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Néammoins si la production planctonique semble être moins faible qu'on ne
le pensait, il reste qu'en ce qui concerne le benthos, l'étroitesse du plateau
continental réduit considérablement les zones possibles de forte production^).
La forte diversité est aussi une des caractéristiques de la Méditerranée. Alors
que sa surface ne représente que 1 % de la surface de l'océan mondial, sa faune
atteint 7 % de la faune mondiale connue (FREDJ et al., 1990, 1992)(2 3 ). Cette forte
diversité se retrouve aussi au sein même des communautés dont les
caractéristiques, lorsqu'on les compare à l'Atlantique, sont : - richesse en espèces
plus élevée, - des individus de plus petite taille, dont le temps de génération est plus
court (BELLAN-SANTINI et DAUVIN, 1988).
(2) Cette estimation reste malgré tout à tempérer car l'effort de recherche a été de tout temps
plus fort en Méditerranée en particulier grâce à l'existence des nombreuses stations marines
créés dès la moitié du XIXe siècle.
(3) Pour les zones littorales nous retiendrons comme facteurs dominants de menace .
a. La pression démographique comprenant d une part 1 augmentation de la population
autochtone estimée en 1985 à 351 millions d'habitants dont 132 vivant enbordu; de, mer
et qui devrait atteindre 433 millions en 2000 et 547 millions en 2025 (UNEP 1989),
qui donne avec la même proportion 162 millions en 2000 et 205 millions en 20z5,. sur le
littoral. En fait, cette proportion aura tendance à s'accroître a cause de 1 exode rural et
du développement des centres urbains qui sont en bord de mer.
Le deuxième aspect de la croissance démographique proprement dite est 1 immigration
touSTque îe nombre des touristes prévus en 2000 est de 121 à 185 millions et en 2025 :
173 à 341 millions.
5. Menaces particulières sur les écosystèmes méditerranéens :
La Méditerranée constitue depuis toujours un foyer humain très actif. Ses
bassins versants sont surtout dans la partie nord, fortement peuplés et industrialisés
(UNEP, 1984, 1989). Les mouvements des populations sont intenses, focalisés dans
des secteurs parfois extrêmement fragiles et dont les infrastructures conservatoires
sont sommaires. La pêche y est intensive. Les aménagements sont très importants
avec un niveau d' "artificialisation" élevé dans la partie nord et souvent, effectués
sans discernement dans les autres secteurs. A l'exception des pays bordant le nord
du bassin occidental, le niveau économique des pays riverains est faible et ne
permet pas des investissements conservatoires sophistiqués bien que le niveau des
contaminations y soit en constante augmentation. Si on ajoute l'ensemble de ces
facteurs humains aux conditions biotiques et abiotiques que l'on a envisagé dans les
paragraphes précédents on comprend mieux que les menaces pesant sur les
écosystèmes marins soient dans cette mer parmi les plus graves de l'océan mondial.
Compte tenu de la topographie de la Méditerranée, des caractéristiques de son
peuplement, toutes les entités biocénotiques sont fortement menacées, voire déjà
plus ou moins altérées (2).
(1) selon MASSÉ 1972, les biomasses des peuplements benthiques sableux littoraux varient en
milieu oligotrophe de 1,8 à 4,6 g. m -2 et en milieu eutrophe de 10,1 à 157, 2 g. m A Ces
valeurs sont comparables aux valeurs obtenues dans d'autres mers, elles sont citées par
HOLME (1953), Mc INTYRE et ELEFTHERIOU (1968), Mc INTYRE (1970) en GrandeBretagne ou TREVALLION et al. (1970) dans le sud ouest de l'Inde.
Néammoins si la production planctonique semble être moins faible qu'on ne
le pensait, il reste qu'en ce qui concerne le benthos, l'étroitesse du plateau
continental réduit considérablement les zones possibles de forte production^).
La forte diversité est aussi une des caractéristiques de la Méditerranée. Alors
que sa surface ne représente que 1 % de la surface de l'océan mondial, sa faune
atteint 7 % de la faune mondiale connue (FREDJ et al., 1990, 1992)(2 3 ). Cette forte
diversité se retrouve aussi au sein même des communautés dont les
caractéristiques, lorsqu'on les compare à l'Atlantique, sont : - richesse en espèces
plus élevée, - des individus de plus petite taille, dont le temps de génération est plus
court (BELLAN-SANTINI et DAUVIN, 1988).
(2) Cette estimation reste malgré tout à tempérer car l'effort de recherche a été de tout temps
plus fort en Méditerranée en particulier grâce à l'existence des nombreuses stations marines
créés dès la moitié du XIXe siècle.
(3) Pour les zones littorales nous retiendrons comme facteurs dominants de menace .
a. La pression démographique comprenant d une part 1 augmentation de la population
autochtone estimée en 1985 à 351 millions d'habitants dont 132 vivant enbordu; de, mer
et qui devrait atteindre 433 millions en 2000 et 547 millions en 2025 (UNEP 1989),
qui donne avec la même proportion 162 millions en 2000 et 205 millions en 20z5,. sur le
littoral. En fait, cette proportion aura tendance à s'accroître a cause de 1 exode rural et
du développement des centres urbains qui sont en bord de mer.
Le deuxième aspect de la croissance démographique proprement dite est 1 immigration
touSTque îe nombre des touristes prévus en 2000 est de 121 à 185 millions et en 2025 :
173 à 341 millions.
5. Menaces particulières sur les écosystèmes méditerranéens :
La Méditerranée constitue depuis toujours un foyer humain très actif. Ses
bassins versants sont surtout dans la partie nord, fortement peuplés et industrialisés
(UNEP, 1984, 1989). Les mouvements des populations sont intenses, focalisés dans
des secteurs parfois extrêmement fragiles et dont les infrastructures conservatoires
sont sommaires. La pêche y est intensive. Les aménagements sont très importants
avec un niveau d' "artificialisation" élevé dans la partie nord et souvent, effectués
sans discernement dans les autres secteurs. A l'exception des pays bordant le nord
du bassin occidental, le niveau économique des pays riverains est faible et ne
permet pas des investissements conservatoires sophistiqués bien que le niveau des
contaminations y soit en constante augmentation. Si on ajoute l'ensemble de ces
facteurs humains aux conditions biotiques et abiotiques que l'on a envisagé dans les
paragraphes précédents on comprend mieux que les menaces pesant sur les
écosystèmes marins soient dans cette mer parmi les plus graves de l'océan mondial.
Compte tenu de la topographie de la Méditerranée, des caractéristiques de son
peuplement, toutes les entités biocénotiques sont fortement menacées, voire déjà
plus ou moins altérées (2).
(1) selon MASSÉ 1972, les biomasses des peuplements benthiques sableux littoraux varient en
milieu oligotrophe de 1,8 à 4,6 g. m -2 et en milieu eutrophe de 10,1 à 157, 2 g. m A Ces
valeurs sont comparables aux valeurs obtenues dans d'autres mers, elles sont citées par
HOLME (1953), Mc INTYRE et ELEFTHERIOU (1968), Mc INTYRE (1970) en GrandeBretagne ou TREVALLION et al. (1970) dans le sud ouest de l'Inde.
