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frange littorale vis-à-vis des apports par les embruns et, sur substrat meuble, par
l'eau de mer interstitielle.
C'est au sein de multiples complexes d'écosystèmes interactifs que les
activités humaines interfèrent. Comprendre la dynamique de ces "écocomplexes"
(au sens de BLANDIN et LAMOTTE, 1985), implique une démarche intégrée encore
peu fréquente (BARTLETT et CARTER, 1991). L'état actuel d'un écocomplexe
résulte du jeu combiné de différentes catégories de processus ayant joué et jouant
aujourd'hui à différents pas de temps. Les uns sont purement spontanés, c'est-à dire
uniquement dûs à des enchaînements d'événements physiques, chimiques ou
biologiques, les autres sont d'origine anthropique, lorsque les événements qui
s'enchaînent sont dûs, au départ ou en permanence, à des activités humaines. Bien
entendu, selon les écocomplexes considérés, l'importance relative des processus
d'origine anthropique peut être nulle ici, considérable ailleurs, avec tous les
intermédiaires possibles.
Qu'ils soient spontanés ou anthropogènes, les processus qui génèrent la
structure d’un écocomplexe peuvent, les uns, tendre à faire changer cette structure
(processus transformateurs), les autres tendre à la maintenir (processus
conservateurs). La dynamique de l'écocomplexe résulte de la balance entre ces deux
catégories de processus. Pour être correcte, l'analyse de ces processus doit aussi
prendre en compte le pas de temps de ceux qui sont périodiques, en même temps
que l'enchaînement historique de ceux qui ne se répètent pas. Elle doit aussi
distinguer les processus qui se mettent en place à l'intérieur du système considéré,
dans tel ou tel écosystème par exemple, et ceux dont l'origine est extérieure à
l'écocomplexe. Il faut quelquefois - et c'est là une difficulté majeure - aller chercher
loin dans le temps et loin dans l'espace l'origine de processus qui explique la
dynamique actuellement observée : la dynamique du tapis végétal dans les
écocomplexes montagnards n'est pas sans incidence sur celle des écocomplexes
dunaires, car la première joue un rôle considérable dans la déterminaison de flux de
particules mobilisés par l'érosion et venant in fine contribuer à la balance dépôtmobilisation des sables littoraux.
On voit toute l'importance d'une analyse systémique prenant en compte
différents niveaux d'intégration (populations, écosystèmes, écocomplexes), en
même temps que différentes échelles spatiales et temporelles : c'est à ce prix qu'on
peut envisager le développement d'une gestion intégrée des espaces littoraux. Ce
type d'analyse, par les concepts sur lesquels elle s'appuie, par les méthodes qu'elle
nécessite, relève du champ de l'Écologie du paysage", la "Landscape ecology” des
auteurs anglo-saxons, domaine qui se développe réellement depuis un petit
nombre de décennies. La transposition de cette discipline, pratiquée jusqu'à
aujourd'hui essentiellement dans le domaine continental, au domaine marin ne
pose pas de problème conceptuel majeur. Elle en pose en revanche du point de vue
terminologique, en raison du caractère nécessairement restrictif du terme
landscape . Il n est donc pas surprenant qu'un article récent ait été intitulé
"Seascape ecology : The lanscape ecology of the Coastal zone" (BARTLETT et
CARTER, 1991). Elle en pose, aussi, au niveau de l'appréhension de ces "seascapes",
compte tenu des problèmes techniques, pour une part résolus malgré tout, que pose
la pénétration de 1 homme sous la mer et, surtout de sa vision d'un paysage sousmarin.
frange littorale vis-à-vis des apports par les embruns et, sur substrat meuble, par
l'eau de mer interstitielle.
C'est au sein de multiples complexes d'écosystèmes interactifs que les
activités humaines interfèrent. Comprendre la dynamique de ces "écocomplexes"
(au sens de BLANDIN et LAMOTTE, 1985), implique une démarche intégrée encore
peu fréquente (BARTLETT et CARTER, 1991). L'état actuel d'un écocomplexe
résulte du jeu combiné de différentes catégories de processus ayant joué et jouant
aujourd'hui à différents pas de temps. Les uns sont purement spontanés, c'est-à dire
uniquement dûs à des enchaînements d'événements physiques, chimiques ou
biologiques, les autres sont d'origine anthropique, lorsque les événements qui
s'enchaînent sont dûs, au départ ou en permanence, à des activités humaines. Bien
entendu, selon les écocomplexes considérés, l'importance relative des processus
d'origine anthropique peut être nulle ici, considérable ailleurs, avec tous les
intermédiaires possibles.
Qu'ils soient spontanés ou anthropogènes, les processus qui génèrent la
structure d’un écocomplexe peuvent, les uns, tendre à faire changer cette structure
(processus transformateurs), les autres tendre à la maintenir (processus
conservateurs). La dynamique de l'écocomplexe résulte de la balance entre ces deux
catégories de processus. Pour être correcte, l'analyse de ces processus doit aussi
prendre en compte le pas de temps de ceux qui sont périodiques, en même temps
que l'enchaînement historique de ceux qui ne se répètent pas. Elle doit aussi
distinguer les processus qui se mettent en place à l'intérieur du système considéré,
dans tel ou tel écosystème par exemple, et ceux dont l'origine est extérieure à
l'écocomplexe. Il faut quelquefois - et c'est là une difficulté majeure - aller chercher
loin dans le temps et loin dans l'espace l'origine de processus qui explique la
dynamique actuellement observée : la dynamique du tapis végétal dans les
écocomplexes montagnards n'est pas sans incidence sur celle des écocomplexes
dunaires, car la première joue un rôle considérable dans la déterminaison de flux de
particules mobilisés par l'érosion et venant in fine contribuer à la balance dépôtmobilisation des sables littoraux.
On voit toute l'importance d'une analyse systémique prenant en compte
différents niveaux d'intégration (populations, écosystèmes, écocomplexes), en
même temps que différentes échelles spatiales et temporelles : c'est à ce prix qu'on
peut envisager le développement d'une gestion intégrée des espaces littoraux. Ce
type d'analyse, par les concepts sur lesquels elle s'appuie, par les méthodes qu'elle
nécessite, relève du champ de l'Écologie du paysage", la "Landscape ecology” des
auteurs anglo-saxons, domaine qui se développe réellement depuis un petit
nombre de décennies. La transposition de cette discipline, pratiquée jusqu'à
aujourd'hui essentiellement dans le domaine continental, au domaine marin ne
pose pas de problème conceptuel majeur. Elle en pose en revanche du point de vue
terminologique, en raison du caractère nécessairement restrictif du terme
landscape . Il n est donc pas surprenant qu'un article récent ait été intitulé
"Seascape ecology : The lanscape ecology of the Coastal zone" (BARTLETT et
CARTER, 1991). Elle en pose, aussi, au niveau de l'appréhension de ces "seascapes",
compte tenu des problèmes techniques, pour une part résolus malgré tout, que pose
la pénétration de 1 homme sous la mer et, surtout de sa vision d'un paysage sousmarin.
