3. Particularités historiques :
L'histoire de la Méditerranée est complexe. Si elle est assez bien connue dans
les grandes lignes, il reste de nombreux points obscurs ou contestés.
La majorité des auteurs s'accorde à reconnaître que le peuplement actuel de la
Méditerranée est récent, au moins pour l'essentiel, postérieur à l'ouverture de
Gibraltar.
Les conditions topographiques et climatologiques ont beaucoup varié et l'on
retrouve aussi bien dans la flore que dans la faune un certain nombre de reliques de
faunes disparues (PÉRÈS, 1984).
La faune actuelle présente quatre caractéristiques dominantes :
- stock quantitativement important d'espèces d'origine atlantique ;
- très fort endémisme ;
- présence en faible nombre, d'espèces ou de genres strictement indopacifiques qui sont des reliques téthysiennes (PÉRÈS, 1984 ; BELLANSANTINI, 1990) ;
- stock non négligeable d'espèces introduites.
L'accroissement du nombre des espèces introduites est un phénomène récent
qui ne doit pas être négligé car il peut apporter à court terme de profondes
modifications. Ces introductions sont de deux origines : introductions accidentelles
et migrations lessepsiennes (POR, 1990).
4. Particularités biologiques et écologiques :
La Méditerranée est généralement considérée comme oligotrophe. Comparée
aux zones de forte production, tels que les upwellings atlantiques ou pacifiques, la
Méditerranée est effectivement pauvre. En 1973, SOURNIA indiquait que des
concentrations de 1 à 2 mg de chlorophylle a. m ’3 étaient un maximum absolu. Se
basant sur des travaux récents, s'appuyant sur de nouvelles stratégies
d'échantillonnage, plusieurs auteurs, CRUZADO (1984), ESTRADA et al. (1984),
MARGALEF (1984), JACQUES (1989) mettent plus ou moins en cause ce concept
d'oligotrophie.
Pour expliquer l'oligotrophie de la Méditerranée, on a généralement avancé
l'idée d'un appauvrissement de cette mer en sels minéraux et surtout d'un
déséquilibre azote/phosphore en faveur de l'azote, ce qui ferait du phosphore, le
facteur limitant de la productivité méditerranéenne. Or, le bilan des nutriants au
niveau du détroit de Gibraltar ne semble pas spécialement déficitaire. Actuellement,
on considère qu une valeur moyenne de la productivité un peu supérieure à 100g C
m 3 an 1 est envisageable. JACQUES (1989) remet en cause la conception même du
réseau trophique pélagique. Selon cet auteur, on a négligé les organismes aux deux
extrémités de 1 éventail de taille, c'est à dire "le réseau microbien" et le
macroplancton. Le recyclage de la matière organique serait extrêmement rapide,
essentiellement à l'aide de la boucle microbienne.
On considère que des valeurs de 5 à 15 mg de chlorophylle a .m ~3 seraient
correctes pour la Méditerranée occidentale (JACQUES, 1989).
L'histoire de la Méditerranée est complexe. Si elle est assez bien connue dans
les grandes lignes, il reste de nombreux points obscurs ou contestés.
La majorité des auteurs s'accorde à reconnaître que le peuplement actuel de la
Méditerranée est récent, au moins pour l'essentiel, postérieur à l'ouverture de
Gibraltar.
Les conditions topographiques et climatologiques ont beaucoup varié et l'on
retrouve aussi bien dans la flore que dans la faune un certain nombre de reliques de
faunes disparues (PÉRÈS, 1984).
La faune actuelle présente quatre caractéristiques dominantes :
- stock quantitativement important d'espèces d'origine atlantique ;
- très fort endémisme ;
- présence en faible nombre, d'espèces ou de genres strictement indopacifiques qui sont des reliques téthysiennes (PÉRÈS, 1984 ; BELLANSANTINI, 1990) ;
- stock non négligeable d'espèces introduites.
L'accroissement du nombre des espèces introduites est un phénomène récent
qui ne doit pas être négligé car il peut apporter à court terme de profondes
modifications. Ces introductions sont de deux origines : introductions accidentelles
et migrations lessepsiennes (POR, 1990).
4. Particularités biologiques et écologiques :
La Méditerranée est généralement considérée comme oligotrophe. Comparée
aux zones de forte production, tels que les upwellings atlantiques ou pacifiques, la
Méditerranée est effectivement pauvre. En 1973, SOURNIA indiquait que des
concentrations de 1 à 2 mg de chlorophylle a. m ’3 étaient un maximum absolu. Se
basant sur des travaux récents, s'appuyant sur de nouvelles stratégies
d'échantillonnage, plusieurs auteurs, CRUZADO (1984), ESTRADA et al. (1984),
MARGALEF (1984), JACQUES (1989) mettent plus ou moins en cause ce concept
d'oligotrophie.
Pour expliquer l'oligotrophie de la Méditerranée, on a généralement avancé
l'idée d'un appauvrissement de cette mer en sels minéraux et surtout d'un
déséquilibre azote/phosphore en faveur de l'azote, ce qui ferait du phosphore, le
facteur limitant de la productivité méditerranéenne. Or, le bilan des nutriants au
niveau du détroit de Gibraltar ne semble pas spécialement déficitaire. Actuellement,
on considère qu une valeur moyenne de la productivité un peu supérieure à 100g C
m 3 an 1 est envisageable. JACQUES (1989) remet en cause la conception même du
réseau trophique pélagique. Selon cet auteur, on a négligé les organismes aux deux
extrémités de 1 éventail de taille, c'est à dire "le réseau microbien" et le
macroplancton. Le recyclage de la matière organique serait extrêmement rapide,
essentiellement à l'aide de la boucle microbienne.
On considère que des valeurs de 5 à 15 mg de chlorophylle a .m ~3 seraient
correctes pour la Méditerranée occidentale (JACQUES, 1989).
