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1200 et 2800m. (S %o - 38,45 ; t° C - 12,6 -12, 7 ; ot = 29,11). La dynamique verticale des
différentes couches d'eau est extrêmement complexe dans le détail et encore
relativement mal connue. Du point de vue des courants horizontaux l'entrée de
l'eau atlantique est à l'origine du courant général ou courant "géostrophique" qui
dévié vers la droite par la force de Coriolis prend un caractère cyclonique et longe
les côtes d'Afrique du Nord (TCHERNIA, 1978) avant de se diviser en plusieurs
branches. L'une remonte vers le nord le long des côtes de Sardaigne et de Corse.
L'autre passe le long des côtes nord de la Sicile pour décrire aussi un système
cyclonique dans la mer Tyrrhénienne et remonter le long de la péninsule italienne
vers le Golfe de Gênes. Une troisième branche s'engage en Méditerranée orientale,
entre la Sicile et la Tunisie. Le retour des masses d'eau vers Gibraltar, le long des
côtes d'Italie et de France est connu sous le nom de "courant ligure" pour les zones
orientales varoises et les Alpes maritimes (BLANC, 1975) tandis que l'on parle de
courant de Catalogne, le long de la côte Espagnole, dans la mer catalane (RAMPAL,
1975). D'après BLANC (1975), il s'agit de mouvements assez lents de la masse d'eau
(0, 2 à 0, 4 noeud).
Au voisinage direct du rivage, ces masses d'eau peuvent montrer des "contrecourants" dirigés d'ouest en est : courant littoral du Languedoc, et contre-courants
observés aux baies des Saintes Maries de la mer, Marseille, Cavalaire, Fréjus. Au
large du Cap Couronne par exemple (BLANC, 1975), une branche du courant
général s'infléchit et longe le littoral du sud de la Nerthe en se dirigeant vers l'est,
c'est-à-dire, vers la partie septentrionale de la baie de Marseille. Ce contre-courant
dit "courant de la Nerthe" intervient partiellement sur l'hydrologie, les
peuplements benthiques, et bien entendu, sur les envasements et pollutions par les
hydrocarbures. Toutefois, la présence de certains caps et autres indentations du
littoral rocheux formeront un écran à ces contre-courants déterminant ainsi des
"zones d'ombre" contre le rivage, souvent exemptées alors de pollutions majeures.
Des travaux sur la sédimentation récente des systèmes deltaïques de l'Ebre et
du Rhône (MONACO et al., 1982) montrent que de nombreux facteurs (déplacement
des sources d'apport, variations climatiques et hydrodynamiques, contexte
morphostructural) interviennent pour créer des systèmes fonctionnant
différemment. La notion de vitesse de sédimentation est très variable. A l'aide de
trappes à sédiment et de mesures de flux basées sur le taux d'accumulation du C14,
MONACO et al., 1990) estiment que pour le canyon Lacaze Duthiers, 10 % du flux de
particules introduites sur le plateau continental y reste, alors que près de 90 % est
exporté vers les grands fonds. Les conditions actuelles de transfert, étudiées dans la
partie nord du bassin occidental ne correspondraient pas à ce qu'elles furent dans le
passé et peut-être à ce qu'elles sont ailleurs en Méditerranée. Le transfert des
particules par l'intermédiaire du néphéloïde peut atteindre 1,5 Km par jour d'est en
ouest sur les côtes de Provence (MONACO et al., 1983). Il est évident qu'avec de
telles possibilités de transfert, les fonds bathyaux méditerranéens courent deux
risques majeurs : hypersédimentation et contamination. Il existe même des
scénarios catastrophes prévoyant l'anoxie des fonds bathyaux à 1 horizon 2050
(BETHOUX, 1989).
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