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interrompre dans leur développement des recherches fructueuses consacrées à des
groupes importants mais fort mal connus.
Si l'on considère des groupes étudiés depuis plus longtemps, il est a priori
envisageable de tenter des comparaisons d'inventaires ou de dénombrements
effectués en un même lieu à des années ou décennies de distance. Mais les données
quantitatives sont très peu fiables en raison des difficultés de récolte déjà signalées
et des problèmes d'échantillonnage, dont on commence à peine de se préoccuper
sérieusement. En effet la répartition spatio-temporelle des microphytes est telle, et
ce à différentes échelles, que la stratégie d'échantillonnage doit être très élaborée. On
en est encore aux balbutiements dans ce domaine.
3. Comparaisons d'inventaires :
En pratique les Diatomées et les Dinoflagellés "cuirassés", groupes assez bien
étudiés depuis longtemps dans certaines régions, sont les seuls qui permettent
vraiment de telles comparaisons d'inventaires. Si l'on tient compte de l'évolution
de la systématique, des différences de techniques utilisées selon les époques, et si
l'on ne prend pas en considération certains milieux portuaires ou très côtiers
extrêmement modifiés par les activités humaines, on ne peut affirmer avec
certitude qu'il y ait eu des changements importants dans les inventaires du
phytoplancton marin, que ce soit devant Monaco (PAVILLARD, 1934 ; 1936 ; 1937 ;
LÉGER, 1964), dans le Golfe de Marseille (GOURRET, 1883 ; DEVÈZE, 1959 ;
TRAVERS et TRAVERS, 1962 ; TRAVERS, 1973 ; 1975 ; KIM, 1980 ; de SOUZALIMA, 1989) ou près de Banyuls-sur-mer (DANGEARD, 1932 ; MANGUIN, 1956 ;
JACQUES, 1969 ; DESCOLAS-GROS, 1978).
Bien entendu de telles comparaisons de listes demeurent très grossières et
ne peuvent donner qu'une sorte d'impression générale, qui est en l'occurrence celle
d'une stabilité temporelle à notre échelle de temps. Toute autre constatation
exigerait une étude plus approfondie. Par exemple, peut-être cite-t-on plus rarement
qu'autrefois des Dinoflagellés d'affinités tropicales appartenant notamment aux
genres Amphisolenia, Ceratocorys et Ceratinm. Mais n'est-ce pas simplement le
résultat de l'évolution des méthodes de récolte ?
4. Influence des pollutions et autres atteintes à l'environnement marin :
S il paraît difficile de faire état de disparitions, avec un degré de probabilité
suffisant, en revanche on peut constater localement (et/ou momentanément ?) des
variations notables de la composition des peuplements et établir l'influence, qu'elle
soit nocive ou non, de certaines atteintes à l'environnement, sur le développement
des microphytes marins : excédents de fertilisants utilisés en milieu rural et
emportés par le ruissellement, rejets des émissaires urbains et industriels, pollution
thermique, accidents de transport d'hydrocarbures ...
En effet, les modifications de plus en plus importantes imposées par
1 homme au milieu marin naturel, dans tous ses biotopes mais d'une façon plus
marquée dans les zones les plus côtières, ne peuvent manquer de retentir sur les
peuplements de microphytes qui l'habitent.
interrompre dans leur développement des recherches fructueuses consacrées à des
groupes importants mais fort mal connus.
Si l'on considère des groupes étudiés depuis plus longtemps, il est a priori
envisageable de tenter des comparaisons d'inventaires ou de dénombrements
effectués en un même lieu à des années ou décennies de distance. Mais les données
quantitatives sont très peu fiables en raison des difficultés de récolte déjà signalées
et des problèmes d'échantillonnage, dont on commence à peine de se préoccuper
sérieusement. En effet la répartition spatio-temporelle des microphytes est telle, et
ce à différentes échelles, que la stratégie d'échantillonnage doit être très élaborée. On
en est encore aux balbutiements dans ce domaine.
3. Comparaisons d'inventaires :
En pratique les Diatomées et les Dinoflagellés "cuirassés", groupes assez bien
étudiés depuis longtemps dans certaines régions, sont les seuls qui permettent
vraiment de telles comparaisons d'inventaires. Si l'on tient compte de l'évolution
de la systématique, des différences de techniques utilisées selon les époques, et si
l'on ne prend pas en considération certains milieux portuaires ou très côtiers
extrêmement modifiés par les activités humaines, on ne peut affirmer avec
certitude qu'il y ait eu des changements importants dans les inventaires du
phytoplancton marin, que ce soit devant Monaco (PAVILLARD, 1934 ; 1936 ; 1937 ;
LÉGER, 1964), dans le Golfe de Marseille (GOURRET, 1883 ; DEVÈZE, 1959 ;
TRAVERS et TRAVERS, 1962 ; TRAVERS, 1973 ; 1975 ; KIM, 1980 ; de SOUZALIMA, 1989) ou près de Banyuls-sur-mer (DANGEARD, 1932 ; MANGUIN, 1956 ;
JACQUES, 1969 ; DESCOLAS-GROS, 1978).
Bien entendu de telles comparaisons de listes demeurent très grossières et
ne peuvent donner qu'une sorte d'impression générale, qui est en l'occurrence celle
d'une stabilité temporelle à notre échelle de temps. Toute autre constatation
exigerait une étude plus approfondie. Par exemple, peut-être cite-t-on plus rarement
qu'autrefois des Dinoflagellés d'affinités tropicales appartenant notamment aux
genres Amphisolenia, Ceratocorys et Ceratinm. Mais n'est-ce pas simplement le
résultat de l'évolution des méthodes de récolte ?
4. Influence des pollutions et autres atteintes à l'environnement marin :
S il paraît difficile de faire état de disparitions, avec un degré de probabilité
suffisant, en revanche on peut constater localement (et/ou momentanément ?) des
variations notables de la composition des peuplements et établir l'influence, qu'elle
soit nocive ou non, de certaines atteintes à l'environnement, sur le développement
des microphytes marins : excédents de fertilisants utilisés en milieu rural et
emportés par le ruissellement, rejets des émissaires urbains et industriels, pollution
thermique, accidents de transport d'hydrocarbures ...
En effet, les modifications de plus en plus importantes imposées par
1 homme au milieu marin naturel, dans tous ses biotopes mais d'une façon plus
marquée dans les zones les plus côtières, ne peuvent manquer de retentir sur les
peuplements de microphytes qui l'habitent.
