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de communautés de fonds meubles, représentées majoritairement par des
organismes endofauniques (voir BELLAN-SANTINI ; ce volume).
Les principales causes de menace proviennent directement (altération des
habitats, surexploitation, introduction d'espèces) ou indirectement (pollution) des
activités humaines.
1. Causes directes
L'action directe de l'homme concerne en premier lieu la frange terrestre et
les étages supérieurs de la frange marine ; elle génère principalement une altération
physique des milieux à laquelle s'ajoute la surexploitation de nombreuses espèces
du littoral et l'introduction, accidentelle ou volontaire, d'espèces étrangères au
milieu.
a) Altération, réduction, voire destruction des biotopes
Comme l'indiquent COUSTEAU et PACCALET (1987) "le plus grand péril
qui menace la mer, c'est la destruction mécanique (...). La mer se meurt parce que
nous la maltraitons physiquement, parce que nous détruisons les prairies de
Posidonies où les animaux se réfugient, pondent, ou grandissent...". C'est
l'assèchement des marécages côtiers. C'est l'arasement des dunes. C'est d'une façon
générale, la rectification des côtes, P "assainissement", la "rationalisation", la
"rentabilisation" des rivages. La mer est malade du mur de béton, du creusement de
nouveaux ports, des usines "pieds dans l'eau", des aéroports conquis sur les vagues,
du tourisme de masse, des marinas, des plaisanciers, des résidences secondaires.
Réalisation d'ouvrages littoraux :
Du fait de pressions foncières (lotissements, ports de plaisance...) on note la
réduction des surfaces marines. MEINESZ et al. (1992) estiment à 10 % la surface
détruite ou altérée entre 0 et 20 m dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
L'exemple de la bande littorale située entre Martigues et Menton, d'une
longueur de 650 kilomètres et bordée par un plateau continental étroit, est éloquent.
Entre 0 et 20 mètres, les herbiers de Posidonies représentent seulement un carré de
dix-huit kilomètres de côté ! Or, c'est dans ces petits fonds que sont concentrées la
plupart des espèces animales et végétales. Mais c'est là aussi que l'on a construit 192
ouvrages sur la mer ! Le taux de recouvrement est donc important. Entre 0 et 20
mètres, il est de 10 % ; entre 0 et 10 mètres, il atteint 15 % . Et, toujours dans la
même zone, c'est 17 % du linéaire côtier, en comptant les îles qui sont bétonnés.
Pour préciser les choses, sur 116 kilomètres de littoral, dans les Alpes-Maritimes, un
quart est d'ores et déjà bétonné. Un cinquième de cette zone, entre 0 et 20 mètres, y
est recouvert de béton, et les trois quarts de celle de Monaco. Il ne reste donc
aujourd'hui que trois mille hectares d'herbiers de Posidonies, équivalent à un carré
d'environ cinq kilomètres et demi de côté, au droit de ce littoral !
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