéennes peuvent être dues à des Diatomées
lorsqu'elles résultent d'un simple enrichissement en nutrilites dans des conditions
favorables de lumière et de stabilité. De telles proliférations, favorisées par des
conditions eutrophes, mais non dystrophes, ne ressortent pas vraiment du
phénomène des eaux colorées.
Curieusement, il semble qu'on n'ait pas signalé, sur les côtes
méditerranéennes françaises de véritables "eaux rouges" dues à des cyanobactéries
filamenteuses du genre Oscillatoria (= Trichodesmium), soit au curieux cilié
Mesodinium rubrum (= Cyclotrichium meunieri) qui est fonctionnellement photoautotrophe puisqu'il abrite des symbiontes chlorophylliens apparemment
incomplets.
En revanche on a parfois observé des proliférations de la Raphidophycée (ou
Chloromonadine) Chattonella subsalsa (TRÉGOUBOFF, 1962 ; PINCEMIN, 1969b) et
de la chlorophycée Nannochloris sp. (LASSUS, 1983)
Mais les principaux responsables des eaux colorées sur les côtes
méditerranéennes françaises sont avant tout des Dinoflagellés (= Dinophycées =
Péridiniens). On a notamment signalé :
- des espèces de Prorocentrum, comme P. micans et P. minimum qui se
multiplient plus fréquemment dans le Golfe du Lion depuis 1986 (e. g.
BELIN et BERTHOMMÉ, 1988 ; BELIN et al., 1989) ;
- quelques espèces de Dinophysis, telles D. lenticula (BALECH, 1977 ;
JACQUES et SOURNIA, 1978) et surtout D. acuminata, toutefois
beaucoup moins abondante jusqu'à présent que sur les côtes atlantiques,
où elle est responsable, depuis quelques années, de gastro-entérites
aiguës, avec vomissements et diarrhées, chez les consommateurs de
Mollusques (LASSUS et al., 1985 ; 1988 ; MARCAILLOU-LE BAUT et
LASSUS, 1986) ;
- Gonyaulax polyedra (PINCEMIN, 1969a) ;
- Cochlodinium sp. (PINCEMIN, 1969b) ;
- Protoperidinium ovatum (BALECH, 1977 ; JACQUES et SOURNIA,
1978);
- enfin Noctiluca scintillans (= N. miliaris), gros Dinoflagellé
phagotrophe, dépourvu de pigments assimilateurs, et dont les
populations ne peuvent donc se multiplier qu'après un développement
phytoplanctonique important capable de les nourrir, développement
substances de croissance, il accentue la stabilité verticale et peut optimiser les
conditions de développement de diverses espèces (Dinoflagellés notamment).
Enfin la concentration massive des organismes peut être fortement accrue
par des facteurs dynamiques (vents de mer, convergences, fronts, spirales de
Langmuir...) qui ne jouent pas de rôle dans la reproduction des organismes
(JACQUES et SOURNIA, 1978 ; LASSUS et al., 1980, 1988 ; LE FÈVRE, 1986 ;
PARTENSKY et SOURNIA, 1986 ; PÉRÈS et al., 1986 ; MARGALEF, 1989 ; PÉRÈS,
1989).
Les proliférations massives de microphytes planctoniques ou
tychopélagiques sur nos côtes méditerranéennes peuvent être dues à des Diatomées
lorsqu'elles résultent d'un simple enrichissement en nutrilites dans des conditions
favorables de lumière et de stabilité. De telles proliférations, favorisées par des
conditions eutrophes, mais non dystrophes, ne ressortent pas vraiment du
phénomène des eaux colorées.
Curieusement, il semble qu'on n'ait pas signalé, sur les côtes
méditerranéennes françaises de véritables "eaux rouges" dues à des cyanobactéries
filamenteuses du genre Oscillatoria (= Trichodesmium), soit au curieux cilié
Mesodinium rubrum (= Cyclotrichium meunieri) qui est fonctionnellement photoautotrophe puisqu'il abrite des symbiontes chlorophylliens apparemment
incomplets.
En revanche on a parfois observé des proliférations de la Raphidophycée (ou
Chloromonadine) Chattonella subsalsa (TRÉGOUBOFF, 1962 ; PINCEMIN, 1969b) et
de la chlorophycée Nannochloris sp. (LASSUS, 1983)
Mais les principaux responsables des eaux colorées sur les côtes
méditerranéennes françaises sont avant tout des Dinoflagellés (= Dinophycées =
Péridiniens). On a notamment signalé :
- des espèces de Prorocentrum, comme P. micans et P. minimum qui se
multiplient plus fréquemment dans le Golfe du Lion depuis 1986 (e. g.
BELIN et BERTHOMMÉ, 1988 ; BELIN et al., 1989) ;
- quelques espèces de Dinophysis, telles D. lenticula (BALECH, 1977 ;
JACQUES et SOURNIA, 1978) et surtout D. acuminata, toutefois
beaucoup moins abondante jusqu'à présent que sur les côtes atlantiques,
où elle est responsable, depuis quelques années, de gastro-entérites
aiguës, avec vomissements et diarrhées, chez les consommateurs de
Mollusques (LASSUS et al., 1985 ; 1988 ; MARCAILLOU-LE BAUT et
LASSUS, 1986) ;
- Gonyaulax polyedra (PINCEMIN, 1969a) ;
- Cochlodinium sp. (PINCEMIN, 1969b) ;
- Protoperidinium ovatum (BALECH, 1977 ; JACQUES et SOURNIA,
1978);
- enfin Noctiluca scintillans (= N. miliaris), gros Dinoflagellé
phagotrophe, dépourvu de pigments assimilateurs, et dont les
populations ne peuvent donc se multiplier qu'après un développement
phytoplanctonique important capable de les nourrir, développement
