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certaines espèces, il est nécessaire de disposer d'inventaires précis et de
recensements quantitativement valables à des dates suffisamment espacées. Or de
telles données n'existent guère, même si la situation diffère grandement d'un
groupe de microphytes à un autre.
En ce qui concerne diverses classes d'organismes dépourvus d'éléments
squelettiques résistants, que ces organismes soient d'ailleurs végétaux, procaryotes
ou animaux, on ne dispose souvent encore que d'embryons d'inventaires
taxinomiques : c'est par exemple le cas des bactéries "classiques", pourtant si
diverses et si importantes, des Cyanobactéries (ou Cyanophycées), des Phycomycètes,
Myxomycètes, Labyrinthulae, Ascomycètes et autres champignons marins, et de
diverses algues unicellulaires : notamment Cryptophycées, Chrysophycées,
Xanthophycées, Euglénophycées, Prasinophycées et Chlorophycées. Parmi les
Prymnésiophycées (ou Haptophycées) seuls les Coccolithophorides sont
relativement bien connus. De même chez les Dinophycées (ou Dinoflagellés) seules
les formes pourvues d'une cuirasse épaisse et résistante sont vraiment bien
étudiées. Les microphytes les mieux connus sont sans doute les Diatomées (ou
Bacillariophycées, ou Bacillariales), que ce soit dans le benthos ou dans le plancton.
Dans le domaine du microphytobenthos (unicellulaire) on ne connaît d'ailleurs que
très peu de choses en dehors des Diatomées et des Cyanophycées.
Il n'est probablement pas inutile de remarquer qu'on rencontre une
situation assez comparable à l'égard des protozoaires marins, dont l'étude n'est
avancée que chez les groupes pourvus d'un squelette résistant, comme les
Foraminifères, la plupart des actinopodes et les ciliés Tintinnides. En revanche on
ne sait presque rien sur les zooflagellés et les ciliés nus, bien que ces deux ensembles
soient à l'heure actuelle considérés comme les plus importants sur le plan
écologique.
Pourquoi de tels retards, et en l'occurrence de tels handicaps, par
comparaison avec les macrophytes, les vertébrés ou certains groupes du
macrozoobenthos ? Essentiellement pour des causes liées aux méthodes d'étude.
Les microphytes sont de très petits organismes, de quelques pm à quelques
dizaines de pm en général, certains ayant même une taille inférieure à 1 pm. Ces
petites dimensions rendent évidemment l'observation difficile et les identifications
délicates, d'autant plus qu'elles limitent sévèrement le nombre des caractères
morphologiques ou cytologiques discernables et susceptibles d être pris en compte.
La taille réduite des microphytes a aussi des répercussions sur les méthodes de
récolte, de tri, de concentration, et donc sur la quantification des densités de
populations. Ainsi par exemple l'usage généralisé du filet fin pour la récolte du
micro et du nanoplancton a-t-il longtemps conduit à des estimations très erronées.
La plupart des microphytes sont également très fragiles, ils supportent mal
la fixation et se conservent mal. C'est sans doute la raison primordiale du retard de
nos connaissances sur toutes les formes dépourvues de squelette minéral résistant.
Les difficultés mêmes des travaux d'étude de la majorité des microphytes
ont généralement conduit les chercheurs à délaisser les groupes les plus difficiles.
C'est encore le cas à l'heure actuelle en France et pratiquement dans le monde
entier. En ce qui concerne la France il faut ajouter l'effet du discrédit marqué qui
s'attache depuis quelque temps aux travaux de systématique, allant jusqu à
certaines espèces, il est nécessaire de disposer d'inventaires précis et de
recensements quantitativement valables à des dates suffisamment espacées. Or de
telles données n'existent guère, même si la situation diffère grandement d'un
groupe de microphytes à un autre.
En ce qui concerne diverses classes d'organismes dépourvus d'éléments
squelettiques résistants, que ces organismes soient d'ailleurs végétaux, procaryotes
ou animaux, on ne dispose souvent encore que d'embryons d'inventaires
taxinomiques : c'est par exemple le cas des bactéries "classiques", pourtant si
diverses et si importantes, des Cyanobactéries (ou Cyanophycées), des Phycomycètes,
Myxomycètes, Labyrinthulae, Ascomycètes et autres champignons marins, et de
diverses algues unicellulaires : notamment Cryptophycées, Chrysophycées,
Xanthophycées, Euglénophycées, Prasinophycées et Chlorophycées. Parmi les
Prymnésiophycées (ou Haptophycées) seuls les Coccolithophorides sont
relativement bien connus. De même chez les Dinophycées (ou Dinoflagellés) seules
les formes pourvues d'une cuirasse épaisse et résistante sont vraiment bien
étudiées. Les microphytes les mieux connus sont sans doute les Diatomées (ou
Bacillariophycées, ou Bacillariales), que ce soit dans le benthos ou dans le plancton.
Dans le domaine du microphytobenthos (unicellulaire) on ne connaît d'ailleurs que
très peu de choses en dehors des Diatomées et des Cyanophycées.
Il n'est probablement pas inutile de remarquer qu'on rencontre une
situation assez comparable à l'égard des protozoaires marins, dont l'étude n'est
avancée que chez les groupes pourvus d'un squelette résistant, comme les
Foraminifères, la plupart des actinopodes et les ciliés Tintinnides. En revanche on
ne sait presque rien sur les zooflagellés et les ciliés nus, bien que ces deux ensembles
soient à l'heure actuelle considérés comme les plus importants sur le plan
écologique.
Pourquoi de tels retards, et en l'occurrence de tels handicaps, par
comparaison avec les macrophytes, les vertébrés ou certains groupes du
macrozoobenthos ? Essentiellement pour des causes liées aux méthodes d'étude.
Les microphytes sont de très petits organismes, de quelques pm à quelques
dizaines de pm en général, certains ayant même une taille inférieure à 1 pm. Ces
petites dimensions rendent évidemment l'observation difficile et les identifications
délicates, d'autant plus qu'elles limitent sévèrement le nombre des caractères
morphologiques ou cytologiques discernables et susceptibles d être pris en compte.
La taille réduite des microphytes a aussi des répercussions sur les méthodes de
récolte, de tri, de concentration, et donc sur la quantification des densités de
populations. Ainsi par exemple l'usage généralisé du filet fin pour la récolte du
micro et du nanoplancton a-t-il longtemps conduit à des estimations très erronées.
La plupart des microphytes sont également très fragiles, ils supportent mal
la fixation et se conservent mal. C'est sans doute la raison primordiale du retard de
nos connaissances sur toutes les formes dépourvues de squelette minéral résistant.
Les difficultés mêmes des travaux d'étude de la majorité des microphytes
ont généralement conduit les chercheurs à délaisser les groupes les plus difficiles.
C'est encore le cas à l'heure actuelle en France et pratiquement dans le monde
entier. En ce qui concerne la France il faut ajouter l'effet du discrédit marqué qui
s'attache depuis quelque temps aux travaux de systématique, allant jusqu à
