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Les biocénoses les plus touchées concernent évidemment les biocénoses
terrestres directement accessibles à l'homme- on note notamment la fréquentation
intense dans certains secteurs de dunes - et à un degré moindre les biocénoses
aquatiques peu profondes (supra, médio, infralittoral).
Les dunes bordières, naturellement stabilisées par la végétation, constituent
un élément important de l'équilibre des plages pour lesquelles elles représentent
une réserve de sable et un barrage contre les vagues. Elles ont beaucoup souffert de
l'urbanisation linéaire du front de mer, de la surfréquentation touristique et de
l'exploitation de leur sable pour les besoins de la construction ; elles ont été arasées
pour aménager des boulevards, des promenades et édifier des bâtiments, en
particulier des hôtels.
En Méditerranée, l'aménagement du littoral a occasionné le déversement en
mer d'énormes quantités de matériaux, les matières en suspension (MES) qui en
résultent constituent la principale cause de la remontée des limites inférieures des
herbiers de Posidonies : en faisant écran à la lumière, elles empêchent la
photosynthèse à partir d'une certaine profondeur. Par ailleurs, la modification
consécutive des rivages a entraîné une modification des courants et donc du flux
des sédiments, mettant à certains endroits les racines des Posidonies à nu et
ensevelissant ailleurs des parcelles entières de ces prairies sous-marines.
Aménagement des zones humides
Les zones humides, sont en régression sur les rivages méditerranéens
comme partout en France et dans le monde, phénomène dû à une évolution
consécutive à l'aménagement des fleuves et des rivières (comblements, etc.) comme
à des aménagements destinés à d'autres usages (industriels, agricoles, touristiques,
conchylicoles, aquacoles). Les zones humides, espaces plats inoccupés, situés parfois
à proximité de zones industrielles importantes (estuaires), sont, en effet, très
convoitées. Leur disparition peut avoir des conséquences d'ordre sédimentologique
(érosion du littoral) et d'ordre biologique (diminution de la production primaire
d'une zone, diminution des rendements de la pêche côtière, disparition de certaines
espèces, modification de la migration de certains oiseaux...) et détérioration de la
qualité des eaux (les zones humides assurent la rétention d'un certain nombre de
contaminants tels que les métaux lourds ou les bactéries fécales).
Aménagement des fleuves
L homme a construit des barrages pour régulariser le cours des fleuves et
éviter des inondations catastrophiques ou des étiages trop sévères, pour des besoins
énergétiques, pour des raisons agricoles (irrigations), pour des besoins de
navigation. Rares sont les fleuves dont le cours n'a pas été modifié. Ces
aménagements même s ils sont réalisés très en amont, peuvent avoir des
conséquences sur le littoral, en terme d'érosion ou d'impact biologique.
Les apports sédimentaires, en provenance des fleuves, ont lieu
essentiellement en crue. Un barrage qui écrête une crue annuelle ou décennale
d'un tiers peut entraîner une diminution de 80 ou 90 % des débits solides. Ainsi
une réduction des apports d'eau douce, dans les zones côtières (consécutive à la
Les biocénoses les plus touchées concernent évidemment les biocénoses
terrestres directement accessibles à l'homme- on note notamment la fréquentation
intense dans certains secteurs de dunes - et à un degré moindre les biocénoses
aquatiques peu profondes (supra, médio, infralittoral).
Les dunes bordières, naturellement stabilisées par la végétation, constituent
un élément important de l'équilibre des plages pour lesquelles elles représentent
une réserve de sable et un barrage contre les vagues. Elles ont beaucoup souffert de
l'urbanisation linéaire du front de mer, de la surfréquentation touristique et de
l'exploitation de leur sable pour les besoins de la construction ; elles ont été arasées
pour aménager des boulevards, des promenades et édifier des bâtiments, en
particulier des hôtels.
En Méditerranée, l'aménagement du littoral a occasionné le déversement en
mer d'énormes quantités de matériaux, les matières en suspension (MES) qui en
résultent constituent la principale cause de la remontée des limites inférieures des
herbiers de Posidonies : en faisant écran à la lumière, elles empêchent la
photosynthèse à partir d'une certaine profondeur. Par ailleurs, la modification
consécutive des rivages a entraîné une modification des courants et donc du flux
des sédiments, mettant à certains endroits les racines des Posidonies à nu et
ensevelissant ailleurs des parcelles entières de ces prairies sous-marines.
Aménagement des zones humides
Les zones humides, sont en régression sur les rivages méditerranéens
comme partout en France et dans le monde, phénomène dû à une évolution
consécutive à l'aménagement des fleuves et des rivières (comblements, etc.) comme
à des aménagements destinés à d'autres usages (industriels, agricoles, touristiques,
conchylicoles, aquacoles). Les zones humides, espaces plats inoccupés, situés parfois
à proximité de zones industrielles importantes (estuaires), sont, en effet, très
convoitées. Leur disparition peut avoir des conséquences d'ordre sédimentologique
(érosion du littoral) et d'ordre biologique (diminution de la production primaire
d'une zone, diminution des rendements de la pêche côtière, disparition de certaines
espèces, modification de la migration de certains oiseaux...) et détérioration de la
qualité des eaux (les zones humides assurent la rétention d'un certain nombre de
contaminants tels que les métaux lourds ou les bactéries fécales).
Aménagement des fleuves
L homme a construit des barrages pour régulariser le cours des fleuves et
éviter des inondations catastrophiques ou des étiages trop sévères, pour des besoins
énergétiques, pour des raisons agricoles (irrigations), pour des besoins de
navigation. Rares sont les fleuves dont le cours n'a pas été modifié. Ces
aménagements même s ils sont réalisés très en amont, peuvent avoir des
conséquences sur le littoral, en terme d'érosion ou d'impact biologique.
Les apports sédimentaires, en provenance des fleuves, ont lieu
essentiellement en crue. Un barrage qui écrête une crue annuelle ou décennale
d'un tiers peut entraîner une diminution de 80 ou 90 % des débits solides. Ainsi
une réduction des apports d'eau douce, dans les zones côtières (consécutive à la
