La Méditerranée est soumise à une météorologie présentant deux
caractéristiques essentielles : vents violents et froids, dans le nord des bassins, très
forte évaporation sur l'ensemble de la Mediteiranée mais s accentuant suivant les
gradients ouest-est et nord-sud.
Les vents dominants pour les côtes françaises sont le mistral et la
tramontane. Le mistral souffle en moyenne 135 à 150 jours par an des secteurs 280320°. Il repousse les eaux chaudes de surface vers le sud en les refroidissant et
provoque la remontée d'eau profonde froide.
Les vents de secteurs est, sud-est ou ouest sont moins importants pour
l'hydrodynamique générale de la mer. Néammoins les vents d'est et de sud-est
(regali ou levant) fonctionnent comme des vents de mer et provoquent un
relèvement du niveau du plan d'eau.
Les vents de sud à sud-ouest (labé) soulèvent parfois de fortes houles
susceptibles de modifier les fonds.
Zone de forte évaporation (environ 1 m par an) non compensée par le
ruissellement et les précipitations, la Méditerranée est un bassin dont le bilan
hydrique est négatif (TCHERNIA, 1978). Ce déficit est compensé par des apports
faibles venant de mer Noire et importants venant d'Atlantique.
Le détroit de Gibraltar est donc le siège d'échanges importants de masses
d'eau (Tab. 1) (TCHERNIA, 1978).
Tableau 1
volumes entrants
(Km3 / an)
volumes sortants
(Km3 /an)
venant de l'Atlantique
35 000
par évaporation
3 500
venant de mer Noire
200
vers l'Atlantique
36 400
venant des précipitations
sur la Méditerranée
850
venant du ruissellement
350
total
36 400
36 400
Le renouvellement est malgré tout faible puisqu'on estime le volume de la
Méditerranée à 3, 7 millions de Km3 (rapport UNEP, 1989), il est donc d'environ 1 %
par an.
Les eaux qui sortent de Méditerranée sont denses (S %o = 38,40 ; t° C = 12,69° ; ot
= 2,9,11), elles vont s'écouler sur le fond. Les eaux qui entrent d'Atlantique sont en
revanche plus légères (S %0 = 36,25 ; t° C = 15° ; ot = 26,95) elles vont s'étaler en
surface. Cette eau atlantique va subir les effets climatiques, sa salinité et sa densité
vont croître au fur et à mesure qu'elle va progresser vers l'est et vers le nord. Les
eaux atlantiques se répandent progressivement dans toute la Méditerranée sur une
épaisseur de quelques dizaines de m, entre 150 et 200 m ; leurs caractéristiques
persistent très longtemps. En été, les eaux sub-superficielles peuvent atteindre au
maximum 39,5 %0 de salinité et 24°C (TCHERNIA, 1978).
Le bassin occidental est une aire de circulation cyclonique des vents et présente
une zone de remontée d'eau. Lorsqu'en hiver cette eau va se refroidir,
1 évaporation à laquelle s ajoute la baisse de température font augmenter la densité
de 1 eau qui va ainsi replonger et constituer l'eau profonde très homogène entre
caractéristiques essentielles : vents violents et froids, dans le nord des bassins, très
forte évaporation sur l'ensemble de la Mediteiranée mais s accentuant suivant les
gradients ouest-est et nord-sud.
Les vents dominants pour les côtes françaises sont le mistral et la
tramontane. Le mistral souffle en moyenne 135 à 150 jours par an des secteurs 280320°. Il repousse les eaux chaudes de surface vers le sud en les refroidissant et
provoque la remontée d'eau profonde froide.
Les vents de secteurs est, sud-est ou ouest sont moins importants pour
l'hydrodynamique générale de la mer. Néammoins les vents d'est et de sud-est
(regali ou levant) fonctionnent comme des vents de mer et provoquent un
relèvement du niveau du plan d'eau.
Les vents de sud à sud-ouest (labé) soulèvent parfois de fortes houles
susceptibles de modifier les fonds.
Zone de forte évaporation (environ 1 m par an) non compensée par le
ruissellement et les précipitations, la Méditerranée est un bassin dont le bilan
hydrique est négatif (TCHERNIA, 1978). Ce déficit est compensé par des apports
faibles venant de mer Noire et importants venant d'Atlantique.
Le détroit de Gibraltar est donc le siège d'échanges importants de masses
d'eau (Tab. 1) (TCHERNIA, 1978).
Tableau 1
volumes entrants
(Km3 / an)
volumes sortants
(Km3 /an)
venant de l'Atlantique
35 000
par évaporation
3 500
venant de mer Noire
200
vers l'Atlantique
36 400
venant des précipitations
sur la Méditerranée
850
venant du ruissellement
350
total
36 400
36 400
Le renouvellement est malgré tout faible puisqu'on estime le volume de la
Méditerranée à 3, 7 millions de Km3 (rapport UNEP, 1989), il est donc d'environ 1 %
par an.
Les eaux qui sortent de Méditerranée sont denses (S %o = 38,40 ; t° C = 12,69° ; ot
= 2,9,11), elles vont s'écouler sur le fond. Les eaux qui entrent d'Atlantique sont en
revanche plus légères (S %0 = 36,25 ; t° C = 15° ; ot = 26,95) elles vont s'étaler en
surface. Cette eau atlantique va subir les effets climatiques, sa salinité et sa densité
vont croître au fur et à mesure qu'elle va progresser vers l'est et vers le nord. Les
eaux atlantiques se répandent progressivement dans toute la Méditerranée sur une
épaisseur de quelques dizaines de m, entre 150 et 200 m ; leurs caractéristiques
persistent très longtemps. En été, les eaux sub-superficielles peuvent atteindre au
maximum 39,5 %0 de salinité et 24°C (TCHERNIA, 1978).
Le bassin occidental est une aire de circulation cyclonique des vents et présente
une zone de remontée d'eau. Lorsqu'en hiver cette eau va se refroidir,
1 évaporation à laquelle s ajoute la baisse de température font augmenter la densité
de 1 eau qui va ainsi replonger et constituer l'eau profonde très homogène entre
